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Festival international de Hammamet | Le saxophoniste américain Kenny Garrett à La Presse : «C'est mon saxophone qui m'a emmené en Tunisie»
Publié dans La Presse de Tunisie le 27 - 07 - 2023

La 57e édition du Festival international de Hammamet a accueilli, vendredi 21 juillet 2023, le saxophoniste originaire de Detroit, Michigan, Kenny Garrett, un des plus influents Jazzmen de l'industrie et lauréat du Grammy Award en 2010. A la fin de sa prouesse sur scène, Kenny Garrett consentit à nous accorder une interview exclusive.
Flanqué de son saxophone et accompagné de Rudy Bird à la batterie, Melvis Santa vocaliste à la percussion, Corcoran Holt à la contrebasse et Keith Brown au piano, Kenny Garrett a interprété son dernier album «Sounds from The Ancestors». Un album de 8 morceaux, sorti en 2021.
Le saxophoniste, qui a déjà collaboré avec des noms prestigieux, tels Miles Davis, Aretha Franklin, Marvin Gaye et Pharoah Sanders, a gratifié le public de sonorités croisées, issues de styles et cultures différents, de la musique ouest-africaine, à l'afro-cubaine, mixées par le jazz, le gospel, le mowtown et le hip-hop, tout en se référant aux sons de ses ancêtres.
A la fin de cette prouesse sur scène, Kenny Garrett consentit à nous accorder une interview exclusive.
De Detroit à Tunis, vous avez déjà joué «A Night in Tunisia» avec Freddie Hubbard. Qu'est-ce que ça vous fait d'être en Tunisie et de jouer sur la scène du Festival international de Hammamet, ce soir ?
C'est toujours génial d'être en Tunisie. C'est ma deuxième ou troisième fois ici, mais ça fait si longtemps. C'est toujours intéressant de venir dans un pays où la «culture» est omniprésente et de jouer la musique qu'on a l'habitude de jouer de par le monde. Donc venir en Tunisie et s'y produire c'est magnifique, parce que les gens ici ne sont pas habitués à ce genre de musique, ils en écoutent d'autres, et nous essayons d'introduire cette «vieille musique», la même qu'écoute le reste du monde, et découvrir leurs rétroactions.
Votre musique est universelle et traverse le temps. Vous croisez différents styles de musique et différentes cultures dans votre jazz. Et ce soir, à Hammamet, vous avez joué votre dernier album «Sounds from The Ancestors». D'où est-il venu ?
«Sounds from The Ancestors» (Les Sons des Ancêtres) tourne autour du fond de ma mémoire et des musiques que j'ai écoutées. La première musique que nous écoutons est celle de nos parents. Et de toutes ces musiques, j'ai essayé de capter les sentiments qui l'accompagnent. La musique qui m'a gardé a éveillé la nuit. Ecouter Marvin Gaye bouleverse mon âme, et c'est toujours la bonne musique qui touche l'âme des gens. C'est ce qui m'a amené à la musique en premier lieu. Et c'est d'ici qu'est parti l'album «Sounds from The Ancestors».
La nouvelle génération a probablement découvert votre dernier album lors de votre passage par l'émission «NPR Tiny Desk». En bref, quel message passeriez-vous à cette génération autour du jazz pour que cette musique perdure ?
La nouvelle génération doit trouver son propre chemin musical. Et peut-être qu'à travers «Sounds from The Ancestors» trouvera-t-elle un de ces multiples chemins ? Elle peut y trouver des sons entendus auparavant. Et à mon avis, exposer la nouvelle génération au jazz et veiller à ce que cette musique l'atteigne et qu'elle ait la chance de l'écouter fera qu'elle l'apprécie pleinement et l'adopte. Et c'est une musique qu'il faut étudier aussi. Je pense que beaucoup de personnes parlent de la nouvelle génération sans prendre en considération le fait qu'elle est encore en phase d'expérimentation. La nouvelle génération adore écouter des albums et des vinyles, et ce n'est pas nouveau, c'est quelque chose qui est déjà là pour elle. Et nous essayons de faire la même chose avec la musique, au moins, j'essaie de faire la même chose. J'écoute la musique actuelle aussi, le hip-hop, et j'écoute la musique qu'elle écoute, parce que je suis un musicien et j'essaie toujours de continuer à m'y adapter. Donc, elle peut écouter des morceaux de cette «vieille musique», et c'est ce qui l'amène à ce qu'elle fait aujourd'hui.
Nous trouvons des bribes de sons et de rythmes issus du hip-hop dans vos compositions. C'est quoi votre relation avec le rap et la culture hip-hop en général ?
C'est de la musique. Tout simplement. C'est comme la musique classique, le gospel… Tout ça c'est de la musique. Je me rappelle écouter du rap, comme Future, ma fille l'écoutait, je la voyais rebondir dessus et je lui ai demandé si on danse comme ça sur du hip-hop ?! Et j'ai dit qu'en fait je faisais les mêmes mouvements ! Que j'étais en quelque sorte exposé à cela, ça vient de la même source, de la même racine. Ce qui diffère, c'est que c'est un son qui sort d'un ordinateur, mais la musique reste la musique (music is music). Je vous raconte l'histoire de la musique qui vient d'Angleterre, le Drum and Bass, que j'ai joué avec des instruments acoustiques, mais si nous avions les mêmes instruments, nous aurions pu aussi jouer du Drum and Bass. Donc, parfois, c'est une question de «son», piano acoustique contre piano électrique, ou un synthétiseur, ça reste toujours un «son» et une «musique».
Et votre relation avec votre saxophone ?
Oh ! le saxophone a été bon pour moi (rires) ! C'est lui qui m'a emmené en Tunisie ce soir! (rires).


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