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Quels risques sanitaires?
Cap Bon — Inondations du 22 septembre
Publié dans La Presse de Tunisie le 20 - 10 - 2018

Outre la menace de l'épidémie de choléra, plusieurs types de moustiques sont capables de transmettre de nombreuses maladies (le paludisme, la dengue, la fièvre jaune, le chikungunya, le virus zika, la leishmaniose, la fièvre catarrhale du mouton (FCO), le virus de Schmallenberg, la fièvre de la Vallée du Rift, l'encéphalite équine de l'ouest, la filariose lymphatique, le virus de la Crosse, le virus de l'encéphalite équine de l'est, l'encéphalite équine vénézuélienne, la fièvre du Nil occidental, etc.), selon l'Union générale des médecins vétérinaires tunisiens (Ugmt)
L'Union générale des médecins vétérinaires tunisiens (Ugmt) a organisé, avant-hier, à l'hôtel de ville de Nabeul une conférence de presse (rencontre d'information) intitulée «Les conséquences sanitaires des inondations dans le Cap Bon sur la population, les animaux et l'environnement».
«Cette initiative a pour but d'aider les responsables régionaux, notamment les conseils municipaux, à prendre les bonnes décisions face aux maladies transmises par les moustiques», déclare le Secrétaire général de l'Ugmt, le Dr Mohamed Methnani.
La fièvre du Nil occidental en question
En effet, suite à la déclaration de trois cas de fièvre du Nil occidental, dans le gouvernorat de Monastir, une psychose générale s'est installée dans la région du Cap Bon, surtout avec la stagnation des eaux et l'envasement.
Selon le Dr Tahar El Hicheri, la Tunisie avait déjà connu trois épidémies de fièvre du Nil occidental chez l'homme. La première date de 1997 avec 173 cas de méningo-encéphalite, dont 8 décès, dans les gouvernorats de Sfax, Mahdia, Monastir, Sousse et Kairouan. La deuxième s'est produite en 2003 « dans les gouvernorats de Monastir, Mahdia, Sousse, Sfax et Gabès, où 31 cas ont été déclarés ». Et la dernière épidémie s'est révélée dans les mêmes régions du centre-est du pays avec au total 15 cas recensés, dont un décès.
Malheureusement, «Les études épidémiologiques et les enquêtes sérologiques déjà effectuées pèchent par leur dispersion et ne permettent pas d'avoir une vision globale, dans l'espace et dans le temps, de la circulation du virus West Nile en Tunisie. Les épidémies de 1997 et de 2003, et les études réalisées sur les sérums récoltés à partir de 2005, prouvent qu'il y a une circulation virale chez les animaux et les humains mais on ignore la prévalence et l'incidence réelle de la maladie», fait savoir le Dr El Hicheri. «Seule une enquête nationale permettrait d'avoir une image globale de la situation dans le pays. Le centre national de vigilance zoo-sanitaire (Cnvz) est la structure la mieux indiquée pour mener à bien cette mission de santé publique. Un réseau national de surveillance impliquant médecins et médecins vétérinaires doit être constitué pour suivre l'évolution de la maladie, sa prévalence et son incidence», ajoute-t-il.
Comment rendre la lutte antivectorielle plus efficace?
Par ailleurs, le Dr Tahar El Hicheri a souligné l'importance de la lutte contre les moustiques qui, selon lui, sont «des vecteurs pathogènes pour la population et les ressources animales».
L'expert a rappelé que plusieurs types de moustiques ont la capacité de transmettre de nombreuses maladies telle que: le paludisme, la dengue, la fièvre jaune, le chikungunya, le virus zika, la leishmaniose, la fièvre catarrhale du mouton (FCO), le virus de Schmallenberg, la fièvre de la Vallée du Rift, l'encéphalite équine de l'ouest, la filariose lymphatique, le virus de la Crosse, le virus de l'encéphalite équine de l'est, l'encéphalite équine vénézuélienne, la fièvre du Nil occidental, etc.
«Face au risque de propagation des maladies transmises par les insectes, la lutte antivectorielle ne peut se baser que sur des stratégies de prévention et d'organisation. Ces stratégies diffèrent peu, que les maladies soient humaines ou animales. En milieu urbain comme en milieu rural, la stratégie vise prioritairement le contrôle des gîtes larvaires, l'identification des espèces à cibler, l'appréciation de l'étendue des zones à traiter et le choix du meilleur insecticide dont l'impact sur l'environnement serait le plus réduit possible», précise le Dr El Hicheri. « Un centre national d'expertise et de lutte contre ces vecteurs pourrait coordonner et mutualiser les connaissances et les informations, améliorer la communication et la formation, évaluer les interventions et soutenir la recherche fondamentale. Pour ce faire, un cadre juridique doit être défini dès à présent, impliquant les collectivités locales», renchérit-il.
Un manuel de médecine de catastrophe s'impose
Outre les maladies transmissibles par les insectes, l'Union générale des médecins vétérinaires tunisiens (Ugmt) a averti contre les risques d'une épidémie de choléra surtout que dans certaines zones affectées par les inondations, le système d'assainissement des eaux et le réseau de l'eau potable auraient été impactés.
« La multiplication des risques et des menaces génère urgences collectives et catastrophes. La médecine de catastrophe précise les mécanismes pour prévenir et traiter leurs effets sur les victimes. L'actualisation des connaissances s'impose avec les retours d'expérience, l'évolution des formes d'agression, des techniques médicales et de secours et des moyens logistiques», souligne le Dr Khaled Hicheri. «Après une définition et une classification des catastrophes, un Manuel de médecine de catastrophe doit être élaboré pour traiter de l'organisation et de la planification des secours et soins d'urgence (…). Cet ouvrage s'adresserait aux civils et militaires: médecins, chirurgiens, pharmaciens, vétérinaires, infirmiers et personnels de santé. Aux étudiants en médecine de catastrophe et de gestion de crises. Aux cadres et aux personnels de secours, de la sûreté et de sécurité de l'Etat, des collectivités ou des entreprises. Aux secouristes, aux sapeurs-pompiers et associatifs», conclut-il.


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