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Attentat de Nice et la vérité qui dérange
Commentaire
Publié dans La Presse de Tunisie le 19 - 07 - 2016


Par Hella LAHBIB
L'enquête devra montrer comment un camion d'un tel gabarit (19 tonnes) a pu accéder à la zone piétonne de la Promenade des Anglais, pour perpétrer l'innommable aussi facilement. Même si l'attaque à la voiture bélier n'est pas inédite, le bilan lourd, toujours provisoire de 84 victimes, écrasées sur deux kilomètres, restera une première dans les annales du terrorisme international.
L'enquête a déjà révélé l'engagement en mode express de l'auteur de l'attentat de Nice dans le jihadisme. Le Tunisien Mohamed Lahouel Bouhlel était loin d'être, selon les témoignages de sa famille et du voisinage, un musulman « pratiquant ». Très vite, pourtant, il est devenu un jihadiste accompli. Inutile de chercher plus loin. Comme l'ont expliqué les spécialistes des mouvances islamistes radicales, Al-Qaïda et Daech n'ont pas le même mode opératoire ni dans les méthodes de recrutement ni dans le repérage des profils ni au niveau du processus d'embrigadement. Pour adhérer à Al-Qaïda, il fallait connaître l'islam, le pratiquer, vouloir qu'il soit appliqué. Le temps de l'apprentissage est long, l'adoubement est exigeant et ritualisé. Daech ne se perd pas dans ce genre de détails. Sa démarche est, disons, « utilitariste ». Il faut recruter le plus grand nombre possible, le plus vite possible et pousser les radicalisés aussi loin que possible dans les meurtres, de préférence, de masse. Les recruteurs ont appris, visiblement, à « optimiser» le zèle de leurs nouveaux convertis. Pour peu qu'ils perçoivent une quelconque fragilité chez la cible, une colère, un soupçon de mal-être, une mal intégration, voire une révolte de jeunesse, les agents de l'internationale terroriste basée entre l'Irak et la Syrie, et quelque part en Libye, procèdent à l'embrigadement à travers le web ou par contact direct. Objectif ultime, faire croire au radicalisé qu'il a été choisi, qu'il lui faut répondre à l'appel d'Allah, pour accomplir une œuvre suprême, en tuant et tuant encore, et qui le sauvera avec sa famille pour la postérité.
Question, qu'est-ce qui a pu rendre cet état de fait possible ? Entre le dit et le non-dit, les éléments de réponse se perdent. Quoi qu'il en soit, il est deux faits majeurs impossibles à réfuter.
Un fait culturel et religieux : celui d'inculquer aux jeunes enfants musulmans et de continuer à le marteler dans les prêches qu'ils sont «la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez en Allah». Ils ne mettront pas longtemps à se rendre compte de l'imposture. Cette communauté, censée être la meilleure qui soit, est pour l'heure en bas de l'échelle. Eu regard de tous les paradigmes de la modernité, du développement, de la démocratie, de la citoyenneté et du bien-être, les musulmans et leurs pays occupent à des degrés divers les plus mauvais classements du monde. Un état de fait difficile à admettre qui nourrit la colère et la haine envers tous ceux qui leur rappellent cette vérité qui fait très mal.
Un fait politique, géostratégique; celui d'avoir démantelé des Etats et leurs institutions aussi élémentaires soient-elles. L'Irak, la Syrie et la Libye étaient tenus, certes, par des dictateurs, mais tenus. Pour les avoir transformés en des camps d'entraînement à ciel ouvert où les armes circulent librement, avec la haine, le non-droit et le confessionnalisme, jadis pays ils sont devenus des fabriques de terroristes à une échelle industrielle.
Il appartient aux musulmans de faire oublier les dispositions qui font appel au jihad pour le sacraliser et les versets qui incitent à la haine ou ceux qui édictent la supériorité de l'individu musulman sur tous les autres. Et il appartient aux dirigeants occidentaux de rétablir la paix dans ces pays détruits, ils savent comment faire, du reste.
Entre-temps, pour regarder le ciel et respirer à l'air libre, il faut ériger des forteresses et s'enfermer derrière. Seul un mur en béton armé aurait pu stopper le camion fou de 19 tonnes, roulant à 60km/h. Il faudra accepter, pour finir, cette cruelle réalité, plus personne n'est à l'abri, puisqu'un paumé peut devenir un tueur et un simple véhicule une arme de guerre.


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