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Un bazar à ciel ouvert
souks de kairouan
Publié dans La Presse de Tunisie le 25 - 03 - 2019

Dans les souks, les huiles essentielles, les épices, les plantes aromatiques et les médicaments contrefaits se côtoient…
Lorsqu'on se promène dans les souks de Kairouan, on constate que dans les petites échoppes, chez les herboristes et même sur des brouettes et des étalages anarchiques, des boîtes en carton contenant différentes plantes aromatiques, des épices et des herbes sont utilisées comme condiments en cuisine ou comme remèdes naturels pour calmer la toux, l'indigestion, la fièvre, la constipation, les maux de tête, les otites ou la diarrhée.
On cite, à titre d'exemple, la menthe, le chardon, le ricin, le lin, le genévrier, la marjolaine, la moutarde, l'eucalyptus, le tilleul, le fenugrec ou le thym.
Riadh, un jeune vendeur, nous explique les bienfaits de ses produits : «Le thym est expectorant et antiseptique. Il est réputé aussi pour relaxer les vaisseaux sanguins et permet de ralentir le processus d'oxydation des cellules. On le consomme en général en infusion, mais on peut le mettre aussi dans nos assiettes. Pour les fleurs de tilleul en infusion, elles sont efficaces contre les migraines, la fièvre et l'indigestion. Quant aux fleurs de lavande, elles favorisent le sommeil et agissent contre le stress et l'anxiété. On peut même pulvériser des huiles essentielles de lavande sur son oreiller.
Par ailleurs, voici des cornes de caprins séchées, conseillées pour ceux qui ont souvent des saignements du nez. Il suffit de brûler ces cornes et de les broyer de telle sorte qu'elles deviennent de la poudre qui servira à boucher, momentanément les narines et c'est vraiment efficace et sans danger !
Et pour les maux de ventre et les diarrhées, il n'y a rien de plus efficace que les petites graines de fenugrec qu'on avale avec un peu d'eau… D'autre part, si on souffre de bronchite, il suffit de mettre en cataplasme sur sa poitrine des feuilles chaudes de ricin pour se sentir soulagé…»
Mais dans cette boutique fascinante, on trouve aussi des étalages de fortune où figurent des caméléons séchés que l'on recommande à ceux dont les proches sont victimes un mauvais sorts suite à un acte de sorcellerie. Alors, on leur conseille de cuire ces caméléons dans une marmite avec des ‘‘mhames‘‘ et d'en donner à tous les membres de la famille. En outre, on trouve des poudres d'origine inconnue et des produits contrefaits qu'on vend pour ceux qui veulent confectionner des talismans et des gris gris, des oiseaux, des serpents séchés qu'on conseille à ceux qui souffrent d'un cancer, ainsi que des extraits divers et de l'encens pour combattre les djinns et les esprits maléfiques. «Ce produit d'Inde va vous aider à anéantir vos ennemis ! Tel autre sert à assaisonner les salades de votre mari infidèle afin qu'il tombe de nouveau amoureux de vous…». Tels sont les propos qu'on entend de la part de vendeurs, avides de gain facile, et ce, au déteriment de la santé du citoyen.
Attention à l'arnaque !
D'ailleurs, même dans certaines boutiques de friperie, on vend des crèmes antirides et antisolaires périmées, des shampoings et des traitements sans aucune étiquette ni date, des teintures pour cheveux, des crèmes antalgiques, des huiles antirhumatismales et des bandages sans aucune prescription Amel, femme au foyer, nous parle de sa mésaventure : «Un jour, j'ai acheté un shampoing anti-chute et dès la première application, j'ai eu des démangeaisons et des taches roses au niveau de la tête et de la nuque, ce qui a nécessité des soins coûteux chez un dermatologue, et ce, pendant 2 mois. Depuis, j'ai juré de ne rien acheter dans les commerces parallèles!».
Suite au décès récent de la jeune fille empoisonnée par des comprimés achetés sur Internet, les parents commencent à s'inquiéter du phénomène de la vente anarchique de médicaments de contrebande et de produits non contrôlés du point de vue sanitaire.
Samir, ingénieur, nous parle de sa mésaventure : «Il y a 2 mois, j'ai acheté en ligne des capsules de café à 120dt. Mais, quand j'ai reçu le paquet, j'ai trouvé que ces capsules sentaient le pétrole et semblaient bizarres. En outre, il n'y avait aucune date de fabrication ni d'étiquette. Alors, j'ai décidé de les jeter en jurant de ne plus rien acheter sur Internet…»
Inès, couturière dans une usine, nous dit qu'elle et ses copines avaient acheté des pillules minceurs sur Internet, à des prix attractifs, mais qu'elles n'avaient pas du tout maigri… C'est pourquoi elles ont décidé de ne plus en acheter, vu leur éventuelle dangerosité : «Seulement, quand nous nous sommes inscrites ensuite dans une salle de sport, on nous a donné des additifs nutritionnels pour avoir des muscles… Franchement, on a eu peur, surtout quand on se souvient du décès de Sabra ! A mon avis, il faut combattre ce phénomène qui sévit dans tous les gouvernorats où on parle de miracle, de guérison rapide, de beauté et de minceur. Franchement, je préfère rester grosse et laide que de mourir empoisonnée !»


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