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Place aux solutions durables
Municipalité de La Marsa : Une stratégie de propreté quinquennale
Publié dans La Presse de Tunisie le 28 - 07 - 2017

Vers la création d'un Centre de contrôle et de transfert des déchets ménagers et d'une Unité de compostage des déchets verts.
«Il n'est plus judicieux de perpétuer les campagnes de propreté, qui, par leur aspect ponctuel, voire occasionnel, ont bien prouvé leur inefficience. L'heure est aux programmes d'action à moyen terme et à une stratégie fondée sur un processus applicable et évolutif». Tel est le concept sur lequel mise la municipalité de La Marsa ; cette ville balnéaire qui accueille, durant la saison estivale, autant de visiteurs qu'elle doit assumer les conséquences évidentes d'une consommation doublée. Alors que les institutions de gouvernance locale s'appliquent, non sans peine et contrariétés techniques, financières et de ressources humaines, à garantir un tant soit peu les services relatifs à la propreté des villes, la municipalité de La Marsa passe la vitesse supérieure en élaborant une stratégie quinquennale de propreté. Un saut qualitatif qui témoigne d'une volonté confirmée à optimiser les services en épousant le rythme accéléré de la population, de l'activité de développement et des besoins croissants en propreté et en bien-être collectif.
Privatiser 70% des services de propreté
La stratégie de propreté de la ville de La Marsa s'étale sur le quinquennat 2017/ 2022. Baptisée «Ejbek hakka? Oukayet bech nbadlou» (Cette situation vous plaît-elle ? Il est temps de changer les choses au mieux ), elle anticipe, d'emblée, sur la nécessité, désormais, de changer les mentalités en commençant par un changement structurel salutaire. «Nous avons décidé d'opter pour la privatisation des services de propreté afin de couvrir au mieux les arrondissements de la ville de La Marsa. Dorénavant, le recours aux sociétés privées investies dans le domaine de la propreté, notamment la collecte des déchets, le balayage manuel et mécanique, passera de 30% à 70%. Ainsi, la propreté des arrondissements de Marsa-ville et de Marsa Riadh sera allouée aux sociétés partenaires», indique M. Sofiène Bouslimi, chef de service de la communication et chargé de l'environnement à ladite municipalité.
Le recours à la privatisation des services de propreté revient, en grande partie, aux exigences de la situation démographique et territoriale de La Marsa. La localité de Bhar Lazreg vient de s'ajouter au territoire de la ville pour en constituer le 5e arrondissement. Sans oublier la localité de Sidi Daoued et son importante population. Il faut dire que la ville de La Marsa compte, selon les chiffres relatifs à 2017, pas moins de 98.500 habitants, produisant 39.550 tonnes de déchets par an. En été, la production des déchets ménagers passe de 100 tonnes par jour à 130 tonnes par jour. Sans compter les déchets végétaux (25.400 tonnes par an) et les gravats (26.000 tonnes par an).
Face au besoin insistant de propreté de l'espace urbain, la municipalité a dû opter pour un nouveau concept, une nouvelle vision. La stratégie de la propreté comprend deux phases-clefs : un diagnostic et un plan qui démarreront en août prochain. Le diagnostic a permis de mettre le doigt sur les défaillances structurelles et autres, techniques, entravant le bon fonctionnement des services de propreté. Certes, les moyens financiers ne manquent pas. Néanmoins, les ressources humaines font défaut. Le service de propreté de la ville mobilise un agent de propreté ou balayeur au profit de 411 habitants. La municipalité comptabilise le manque en ressources humaines de 106 ouvriers. Quant aux équipements, ils nécessitent d'être renouvelés, vu que leur durée de vie touche à sa fin après sept ans d'usage. Le recours à la privatisation des services de collecte des déchets ménagers permettra, en effet, de reprendre la pratique ancestrale du porte-à-porte ; l'implantation des conteneurs étant plus polluante qu'hygiénique. D'autant plus que cette technique permettrait de réduire le coût de la collecte des déchets en le faisant chuter de 67 dinars pour une tonne de déchets à seulement 45 dinars. «Nous avons, en outre, établi des conventions de partenariat avec des sociétés privées spécialisées dans la collecte des déchets hôteliers, de restauration et autres, des institutions publiques. Cette solution nous permettra de comprimer le coût qui chutera de 67 dinars pour une tonne de déchets à seulement 39 dinars», renchérit le responsable.
Répondre aux besoins
des arrondissements
emblématiques
D'un autre côté, la municipalité mettra à la disposition des arrondissements de Gammarth, Sidi Daoued et Bhar Lazreg des équipements et des ressources humaines nécessaires à la garantie de la propreté dans ces localités. «Le ministère des Affaires locales et de l'Environnement vient de signer trois marchés de taille afin de combler les lacunes relatives à la collecte des déchets, au balayage manuel et mécanique. Il s'agit d'une solution ambitieuse, qui s'étale sur trois ans et qui promet de doter les municipalités des moyens à même de soutenir leurs actions et de renforcer leur autonomie. Ce projet promet de couvrir jusqu'à 80% du territoire», ajoute M. Bouslimi. Toujours en ce qui concerne les actions-phares de la présente stratégie qui démarreront le mois prochain, il sera procédé à la généralisation du balayage manuel et mécanique pour toucher tous les arrondissements. Quatre conventions de partenariat avec des sociétés privées assureront les ressources humaines nécessaires à ces prestations, via la mobilisation de 140 agents de propreté.
Les déchets seront recyclés !
S'agissant des projets qui seront lancés en octobre 2017, l'on compte la création d'un Centre de contrôle et de transfert des déchets ménagers. Par ailleurs, la valorisation des déchets verts sera, désormais, l'un des points forts de la municipalité de La Marsa grâce, notamment, à la construction d'une Unité de compostage des déchets verts. Un plan de gestion et de valorisation des déchets végétaux sera l'axe central d'un travail novateur.
D'un autre côté, la présente stratégie promet d'apporter une solution radicale et tant attendue au problème relatif à la collecte et à la gestion des déchets de construction. «Toutes les villes de la banlieue nord sont dépourvues d'une décharge contrôlée pour la gestion des déchets de construction. Aussi, la présente stratégie compte-t-elle l'acquisition d'une machine spécialisée dans la valorisation des gravats. Elle représentera, indéniablement, une solution cruciale pour ce genre de déchets et permettra ainsi la fermeture définitive de la décharge de Gammarth à l'horizon 2018», souligne le responsable.
Ces projets tant attendus seraient en mesure de hisser le rendement des services de propreté et d'optimiser l'apport de la municipalité en misant sur des interventions pertinentes à moyen terme. Le recours à la valorisation tant des déchets verts que ceux de construction promet de convertir jusqu'à 15% des déchets en des produits utiles. Quant aux déchets organiques, il est question, d'ici 2018, d'en recycler un tiers. «Notre objectif, d'ici 2018, est de perfectionner au mieux les prestations de la municipalité en matière de propreté et de réduire de 20% le taux de mécontentement des concitoyens», souligne M. Bouslimi.
Outre la collaboration entamée avec les agents de la police municipale, la municipalité entreprend l'élaboration d'un programme intégral pour le renforcement du travail en réseautage avec les médias, mais aussi avec les associations environnementales. L'on ambitionne, aussi, de créer une Ecole environnementale d'ici 2018 dans l'espoir d'ancrer la culture environnementale auprès des futures générations.


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