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Sahbi Sebaï (ancien keeper du CSHL) : «On naît gardien...»
Souvenirs-souvenirs
Publié dans La Presse de Tunisie le 13 - 02 - 2017

Sebaï peut s'enorgueillir d'avoir fait gagner au Club Sportif d'Hammam-Lif la Coupe de Tunisie 1985 aux dépens du Club Africain. Il se révéla ce jour-là le héros d'une série de tirs au but dramatique. Ce fut d'ailleurs le premier titre glané par le club banlieusard depuis le temps doré d'un certain Slah Bey.
Tel un vivier généreux, le CSHL a toujours été le bercail de nombreux joueurs de haut niveau ayant fait le bonheur des clubs les ayant accueillis par la suite.
Sahbi Sebaï, le gardien de but inoubliable, fait partie de cette catégorie ayant laissé des traces en lettres d'or dans l'histoire du club banlieusard.
Pour bien dépeindre la stature de ce gardien de légende, les spécialistes le classent au même niveau, ou presque, que Témime Lahzami car ils ont été les deux principales icônes du CSHL tout au long des quarante dernières années tellement leur apport et leur talent étaient évidents.
La présence de Sahbi Sebaï dans les rangs du CSHL suffisait, à elle seule, pour susciter l'engouement du public drainé souvent en grand nombre, même lors des déplacements, et magnétisé par le show garanti de ce «gardien aux manches courtes».
A travers les colonnes de la rubrique «Souvenirs-souvenirs», Sahbi a eu le plaisir de passer en revue les principales étapes de sa carrière longue d'une vingtaine d'années étalée sur la période allant de 1976 à 1997.
«Ce fut à l'âge de 17-18 ans que j'ai été recruté par le CSHL après avoir roulé ma bosse dans tous les terrains vagues toujours animés par de grands matches entre quartiers dans la région banlieusarde. Après avoir tapé dans l'œil des responsables du CSHL et après un bref passage, de moins de deux saisons, dans les catégories juniors et espoirs, j'ai eu ma première convocation en équipe seniors au stade Zouiten contre le ST au cours de la saison 1979/80, match soldé par un score de parité (0-0).»
«Tout un art!»
Et c'est au cours de cette même saison 1979/80 que le déclic de l'épopée de Sahbi Sebaï allait être donné lors de la rencontre entre l'Espérance Sportive de Tunis et le CS Hammam-Lif. Et le jeune Sahbi de bloquer son premier penalty face au buteur «sang et or», Abdelmajid Gobantini, avant de prendre son bonhomme de chemin vers la gloire. «Depuis, je suis devenu la principale pièce maîtresse du CSHL grâce à des arrêts décisifs en cours de jeu ou dans des tirs au but. Il faut dire que j'étais aidé en cela par ma folle passion pour le poste de gardien de but attisée par le visionnage des gardiens de but légendaires Gordon Banks, Sepp Mayer et Dino Zoff entre autres. De surcroît, on naît gardien ou on ne naît pas. Des dons comme le bon réflexe, le placement devant la cage ou la bonne lecture de jeu ou celle de l'intention du tireur sont souvent des capacités innées, mais qu'on peut développer par l'expérience. Et sur ce point bien précis, je ne peux passer sans relater le mérite de Jamel Bouabsa qui fut le premier entraîneur tunisien à avoir accordé une «rallonge» du temps d'entraînement pour les gardiens de but afin de leur permettre d'améliorer leurs performances. Personnellement, j'en ai profité à bon escient pour atteindre un niveau que tout le monde juge appréciable.»
En dehors de ses jolies performances dans les tirs au but, Sahbi Sebaï était très agile et doté d'une panoplie technique le plaçant parmi les meilleurs à son poste au point où il fut plusieurs fois sélectionné en équipe nationale au sein de laquelle il a fait un bon bail en compagnie de Mondher Ben Jaballah en particulier. Mais au cours de son expérience avec l'équipe nationale, le keeper hammam-lifois a connu une aigre contre-performance consistant aux sept buts qu'il a encaissés dans les deux matches livrés par la Tunisie à l'Algérie : 1-4 à Tunis et 0-3 à Alger en 1985.
«Le courage de jouer à Alger»
«Personnellement, je ne considère pas ces deux matches comme une cuisante déconvenue car notre sélection ne pouvait pas faire le poids contre la grande équipe d'Algérie de l'époque qui comptait dans ses rangs des ténors comme Belloumi, Madjer, Assad, Maned et compagnie. Bien au contraire, lors du match retour j'ai eu le courage de garder les filets après le désistement de Mokhtar Naïli. J'ai eu également le mérite de réussir plusieurs arrêts et d'effacer d'autres buts certains».
A force de se dépenser sans ménagement et avec une bravoure déconcertante, Sahbi garde ses souvenirs dans ses mains, lui qui a trois doigts cassés et tordus à jamais. «Chaque fois que je tends les mains pour voir ces doigts, c'est une série de scènes et de moments mémorables qui me passent à l'esprit. Croyez-moi, à chaque fois, de fortes sensations m'emballent au point d'atteindre le nirvana parfois. Cela ressemble à des blessures de bonne guerre marquant le corps d'un brave soldat».
Toutefois, l'immense souvenir que Sahbi Sebaï garde au cœur et en mémoire, c'est incontestablement la consécration en Coupe de Tunisie face au CA en 1985 dont il fut le principal auteur au terme d'une longue et interminable série de tirs au but. Ses arrêts félins ont fait de lui un héros ayant inscrit majestueusement son nom dans l'histoire du football tunisien.
«En effet, une telle réussite du CSHL aux moyens incomparables à ceux du grand CA est une chose qui restera gravée dans ma mémoire et dans celle de toute la famille hammam-lifoise. C'était une histoire envoûtante que nous avons savourée pendant une longue période. On avait de quoi se pavaner pendant des années».
Après quelques années de ce grand événement, Sahbi s'est vu, comme tout homme ambitieux, attiré par le «professionnalisme» et le désir d'aller monnayer son talent sous d'autres cieux. Il avait commencé par le CSS pour une période de cinq ans (1990-1994); puis de vivre une autre expérience avec le Stade Tunisien (1995-1996) avant de terminer sa carrière avec l'ESBéni Khalled (1996-1997). Ce fut donc dans l'anonymat que la carrière de ce grand gardien de but allait s'éclipser. «Pourtant, j'étais à deux doigts de signer une licence avec l'Espérance Sportive de Tunis, mais le destin était écrit autrement. On n'y peut rien».


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