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Le gouverneur : acteur principal du développement régional
Opinions
Publié dans La Presse de Tunisie le 23 - 06 - 2011


Par Taha BELKHODJA*
Le nouveau ministère du Développement régional n'arrive pas encore à remplir sa véritable fonction. C'est évident, il ne pourra pas encore le faire parce qu'il manque de moyens structurels d'exécution et de fonctionnement !
C'était une erreur depuis le premier gouvernement après la révolution, la solution existe pourtant, c'était au ministère de l'Intérieur, qui se chargeait autrefois du développement local et des affaires régionales, de faire transférer tout le département concerné audit nouveau ministère. Les gouverneurs, qui remplissent cette mission, seront désormais sous l'égide de ce nouveau ministère des affaires régionales et du développement local. Cette appellation dans cet ordre là est très significative parce que ce ministère sera tenu de s'occuper de toutes les affaires de la région, tous domaines confondus, aussi bien que du développement des différentes localités qui constituent le gouvernorat. Le développement régional ne doit pas être l'affaire du ministre de l'Intérieur, ayant une mission spécifique qui est la sienne se limitant à la sécurité, la sûreté et l‘ordre public, mais d'un ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Affaires régionales et du Développement local pour lui donner plus de pouvoirs en vue de garantir le résultat. On rapproche ainsi réellement le gouvernement du citoyen et ce sera une première de voir des véhicules immatriculés «01» circuler dans les régions, c'est un symbole de début de changement à ne pas négliger, c'est un détail qui a un effet psychologique assez important localement.
Il ne s'agit plus d'une simple mise en œuvre d'une volonté politique, aujourd'hui il faut passer immédiatement à l'action et donc faire participer plusieurs ministères à travers leurs représentations régionales, dont le chef d'orchestre sera le gouverneur, de préférence originaire de la région et pourquoi pas élu localement dans l'avenir «à l'américaine», celui-ci représentera tout le gouvernement et non seulement le ministère de l'Intérieur.
Le gouverneur remplit les mêmes fonctions que le haut fonctionnaire du ministère de l'Intérieur en France, cette fonction créée en 1800 par Lucien Bonaparte, frère de Napoléon, alors ministre de l'Intérieur à l'âge de 25 ans. Depuis le monde a beaucoup évolué et l'Etat délègue au préfet tous les droits de son autorité, il représente aujourd'hui l'ensemble du gouvernement.
Le gouverneur doit disposer d'un pouvoir de direction sur l'ensemble des services régionaux de l'Etat et assurer la coordination nécessaire à la mise en œuvre des politiques nationales en matière d'aménagement du territoire, de développement économique et social de la région tout en gardant une neutralité politique absolue.
Du moment que le gouverneur est le seul représentant officiel du gouvernement dans sa région, le gouvernorat, il ne peut être que rattaché qu'au Premier ministère. Nous avons obtenu notre indépendance depuis 1956, nous ne sommes pas obligés de suivre quiconque.
Cela éviterait certainement que sept ministres se déplacent en même temps pour faire part au public de leurs différents programmes de développement. On a vu d'ailleurs que le fait de sélectionner Sidi Bouzid, par rapport à d'autres, a provoqué une polémique dans la région.
Ces régions ont plutôt besoin de représentants permanents, comme celui de l'API avec son guichet unique, le centre d'affaires etc… La Tunisie dispose d'un Code d'incitation aux investissements «C.I.I.» qui favorise et privilégie ces zones souvent oubliées. D'ailleurs ces derniers temps, certaines de ces zones ont été très sollicitées, surtout par des sociétés étrangères. L'investisseur peut bénéficier d'encouragements fiscaux très intéressants, c'est une sorte de «paradis fiscal» !, oui pourquoi pas ?, il faut que l'investisseur ait les mêmes avantages que les entreprises exportatrices afin d'assurer la pérennité économique en vue d'un développement durable dans ces régions.
Comme il faut que l'Etat fasse un effort en renforçant l'infrastructure routière desservant ces zones et implante des unités de formation professionnelle, même d'une façon temporaire, suivant les besoins spécifiques locaux car le volet qualification de la main- d'œuvre demeure un problème très important pour l'investisseur.
Une fois les banques installées et toutes les mesures d'accompagnement établies, dont la sécurité en premier lieu, c'est au gouverneur, et à lui seul, de mener à bon port son gouvernorat. Cette tâche est très rude et nécessite beaucoup de capacités, on ne lui donnait pas l'importance requise auparavant car ces régions-là étaient le «frigo» des responsables indésirables. Aujourd'hui le gouverneur, doté de tous les moyens, doit être le seul maître à bord dans son «petit Etat». Ainsi, des actions dans un groupement d'intérêt commun et de complémentarité entre gouvernorats voisins est très recommandé. Le gouverneur a un rôle de médiateur, de trait d'union et de réducteur de tension, il est responsable de la mise en œuvre des priorités de l'ensemble de la politique gouvernementale. Il doit veiller à l'application des décisions du gouvernement, comme il a obligation d'un développement durable de sa région avec le comité de l'administration régionale «C.A.R» (les délégués et les chefs des pôles régionaux) en collaboration avec le conseil régional élu localement.
Dans ce cadre-là, les délégués ont un rôle très important à jouer, il faut abandonner définitivement les mauvaises habitudes, telles que ramener les bus pleins de gens pour applaudir etc.., il faut qu'ils s'occupent désormais de la construction de leur région. En cette période de crise, les délégués sont invités à assister les débats sociaux (employeur / Ugtt) en tant que médiateurs, afin de réduire les tensions, apaiser les esprits et sensibiliser les uns et les autres sur le fait que les grèves sont interdites et que les employés grévistes risquent le renvoi, en application des normes fondamentales internationales de l'Organisation internationale du Travail ( OIT ):
Situation de crise nationale aiguë
Le Comité de la liberté syndicale admet l'interdiction générale de la grève «dans une situation de crise nationale aiguë» (Recueil, paragr. 527). Sont, à l'évidence, visées en l'occurrence des circonstances exceptionnelles, par exemple un coup d'Etat contre un gouvernement constitutionnel donnant lieu à la proclamation de l'état d'urgence (Ibid., paragr. 528-530).
Recrutement de travailleurs pour remplacer les grévistes
Pour le Comité de la liberté syndicale, il n'est admissible de recruter des travailleurs pour remplacer les grévistes que dans les services essentiels au sens strict du terme, où la grève pourrait être interdite, ou si la grève devait créer une situation de crise nationale aiguë (Recueil, paragr. 570 et 574).
Comme les délégués sont tenus de renforcer très largement l'attractivité des territoires ruraux et garantir la même qualité de services sur tout le territoire. Les omdas de leur côté après le deuil des «ostoufidas», doivent se convertir en maillants forts du développement local. Ainsi ils doivent rendre compte aux délégués des situations de l'environnement urbain afin de contrôler les actes des collectivités territoriales.


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