Le Pr Slim Laghmani, candidat de la Tunisie au poste de juge au tribunal international du droit de la mer    Salsabil Klibi - Sadok Belaid, le savant et l'esthète    Opportunité pour la communauté tunisienne aux USA et au Mexique    Découvrez le litre d'essence le plus cher du monde    Tunisiens, préparez-vous : Travaux majeurs sur l'A1 Nord dès ce mercredi !    FTF : Qui sera le prochain directeur technique pour guider le football tunisien ?    Forme-toi, développe tes compétences et pars : ce projet t'accompagne pour une migration professionnelle organisée vers la France    Météo en Tunisie : ciel partiellement nuageux, températures en légère hausse    Le derby de la capitale...quand?    Taxis, louages et transport rural en grève le 27 avril en Tunisie    Météo de la nuit en Tunisie    Le Théâtre municipal de Tunis fermé pour travaux à partir du mois de mai 2026    Vidéo-Buzz : la pub LEGO spécial Coupe du monde 2026 avec les stars du foot : secrets de tournage    Comprendre le système de la "Bette" et ses règles en Tunisie    Réunions de printemps 2026 du FMI et de la Banque mondiale : Alors que tout change...    Tous les matchs de la Ligue des Champions aujourd'hui : horaires et chaînes    La NASA intègre le couscous au menu des astronautes de la mission Artemis II    Sadok Belaïd: Trois moments forts    Soliman plage: Préserver la station balnéaire de la progradation de la côte    11 Tunisiens rapatriés du Liban arrivent à Tunis    Prix des cinq continents de la Francophonie 2026-2027 : lancement de l'appel à candidatures    Metline 2040 et le rapport d'or: Vers une ville durable à vocation biomédicale et de bien-être    L'Université de Tunis et l'Université Gustave Eiffel à Paris scellent une coopération académique et scientifique    Le président de la République clarifie la hausse des salaires    Analyse - Récupération en Iran: «Il faut sauver le pilote Ryan»    Journées du Film Francophone 2026 à Tunis, Sousse et Sfax : 15 films de 13 pays à découvrir du 9 au 25 avril    Galaxy A57 5G et le Galaxy A37 5G avec des fonctionnalités de niveau professionnel dévoilés par Samsung    6 avril 2000 : disparition du fondateur de la République tunisienne Habib Bourguiba    Météo en Tunisie: ciel nuageux, vent faible à modéré    Trump met l'Iran en demeure : moins de 48 heures avant ''l'enfer''    Samia Salma Belkhiria - L'agriculture biologique en Tunisie: Un grand potentiel à promouvoir    Tunisia Digital Summit, TDS 10 : le partenariat public–privé– startups au cœur de l'innovation digitale    Augmentation tarifs Musées Tunisie 2026 : Agences de voyage en colère    FIFEJ 2026 à Sousse : un festival du film dédié à la jeunesse plus ambitieux et inclusif    Samsung Electronics leader du marché mondial des téléviseurs pour la 20ème année consécutive    Gouverner dans le brouillard permanent: les trois qualités du dirigeant de demain    Selim Sanhaji nommé à la tête des Journées théâtrales de Carthage 2026    Lorand Gaspar: Le poète des instants fugaces    Artémis II lancée : une mission spatiale habitée vers la lune, plus de 50 ans après Apollo 17    Mohamed Nafti: L'engrenage de la destruction    Enseignement supérieur en Tunisie : chiffres clés, étudiants, diplômés et recherche en forte activité pour l'année 2024-2025    L'effet Jaouadi ou le triomphe de l'excellence opérationnelle    Le champion du monde tunisien Ahmed Jaouadi remporte la médaille d'or avec un nouveau record au championnat des universités américaines    Saison Méditerranée 2026 : Louis Logodin annonce une programmation culturelle franco-tunisienne    Décès du journaliste Jamal Rayyan, figure historique d'Al Jazeera Arabic    "Monsieur Day", In memoriam    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les changements tardent à venir
Système de la formation professionnelle
Publié dans La Presse de Tunisie le 21 - 04 - 2012

• Nécessité de l'évaluation des programmes des centres de formation professionnelle et du suivi des apprenants après la formation.
• Certains centres sont vides car les apprenants ne sont pas intéressés par les spécialités enseignées.
• Révision nécessaire de la formation par alternance pour une meilleure qualification des apprenants.
• Plusieurs équipements sophistiqués dans certains centres de formation – introuvables dans certaines entreprises – sont sous-exploités ou inutilisés.
Le taux de chômage des diplômés de la formation professionnelle est important. Plusieurs apprenants n'ont pas pu, en effet, s'intégrer dans la vie active – dans le cadre d'un recrutement dans une entreprise économique ou en s'installant à leur propre compte – malgré un temps passé dans un centre de formation pour apprendre un métier. Certificat d'aptitude professionnelle, brevet de technicien professionnel et brevet de technicien supérieur sont autant de diplômes qui ne permettent plus de décrocher un emploi. Cela démontre donc la défaillance dont a souffert le système de la formation professionnelle depuis des années.
M. Mustapha Lakhal, président de l'association «Tashih » de la formation professionnelle, M. Chahine Mahfoudh, secrétaire général, Mme Nabila Toumi, Trésorière et M. Habib Elwed, chargé de l'information et de la communication, ont analysé la situation précaire dans laquelle se trouve le système de la formation professionnelle qui mérite une vraie restructuration en impliquant – sans exclusion aucune – dans le cadre d'une consultation élargie les représentants de la société civile, des professionnels, des promoteurs des petits métiers et des premiers concernés, à savoir les formateurs qui n'ont pas été invités tous, par le passé, pour exprimer leurs points de vue et formuler leurs propositions.
Mauvaise assimilation des connaissances
Selon M. Chahine Mahfoudh, « l'association ‘‘Tashih'' de la formation professionnelle a été créée le 8 mars 2012 et fait suite à un processus lancé en 2011 dans le cadre d'une pétition envoyée au ministre de la Formation et signée par 1.327 personnes. Les responsables au ministère nous ont écoutés, mais il n'y a pas eu vraiment une suite à nos doléances. Nous demandons à ce que notre association soit impliquée dans la révision des programmes du secteur de la formation professionnelle».
En attendant, il est nécessaire de mobiliser les moyens nécessaires et de les gérer de façon optimale pour appliquer l'approche par compétence dont on a tant parlé par le passé. « Le suivi de l'implantation d'une spécialité ne se fait pas », estime M. Mustapha Lakhal. Cela a pour conséquence, une mauvaise assimilation des connaissances par les apprenants dont certains abandonnent les cours au milieu de l'année car ils pensent que ceux-ci ne sont pas d'une grande utilité et ne permettent pas d'apprendre quelque chose de solide qui les qualifient à s'intégrer dans la vie active. « Je connais des apprenants de haut niveau, inscrits dans le cadre du brevet de technicien supérieur qui ont été déçus et préfèrent abandonner les cours », explique notre interlocuteur.
D'ailleurs, les centres de formation professionnelle et de travail indépendant n'ont pas donné les résultats escomptés dans la mesure où peu d'apprenants ont pu réaliser leurs projets. Cela nous amène à dire qu'il ne suffit pas de créer des structures mais de savoir les gérer de façon rationnelle en effectuant le suivi nécessaire de l'insertion des jeunes. Les investissements doivent être rentabilisés même s'ils proviennent des dons ou des crédits des partenaires étrangers comme l'Union européenne.
L'objectif de ces centres consiste pourtant à enraciner l'esprit entrepreneurial chez les apprenants afin qu'ils puissent s'installer à leur propre compte une fois leur diplôme en poche. Même les centres de formation professionnelle ordinaires n'ont pas donné satisfaction, selon nos spécialistes, puisque nombre de chefs d'entreprise ne sont pas contents des personnes recrutées, qui ne semblent pas assez qualifiées pour certaines tâches bien qu'elles aient subi une formation pendant plusieurs mois. Les autorités ont tant parlé de la formation des formateurs – pour adapter leurs connaissances aux nouvelles technologies – d'indicateurs relatifs au nombre de centres, d'apprenants, de spécialités, mais ils n'ont jamais effectué une vraie évaluation à même d'identifier les points forts et les lacunes qui restent à corriger pour une formation professionnelle plus efficiente et répondant réellement aux besoins de l'économie nationale.
De plus, certaines spécialités n'attirent plus les apprenants comme celles de l'horlogerie et la bijouterie. « Le centre de Gammarth a changé de spécialité en intégrant la pâtisserie », constate Mme Toumi. Ce changement est motivé selon les responsables de tutelle par le fait que le centre se trouve dans une zone touristique où existent plusieurs établissements hôteliers. D'autres centres régionaux sont vides ou presque car ils enseignent des spécialités non adaptées aux besoins de la région. Certaines zones ne disposent même pas d'un tissu industriel développé. C'est le cas aussi des spécialités des «arts du feu » et des viandes rouges dont le centre se trouve à Sidi Béchir. Il est donc tout à fait normal que les apprenants se trouvent au chômage après leur formation.
La restructuration doit concerner, aussi, selon le président de l'association, la formation par alternance surtout que des entreprises dans les régions n'ont pas la capacité d'accueillir un grand nombre d'apprenants. « Dans une région, on peut trouver une seule entreprise qui n'a pas les moyens pour prendre en charge un nombre élevé d'apprenants dans le cadre de la formation par alternance ». Après le premier programme de mise à niveau de la formation professionnelle (Manforme 1), on essaye de boucler au plus vite la deuxième phase du même programme pour pouvoir lancer un autre au cours de la prochaine période, mais les changements sur le terrain tardent à venir. Plusieurs équipements sophistiqués dans certains centres de formation — introuvables dans certaines entreprises — sont sous-exploitées ou inutilisés.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.