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Après la révolution de la dignité, la révolution du savoir
Palais de Carthage — Conférence d'Ahmed Zewail, Prix Nobel de chimie en 1999
Publié dans La Presse de Tunisie le 09 - 07 - 2012

Contrairement aux pays occidentaux, qui ont pu réaliser un bond économique, grâce au développement de la recherche scientifique, cette dernière n'a pu prendre son envol dans le monde arabe, freinée par plusieurs obstacles. « Nous ne pouvons avancer et atteindre le degré de développement des pays occidentaux si la recherche scientifique n'évolue pas dans les pays arabes », a souligné l'éminent chercheur égyptien Ahmed Zewail, prix Nobel de chimie, lors de la conférence qu'il a donnée, samedi dernier, au Palais de Carthage, dans le cadre du cycle de conférences organisées par la Présidence de la République.
Le chercheur, qui avait obtenu le prix Nobel en 1999 pour avoir réussi à photographier, grâce au système laser, le mouvement des atomes lors de réactions chimiques élémentaires, a relevé que si les révolutions arabes ont réussi à renverser les dictatures et engagé les pays sur la voie de la démocratie et des libertés, elles n'ont pas été accompagnées d'une révolution des savoirs et des connaissances, demeurés au même stade dans les régions du monde arabe. « Il y a plus de cinq cents ans, eut lieu la révolution agricole. L'Europe a vécu, par la suite, la révolution industrielle. Il s'agit de révolutions mécaniques. Les pays arabes ont vécu la révolution de la pensée, de la dignité. Il est temps pour eux, aujourd'hui, de faire la révolution du savoir et des connaissances », a relevé le chercheur émérite. Le renversement des dictatures pourra avoir un impact positif sur le développement de la recherche qui n'a pas pu, jusqu'ici, connaître un véritable essor dans le monde arabe, en raison des multiples entraves d'ordre politique et économique qui ont ralenti son développement, a souligné M. Zewail, ajoutant que la conjoncture actuelle , favorable à l'éveil scientifique, pourra permettre aux pays arabes de redonner à la science la place qui lui revient en lui consacrant les ressources humaines et financières nécessaires.
Plusieurs obstacles ont freiné le développement de la recherche dans les pays arabes, se traduisant par un net recul des avancées scientifiques. Ainsi, la quasi-absence de réalisations et d'innovations dans les diverses disciplines ont relégué ces pays en bas du classement des régions qui ont réalisé des performances scientifiques, à l'échelle mondiale, à l'instar de l'Iran. Les raisons de ce retard sont imputables à plusieurs facteurs : premièrement, la négligence des anciens pouvoirs en place ; deuxièmement, l'absence de conscience quant à l'importance de la recherche dans le développement économique ; troisièmement, les défaillances des systèmes d'enseignement et de recherche et leur inadéquation par rapport aux besoins et spécificités économiques des pays en question... Tout cela a constitué autant d'obstacles au rôle qu'est appelé à jouer la recherche dans la croissance économique de ces pays. « Les défis qui se posent aux pays arabes sont grands, a affirmé, à ce propos, M. Ahmed Zewail. Nous devons faire la révolution de la recherche dans les pays arabes. Nous devons mettre en place un nouveau système d'enseignement et de recherche plus performant, basé sur le rendement et le travail de compétences hautement qualifiées, afin de pouvoir atteindre le stade de développement de pays comme l'Iran ou la Turquie dans le domaine des sciences et de la recherche. Pour y arriver, il faut beaucoup de travail et notamment de la discipline ». Par conséquent, les gouvernements en place doivent réviser les systèmes d'enseignement ainsi que les structures de recherche existantes, en vue d'accroître les innovations et d'impulser la croissance économique à l'échelle du monde arabe. « Ce qui suppose une réelle volonté politique de changer les choses, a observé le chercheur égyptien. Sans recherche, il n'y a pas d'innovation, sans innovation, il n'y a pas de développement industriel ».
De son côté, le président de la République a affirmé que «les anciennes dictatures arabes ont favorisé la fuite des cerveaux, craignant que ces compétences ne leur fassent de l'ombre», jugeant, par ailleurs, indispensable de «tirer les leçons du passé». Et d'ajouter: «Le prochain défi auquel fait face le monde arabe consiste à promouvoir la recherche scientifique et à favoriser la création et l'innovation ».


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