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Izmir, si proche et tellement différente
La Presse Jeunes : Escapade - Au pays des Ottomans
Publié dans La Presse de Tunisie le 30 - 08 - 2010

Le mois de juillet venait de commencer, laissant loin derrière lui stress et tensions des examens. Les vacances étaient enfin là‑!
J'avais pris la décision que mon été ne serait pas comme les autres. Cette année, j'allais consacrer mon temps à aider mon prochain. C'est pourquoi j'ai décidé de m'inscrire à l'organisation mondiale qu'est l'Aiesec (dont nous avons parlé, il y a peu, sur ces colonnes) et de faire partie des milliers d'étudiants qui, chaque année, conquièrent le monde à la recherche de nouvelles aventures.
C'est ainsi que je m'envolai pour la Turquie !
Bien sûr, qui dit Turquie dit Istanbul, la mosquée bleue, le Topkapi, Aya Sofia (Sainte Sophie) et tant d'autres sites historiques et touristiques que beaucoup de Tunisiens connaissent par cœur. Simplement, personne n'ose (si je puis dire) s'aventurer ailleurs.
Moi, je décidai de découvrir d'autres horizons. C'est pourquoi je pris la route vers la ville d'Izmir...
En route vers l'inconnu !
Après avoir passé quelques jours à Istanbul, une ville que j'avais déjà visitée et où je compte de nombreux amis, je pris le bus, seule, à la découverte d'Izmir, la ville où j'allais passer un mois et demi à travailler avec une organisation non gouvernementale (ONG), afin d'aider des enfants défavorisés et leur donner des cours d'anglais.
Trimballant mes tonnes de bagages, j'essayais en vain de trouver mon bus. «Hello ! Do you speak English ?»… Ma voix était étouffée par le bruit de la foule. Personne ne comprenait ce que je disais‑! Je me débrouillais donc à me faire comprendre, en allant devant chaque bus et en répétant la même question : «Izmir‑?».
Je trouvais enfin mon conducteur !
Ce problème de communication me suivit tout au long de mon séjour. En fait, il faut dire les choses telles qu'elles sont‑: les Turcs sont trop fiers pour apprendre une autre langue que la leur ! Je sus ensuite que le peu de personnes qui maîtrisaient l'anglais avaient étudié dans des écoles privées spécialement pour ça. Cette option n'était donc pas donnée à tout le monde.
C'est alors que je décidai d'apprendre un peu le turc. Enfin… je n'avais pas vraiment le choix !!
Arrivée à destination, je m'installai enfin chez ma famille d'accueil. Celle-ci était impatiente de découvrir à quoi je ressemblais ! Elle avait tellement entendu parler de la Tunisie… et de l'influence qu'a eue Mustapha Kemal Atatürk sur le leader Habib Bourguiba.
Mais elle était surtout surprise de voir que je maîtrisais plus de deux langues ! Pour ses membres, j'étais un vrai génie‑! Le père faisait même le tour des chaînes télévisées en me demandant, à chaque fois, si j'arrivais à comprendre ce que ça racontait !
Les «têtes de Turc» et moi !
Plus le temps passait et plus je m'habituais à la vie turque. Il faut dire que je ne me sentais pas tellement dépaysée. Entre les cafés turcs, le «narguilé» (ou chicha comme on l'appelle chez nous) et même quelques expressions qu'on utilise dans notre quotidien, Wallah, macha'allah, hamdoullah… j'avais l'impression d'être chez moi.
Et puis je découvris une très belle ville, des paysages et des plages extraordinaires. D'ailleurs, saviez-vous que le quartier le plus chic d'Izmir, nommé Çesme (Tchéchmé), a pour signification robinet en turc ?… Ce mot vous rappelle, peut-être, la même signification tunisienne, surtout si vous êtes originaire du Sahel…
Encore plus étonnant, au centre-ville d'Izmir, Alsancak, se trouvaient des statues sous forme de vaches, partout et dans toutes les rues, les unes plus drôles que les autres ! L'une portait des lunettes de soleil, une autre mangeait du Mc Do', ou de la pizza… ma préférée était la vache-citron ! Je sus par la suite que c'était une campagne de marketing, destinée à promouvoir certaines marques locales, tout en donnant à la ville un aspect plus agréable.
J'ai tellement adoré cette idée que je me suis amusée à collectionner ces photos vachement belles ! (je partage d'ailleurs quelques-unes avec vous).
Mais le plus étonnant était la nourriture. Ces gens sont fous de yaourt ! Un accompagnement indispensable à n'importe quel plat… même des spaghettis‑! Je décidai alors de préparer de bonnes pâtes à l'italienne, en leur faisant promettre de ne pas y ajouter de yaourt ! Chose qui a été assez difficile à accepter pour eux, mais ils ont tenu leur promesse‑!
Bref, mon séjour au pays des Ottomans ne se fera pas oublier d'aussitôt ! J'avais en tête des vacances pas comme les autres, j'ai eu ce que je voulais !
D'ailleurs, dans un prochain numéro, nous mettrons le point sur le travail volontaire en partageant avec vous la suite de cette escapade.
En attendant, à vos passeports, prêts‑? Partez !


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