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La préscolarisation en deçà des attentes
Milieu raral
Publié dans La Presse de Tunisie le 19 - 09 - 2018

Ouvrière dans une usine, Mme Asma S. a eu recours à une babysitter pour garder ses enfants âgés de 3 et 5 ans. «Comme je travaille de 8 heures du matin à 17 heures, j'ai dû opter pour les services d'une diplômée du supérieur au chômage et qui a créé une structure illégale chez elle afin de s'occuper des enfants de son quartier déshérité et de leur apprendre des chansonnettes, et des versets du Coran à raison de 25D par mois pour chaque enfant. Evidemment, cela manque de confort et d'outils pédagogiques, d'animation et de jeux, mais rend service aux familles dans le besoin».
D'autres n'hésitent pas à inscrire leurs enfants dans des écoles coraniques où ils apprennent à réciter le Coran, à lire et à écrire mais n'ont aucun moyen de loisirs ou de jeux éducatifs.
Il va sans dire que cette hétérogénéité des pédagogues dans les différentes institutions éducatives dédiées à la petite enfance se traduira, par la suite, par une fracture entre les élèves qui ont un bon niveau scolaire et ceux qui ne sont pas suffisamment outillés pour réussir un bon cursus scolaire dès la première année primaire.
Salem Rebhi, instituteur depuis 12 ans, nous le confirme : «Les inégalités dans l'enseignement préscolaire et une infrastructure de base défaillante, surtout en milieu rural, engendrent beaucoup d'échec et d'abandon scolaire. D'où l'intérêt de donner plus d'importance à la création de jardins d'enfants modernes et bien équipés qui sont le lieu d'une première expérience sociale hors de la bulle familiale et qui permettent la découverte de l'autre et aident à développer les facultés de création et d'apprentissage».
Habiba S., mère d'un enfant asthmatique, nous parle de ses recherches pour dénicher un jardin d'enfants adéquat pour y intégrer son fils : «Il m'a fallu plusieurs semaines pour trouver la bonne adresse, bien que ce soit loin de chez moi. Donc, il m'a fallu ajouter les frais de déplacement…
Et je suis obligée de sacrifier mon salaire pour être sûre que mon fils soit bien traité en cas de crises soudaines, dans un milieu où tout est clean…».
Il va sans dire que la gamme offerte est variée et il existe une grande rivalité entre les prestataires de service qui sont toujours en concurrence pour attirer davantage de parents. C'est ainsi que certains jardins d'enfants sont impeccables, avec des locaux spacieux et bien équipés et des espaces pour les balançoires et des jeux en plein air.
Mme Ichraf Belhamra, directrice d'un jardin d'enfants à Kairouan-Ville, nous parle de sa passion pour son métier : «J'ai toujours encouragé mes animatrices à assister à des sessions de formation, le but étant de les aider à respecter les normes pédagogiques à travers des activités pluridisciplinaires (jeux éducatifs, chants, dessin, coloriage, danse, musique, etc.) qui répondent à des critères rigoureux. En outre, j'ai placé des caméras de surveillance afin de pouvoir contrôler toutes les règles d'hygiène et de sécurité. Mon désir est de faire en sorte que chaque nouvelle journée soit une opportunité pour pratiquer de nouvelles activités à nos petits bouts de chou afin de les aider à être plus créatifs et plus habiles. Néanmoins, je reproche à certains parents, qui voudraient que leurs enfants sachent lire et écrire dès les premiers mois, leur méconnaissance de l'apprentissage et du divertissement. En fait, ils ne veulent que le bourrage de crâne ! C'est insensé».
D'un autre côté, beaucoup de parents se disent déçus par les mauvaises prestations de certaines institutions préscolaires où les animateurs ne sont pas bienveillants avec les petits. Mme Cyrine R., mère de 3 enfants, nous confie dans ce contexte : «Il m'est arrivé d'aller, inopinément, au jardin d'enfants où sont inscrits mes deux fils et j'ai eu la désagréable surprise de voir des gosses se chamailler dans les toilettes et se jeter de l'eau à l'aide du flexible, de décortiquer des petits pois. Est-ce normal ? Et puis, en cas de blessures, on nous appelle au téléphone pour nous dire de venir tout de suite emmener nos enfants au dispensaire alors que c'est à la directrice de prendre en charge ce genre d'incidents pour lesquels ils sont assurés».
Par ailleurs, en milieu rural, la préscolarisation reste en deçà des attentes de la population dont plus de 80% des enfants intègrent l'école primaire sans jamais avoir été dans un jardin d'enfants ou dans un koutteb.


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