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47 Soul réinvente la musique palestinienne et ça marche
Festival de Hammamet
Publié dans La Presse de Tunisie le 10 - 08 - 2017

C'est la troisième fois que le groupe palestinien 47 Soul se produit en Tunisie et enchante le public avec sa musique électro, qui est une sorte de musique traditionnelle palestinienne améliorée, et ce, au cours de la première partie de la soirée. Auparavant, le chanteur égyptien Hamza Namira a séduit les présents avec un registre de chansons engagées. C'était mardi dernier au Théâtre de plein air de Hammamet au cours d'une longue soirée dédiée à la Palestine.
Pendant que le public s'installait, le chanteur Hamza Namira continuait tranquillement à faire sa «balance». Il a démarré vers 22h20 et a terminé sa prestation vers minuit. Jeune chanteur engagé, Hamza Namira s'est fait connaître après la révolution égyptienne avec des chansons qui dérangent et dans lesquelles il exprime «les espoirs déçus de toute une génération». En véritable trublion, il ose chanter avec sarcasme les peines et les frustrations des gens de sa génération.
Sur la scène de Hammamet, guitare en bandoulière, il a entamé avec un titre qui a fait son succès «Insen» (Humain), puis a suivi une série de refrains plus engagés les uns que les autres. Sa musique puise dans le patrimoine folklorique égyptien, mais revue et corrigée grâce à une instrumentalisation moderne assez rythmée. Au bout de deux chansons, il propose un «Mouachah» tunisien revisité à sa façon. Le public adhère et reprend le refrain. Hamza Namira ne perd jamais de vue les rythmes populaires qui caractérisent la musique égyptienne de variété. «Ne pleure pas» s'adresse à un père qui parle à son enfant. Au passage, une chanson du folklore palestinien, un refrain de Marcel Khalifa «Ini Khtartouka ya Watani», «Hila hila ya Mattar» de la troupe «El Bahedh ettounsi»
Au final, Hamza Namira donne l'impression d'un chanteur hésitant qui se cherche encore. Son répertoire est limité et sa présence sur scène tend à âtre améliorée. Il n'arrive pas à capter l'attention. Son programme semble être improvisé. Il a encore du chemin à faire.
La folie de l'électro et de la dabkeh
La deuxième partie de la soirée est plus musclée avec le groupe palestinien 47 Soul, qui a fait attendre le public, en mettant environ une demi-heure pour faire la «balance». L'attente valait bien le coup, puisque le quatuor, qui s'est rencontré sur Internet en 2013, a bercé le public avec une musique alternative qui est un mélange d'électro, de dabkeh, mejwez et synthé analogique, dite le «shamstep». Un genre novateur affiné et très rythmé qui trouve un réel intérêt chez les jeunes. En fait, 47 Soul se revendique de l'électro-mejwez, cet instrument à vent palestinien qui accompagne parfaitement la dabkeh, danse traditionnelle palestinienne. Mais cette musique est composée aussi de sonorités slaves qui nous rappellent Kusturica and co.
Le «shamstep», contraction de «sham», référence à la région Bilad El-Cham, qui regroupe le Liban, la Jordanie, Israël et la Syrie, et de «step» pour rappeler que le but de leur musique est de faire danser le public. Et le public a bien dansé sur les rythmes frénétiques de ce style de musique. Mais le groupe ne perd pas de vue l'objectif : dénoncer les injustices et les problèmes liés aux libertés et aux inégalités. La Palestine est toujours au cœur.
Walaa Sbait est un activiste du théâtre de quartier à Jaffa, Tarek (alias El Far3i) poste de Ramallah ses vidéos en ligne où il mêle poésie et hip-pop, tout comme Ramzi (Z the People) installé à Washington, Hamza (El Jehaz), enfin, est un producteur reconnu de la scène alternative musicale jordanienne ont réussi à dépoussiérer la musique traditionnelle palestinienne et à l'engager dans la modernité pour une diffusion à plus grande échelle.
Le bémol de cette soirée : la programmation de deux concerts en même temps. D'abord, cela ne permet pas au public d'apprécier la prestation de l'artiste, de vivre avec lui sa musique et de la juger à sa juste valeur. Et puis, une soirée qui s'étire en longueur n'est pas toujours bénéfique ni pour l'artiste ni pour les spectateurs, qui au bout d'une heure et demie de spectacle, perdent leur concentration et quittent le théâtre avant la fin de la représentation.


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