"TAWHIDA", robot éducatif pour la sensibilisation sanitaire en dialecte tunisien    CSS : Cinq joueurs prêtés pour renforcer les clubs tunisiens    Lancement de GreenGate: le répertoire des acteurs de l'écosystème entrepreneurial vert tunisien    Picasso: l'éternel réinventeur de l'Art    Tunisie-Koweït : vers des relations bilatérales renforcées    Les ports tunisiens entrent-ils enfin dans l'ère du digital ?    Arbitrage en crise : les arbitres passent à l'action ?    Football : le Paris Saint-Germain confirme l'achat de l'attaquant tunisien Khalil Ayari    Taekwondo : Amenallah Trabelsi décroche l'argent pour la Tunisie au tournoi d'Al Fujairah    Amendes autocollantes vs changuel : quelle alternative pour le recouvrement et la sécurité ?    Tout sur le nouveau SUV Mahindra 3XO : la voiture pensée pour la vie quotidienne des Tunisiens, économique et fonctionnelle (Vidéo)    Paiement de la taxe de circulation 2026 : dates limites selon le type de véhicule    Les municipalités vous invitent à régulariser vos biens saisis avant cette date    Scandale SNDP-Agil : Quand le kérosène des Tunisiens finançait les privilèges d'une élite    Egypte : la chanteuse tunisienne Sihem Grira décédée    Choc en Omra : suspension de 1800 agences pour protéger les droits des pèlerins    Tunisie : Alerte aux vents forts demain, mercredi    PSG : un jeune Tunisien bientôt dans l'équipe première    Mounir Zili - Agriculture Durable vs Agriculture «Rentable»: Le choc des modèles au cœur de l'olivier tunisien    La Fédération de l'Enseignement Secondaire suspend le boycott des examens    Mohamed Harbi: Un grand frère disparu    Kaïs Saïed appelle les sociétés ''SNIT'' et ''SPROLS'' à accélérer la construction de nouveaux quartiers    Relations irano-américaines : Pezeshkian mise sur des pourparlers sans « attentes irréalistes »    Zakat al-Fitr 2026 : Montant fixé à 9 euros    Hédi Bouraoui - Transculturalisme et francophonie : un compte rendu par Una Pfau    Quand débutera le Ramadan 2026 en France ?    Festival Mon premier film Documentaire MyfirstDoc 2026 : appel à films documentaire d'écoles de cinéma de Tunisie    Journée des Maths 2026 à la Cité des Sciences à Tunis : les chiffres à la portée de tous    Le ministre de l'Emploi : le taux d'insertion des diplômés de la formation professionnelle dépasse 70 %    Sfax rassemble ses livres    Yadh Ben Achour : Le déclin de l'universalité des droits de l'homme (texte intégral)    ATMEDIA lance la première session de formation sur l'intelligence artificielle pour les journalistes    Météo en Tunisie : ciel nuageux, rafales de vent dans le sud    Décès de l'actrice de'' Home Alone''    Match Tunisie vs Egypte : où regarder la finale de la CAN Handball 2026 ce 31 janvier?    Ooredoo Tunisie Sponsor Officiel du Champion du monde Mohamed Khalil Jendoubi    La Tunisie au Conseil de Sécurité : Rien n'a changé dans les territoires palestiniens occupés, le cessez-le-feu reste violé par la puissance occupante (Vidéo)    Constituants sans constitutionnalisme, thème des Journées Abdelfettah Amor    Le Forum Chokri Belaid des Arts se déroule dans sa 9ème édition du 1er au 7 février 2026    Le cirque Paparouni s'installe à Carthage durant les vacances scolaires et présente Jungle Book    D'où vient un trésor historique découvert à Houaria ?    Décès d'une star du football, Mahfoudh Benzarti : une carrière singulière    Document – Le discours-évènement du Premier ministre canadien Mark Carney à Davos : privilégier les valeurs, face à la domination    Penser le futur par le passé: Carthage antique et le boomerang colonial dans la géopolitique du Groenland    Abdellaziz Ben-Jebria – Mes périples et maisons : lieux en souvenir    Professeur Amor Toumi: Père de la pharmacie et du médicament en Tunisie    Programme Ceinture Verte en Tunisie : reboisement pour lutter contre la dégradation des sols et la désertification    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Liberté chérie
Le pouvoir des mots
Publié dans La Presse de Tunisie le 31 - 08 - 2011

«Et par le pouvoir d'un mot, je recommence ma vie … liberté» (Paul Eluard)
La société tunisienne a plutôt été servie par des évènements rapides et radicaux.
Et depuis toujours l'impression dominante c'est qu'un esprit vivace et bénéfique souffle en Tunisie et même que tout s'arrange en Tunisie. Beaucoup l'ont dit «l'Esprit souffle en Tunisie.» Mais cette société est divisée, car les principes de base ne sont pas partagés par tous, et même divergent dangereusement et les vieux démons resurgissent, les démons du passé ancien et récent. Il faudrait au pays capable de grandes choses un soulèvement, une Aufhebung ce qui dans la philosophie allemande désigne en même temps qu'un soulèvement, un dépassement; familièrement on dirait qu'on efface tout et on recommence tout en gardant ce qui a de la valeur et a fait ses preuves. On reviendrait aux sources en faisant un bond en avant grâce au seul souci du bien commun. C'est possible; il faut croire en notre étoile.
Il faudrait se demander cependant pourquoi avec la bonne tige de l'émancipation et de la solidarité croissent les herbes de l'intolérance et du doute absolu et surtout une tentation d'anarchie.
Le premier risque c'est l'anarchie; comme si le souffle d'air frais avait tourné les têtes et poussé bon nombre d'enfants gâtés, esprits posés au départ, à mal tourner. C'est une tentation de prendre toutes ses aises sans rendre aucun compte.
Chacun peut voir les débordements des trottoirs en marchandises hétéroclites mais on peut aussi craindre les comportements limités des conducteurs et des particuliers dans une agressivité qui éteint presque nos espérances. C'est plus grave si de vieilles querelles régionales ou claniques qu'on croyait éteintes produisent des heurts dommageables. C'est comme si le maintien sous la botte nous soudait et nous rendait tolérants alors que la libération se fasse en règlements de comptes et en dénonciations sommaires.
Avec la démocratie toute neuve, donc fragile, on fait une surenchère de propositions divagantes au vu et au su de ceux qui vivent une vie pénible et demandent simplement et légitimement des principes et des règles clairs et nets avec une amélioration de la vie quotidienne.
Mine de rien
On voudrait axer sur nos libertés et le fait que le plus dangereux pour elles n'est pas l'imposition de la censure mais l'acceptation passive de ceux qui en sont victimes.
Mine de rien, oui sans grand slogan et sans mot d'ordre sont grignotées nos libertés quotidiennes. L'air de rien, un phénomène d'apparence minime nous entraîne malgré nous vers de grandes conséquences/ sans incident et on ne voyait pas de problème mais en présentant l'artiste Sihem Belkhodja nous dit quelque chose qui nous stupéfie.
C'était début mai. Il y avait la semaine de la danse comme chaque année.
La grande artiste Pietragalla se produisait dans un super spectacle. Il y avait déjà quatre jours que les spectacles avaient lieu mais ce jour-là, un vendredi, les radios et les télés ont refusé de diffuser le spot car c'est un vendredi. Alors cela a sidéré le public nombreux venu pour La Pietragalla.
Mine de rien et de façon inexpliquée c'était le premier jour d'une censure insidieuse, non annoncée, non revendiquée mais à l'œuvre sur plusieurs métiers de l'audiovisuel, censure que personne n'avait formellement revendiquée mais de nature à nous faire trembler pour l'avenir de l'art et l'avenir tout court. Et mine de rien, c'est la société qui est minée par la censure ou les agressions physiques et verbales.
Homme libre toujours tu chériras la mer
La seule sagesse c'est l'union sur des principes de base des droits égaux pour tous et toutes, surtout la reconnaissance des artistes. Les amateurs des arts doivent supporter les obsédés du péché et de la licence. Et réciproquement, la période estivale a connu soit des dérives soit des indifférences; il est temps de se réveiller. Il s'agit d'aborder des rives inconnues avec la dynamique, le courage et l'endurance des hommes de la mer.
Chaque Tunisien, chaque Tunisienne peut œuvrer pour le bien commun et le progrès social politique et spirituel dans la tolérance, étant entendu que la limite de l'acceptation c'est bien le respect des libertés de pensée, d'association, de réunion, le droit des femmes, les valeurs républicaines sont un absolu.
Prenons le risque d'avoir des dirigeants qui ont des idées tranchées mais ne tranchent ni des têtes ni des libertés. Nous sommes dans ce mouvement exaltant de la liberté guidant le peuple de Delacroix. Et que le pays si novateur reste l'éclaireur des autres révolutions et qu'il soit protégé comme il l'a été souvent. Et que la générosité, présente dans l'allégorie, prouve à profusion que les Tunisiens sont les fils d'Hannibal, franchissant les montagnes les plus hostiles.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.