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Pour le bien-être des Hommes et de la Terre
«Nature+»
Publié dans La Presse de Tunisie le 02 - 07 - 2012

De notre envoyée spéciale à Rabat Najoua Hizaoui
Après Rio, c'est l'île de Jéju (République de Corée) qui abritera du 6 au 15 septembre prochain, le plus grand et le plus important événement mondial. Il s'agit du congrès mondial de la nature de l'Union internationale pour la conservation de la nature, qui verra la participation d'environ 8000 délégués, les chefs de gouvernement, les ONG et les professionnels de toutes les régions du monde possédant des expertises de terrain diverses, invités à partager des connaissances sur la façon de gérer notre environnement naturel pour le bien-être de l'humanité et toute la vie sur terre.
Les objectifs et les thèmes du congrès ont été présentés, récemment, à Rabat par M. Brian Thomson, directeur adjoint de la communication monde, médias, campagne et contenu éditorial, lors de la rencontre des professionnels de la communication environnementale en Afrique du Nord, organisé conjointement par l'Uicn et la Fondation Mohamed VI pour la conservation de la nature.
Le thème retenu est «Nature+», un slogan choisi pour traduire l'importance fondamentale de la nature et son lien inhérent à chaque aspect de nos vies. «La nature est intrinsèquement forte, mais nous devons améliorer la rapidité avec laquelle nature et population s'adaptent aux changements climatiques», affirme Julia Marton-Lefèvre, directrice générale de l'Uicn. «Si nous parvenons à améliorer la solidité de la nature, les écosystèmes seront plus résilients et les populations, les communautés et les économies se porteront mieux», ajoute la directrice.
La conservation de la nature fonctionne certes, mais, «la lenteur apparente des décisions mondiales sur les questions environnementales cache ce qui se passe réellement sur le terrain», souligne Enrique Lahmann, directeur du congrès de l'Uicn. « De nombreux résultats à l'échelle locale montrent qu'investir dans la nature et restaurer des aires naturelles entraînent des bénéfices sociaux et économiques. Même si tous les succès ne peuvent pas toujours être reproduits dans tous les écosystèmes ou systèmes culturels ou politiques, ils indiquent malgré tout comment rendre la nature plus résiliente à l'échelle mondiale», précise M. Lahmann.
Quatre thèmes fédérateurs
Les assises du congrès seront focalisées sur quatre thèmes fédérateurs : le climat, le développement, les êtres humains et la gouvernance et la nourriture.
En effet, l'Uicn met la nature au cœur des solutions permettant de répondre aux changements climatiques. Des forêts, des côtes et des zones humides saines peuvent stocker des quantités considérables de carbone et aider les populations à s'adapter aux effets des changements climatiques qui se font sentir partout dans le monde. S'ils sont conçus de façon équitable et durable, des mécanismes tels que la réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts (Redd) peuvent réduire les émissions, préserver la biodiversité et améliorer le bien-être humain.
Lors du congrès mondial de la nature 2012 à l'île de Jéju, l'Uicn appellera les décideurs à investir dans la nature, dans sa protection, sa gestion, sa gouvernance, ce qui améliorera la résilience et réduira la vulnérabilité des populations humaines aux effets des changements climatiques. Le congrès réunira d'éminents spécialistes du monde entier en matière d'environnement et de développement afin d'améliorer les modalités de gestion de notre environnement naturel en vue du développement humain, social et économique.
A l'évidence, l'économie mondiale s'est développée et a changé considérablement depuis quelques décennies. S'il est vrai que certains indicateurs de développement, comme le revenu et l'espérance de vie, se sont améliorés, les bienfaits de la croissance économique mondiale sont inégaux. Les inégalités sociales et la dégradation environnementale, qui se sont énormément aggravées, découlent directement d'une gestion non viable des richesses naturelles de la planète.
L'Uicn souhaite un passage rapide à une économie « verte ». Une économie verte reconnaît que le bien-être humain dépend essentiellement de la nature, ainsi que des bienfaits et des services indispensables qu'elle assure. La santé des forêts, des zones humides, des bassins versants et d'autres écosystèmes est un facteur essentiel du maintien des moyens d'existence des populations locales et permet de réaliser des investissements.
Les assises du congrès se pencheront sur l'idée d'inciter les pays pour agir collectivement en vue de la réforme de l'économie, de façon à éliminer la pauvreté, protéger la diversité biologique et les services écosystémiques d'une part, et à identifier ceux susceptibles de mieux refléter le degré du bien-être humain, d'autre part.
Le congrès de l'Uicn s'attachera à montrer que l'économie verte est un vecteur de développement durable et il présentera différentes modalités permettant d'incorporer l'apport de la biodiversité et des services écosystémiques aux activités économiques et sociales.
Les décisions sur la gestion et l'utilisation de la nature ne sont pas toujours bonnes ni équitables et les bienfaits de la nature ne sont pas également partagés. Les pays les plus riches sont mieux placés pour en récolter les avantages, tandis que les nations et les collectivités plus pauvres supportent les coûts de la perte de la diversité biologique et ne bénéficient guère de la nature. Comment rééquilibrer cette situation ?
Le congrès de la nature mettra en exergue des modalités permettant de partager le pouvoir, la responsabilité et les avantages liés aux ressources naturelles et montrera comment améliorer la législation et la réglementation de façon à les rendre plus transparentes et plus solidaires. Il proposera des modalités pour renforcer les droits des peuples autochtones et d'autres peuples et communautés vulnérables.
Par ailleurs, la question relative aux liens entre la diversité biologique, l'eau et la nourriture, sera analysée. En matière d'amélioration de la sécurité alimentaire, il y a un élément méconnu : les décideurs ne savent pas que pour les populations rurales les moins développées, qui représentent 70% de l'ensemble de la population mondiale, la nature est une source de nourriture très importante. La perte de la biodiversité et la dégradation des écosystèmes portent atteinte à la santé, aux moyens d'existence des populations, à la production alimentaire et à l'approvisionnement en eau salubre.


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