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Aux grands maux les grands remèdes
La JSK fragilisée par un vent de contestation
Publié dans La Presse de Tunisie le 11 - 10 - 2010

Fragilisés par des décisions prises à bout de champ et par un vent de contestation, dirigeants et staff technique éprouvent du mal à sortir rapidement du guêpier
A l'orée de la saison, on était à mille lieues de penser que la JSK allait connaître un parcours aussi agité et incertain et toucher le fond à l'issue de la sixième journée. Trop d'événements se sont succédé, en peu de temps, faisant ébranler la sérénité du groupe et envenimer l'ambiance du club : une préparation à l'emporte- pièce, des recrutements à tout-va (près d'une dizaine d'attaquants), un divorce précipité avec le premier entraîneur et son adjoint, quatre désignations hâtives aux postes d'entraîneur des gardiens et de préparateur physique. Une commission de football pour l'ensemble de la section, toutes catégories confondues, a été créée et approuvée à l'unanimité avant d'être deux mois plus tard dissoute et abrogée de façon unilatérale, un mouvement de fronde encore à l'œuvre, une aire de jeu et une aire d'entraînement dans un état piteux, de l'argent dilapidé pour assurer les navettes Kairouan- Sousse et les frais d'hébergement et d'entraînement, en dehors de Kairouan…
Bref, pour le président du club Dr Fateh Alouini comme pour l'entraîneur de l'équipe-fanion Sofiène Hidoussi, c'est loin d'être une sinécure. Et pour cause! D'abord, le président du club doit faire amende honorable en reconnaissant devant son bureau directeur que beaucoup de choses n'ont pas tourné rond en raison de décisions prises à la hâte et unilatéralement, que peu d'efforts ont été consentis en matière de collecte de fonds, de sponsorisation et de vente d'abonnements et de cartes d'adhésion et qu'il y a eu vice de forme au niveau de l'abrogation d'une décision unanimement approuvée (celle d'unifier la section de foot- ball) et de la destitution arbitraire d'un coordinateur de section, sans le moindre grief ou le moindre chef d'accusation. Ces sujets qui reviennent avec insistance sur toutes les lèvres sont de nature à éclabousser les initiatives et les mesures prises en faveur de la restructuration du club, telles que la création d'une société de service à but lucratif, l'extension du local de la JSK , l'actualisation du site de la JSK , le dépoussiérage du dossier du « Club House », nouveau siège projeté pour abriter les jeunes footballeurs , l'engagement d'une pléiade de joueurs juniors en tant que contractuels stagiaires et surtout l'injection de jeunes joueurs du cru dans l'effectif de l'équipe fanion. Alors, une évaluation à mi- parcours, un aveu franc des erreurs de gestion commises et une remise en question des lignes de conduite et des démarches suivies ne peuvent que rétablir le climat de confiance et d'entente parmi les dirigeants du club et les bailleurs de fonds potentiels et surtout « booster » l'équipe aghlabide et la ramener dans sa dimension habituelle, à pareille période de la saison écoulée.
Cette réhabilitation tant attendue par un public kairouanais, voué corps et âme à son équipe favorite, ne saurait se réaliser sans l'apport déterminant de l'entraîneur dont la première mission consiste à rassembler ses hommes, à bien communiquer avec eux, à être attentif à leurs doléances et à leurs préoccupations. Cela coule de source, a-t-on tendance à dire, et dans une certaine mesure, c'est vrai pour le cas de Hidoussi qui a, d'emblée, affiché des qualités de communicateur et de formateur en incorporant dans son dispositif de jeu les jeunes du cru tels que Troudi et Yacoubi et en faisant confiance aux chevronnés, à l'instar de Ouertani, Mahjoubi et Mamadou (en dépit de leur manque flagrant de fraîcheur physique). Mais là où le bât blesse, c'est justement l'excès de précautions et l'absence d'audace constatés chez Hidoussi, aussi bien au niveau du onze titularisé qu'à celui des choix technico- tactiques adoptés. Résultat : les deux dernières sorties face au CSHL (2- 2) et à l'ESS (3- 2) n'ont valu que par leur seconde période de jeu, avec à la clé, deux buts marqués et au moins deux ou trois bonnes occasions de but ratées. Ce goût d'inachevé suscite une interrogation des plus légitimes : pourquoi la JSK ne réagit que lorsqu'elle est menée au score et acculée au pied du mur ? Appréhension, pression, enjeu ou obligation de résultat… Probablement non. La vraie raison est à rechercher plutôt dans les consignes de prudence et dans le comportement un peu trop timoré de certains joueurs qui craignent le risque et rechignent à prendre des initiatives. Ils entament le match cahin-caha et se laissent faire sans broncher mais après la pause et une fois fustigés par leur entraîneur et poussés à bout de bras par leurs supporters, ils sont miraculeusement transcendés, mais sans résultat final probant. Ne dit- on pas que « qui n'ose rien n'a rien ». Alors, de l'audace SVP !
Par ailleurs, il y a lieu de signaler que passée l'euphorie de l'unique victoire obtenue, face au CA (1-0), Hidoussi est devenu vulnérable aux contestations et aux écarts de conduite à répétition. A un moment donné (après un certain JSK- CSHL), il a failli rendre le tablier, en raison de la petite prestation de ses joueurs et du vent de sédition qui a balayé quelque peu le groupe. Selon lui, c'est plutôt un problème de relâchement et de manque d'émulation que d'état d'esprit et de manque de percussion. Toute équipe alterne le bon et le moins bon. Tout joueur est capable du meilleur comme du pire. L'entraîneur est là pour tirer meilleur parti de ses joueurs, accorder leurs violons, en tant que chef d'orchestre, et imposer le respect et la discipline, bien entendu. Mais, quand il se trouve confronté à plusieurs cas d'indiscipline et de contestation, il vaut mieux sévir et sanctionner « en interne » c'est-à-dire en imposant des sanctions financières aux fautifs, sans que cela n'influe sur leur éventuelle titularisation. Après tout, pourquoi se flageller en se privant éventuellement de l'apport déterminant d'un joueur dont le seul reproche (cas de Walid Tayeb) c'est qu'il piaffe d'impatience à l'idée d'être lancé dans le bain de la compétition. Le travail est toujours payant. Alors, Hidoussi doit donner à chacun de ses joueurs l'occasion propice pour retrousser les manches et faire prévaloir les qualités de joueur professionnel pour lesquelles il a été engagé.


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