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Clowneries israéliennes
Chronique du temps passé
Publié dans La Presse de Tunisie le 16 - 05 - 2010


Par Hmida BEN ROMDHANE
Le 26 avril dernier, Ivan Prado, «le plus grand clown d'Espagne», atterrissait à l'aéroport Ben Gourioun à Tel-Aviv. Le but de son voyage était d'aller à Ramallah pour «aider les Palestiniens à organiser un festival du rire». L'intention est bonne, surtout quand il s'agit d'un peuple qui a rarement l'occasion de rire et trop souvent l'occasion d'être en deuil.
Mais c'était compter sans les services du Shin Beth qui lui avaient confisqué son passeport et l'avaient soumis à un interrogatoire de six heures sur ses «liens avec les organisations terroristes», avant de le placer dans le premier avion en partance pour Madrid. Le professionnel du rire espagnol ne devait pas trouver drôles ces méthodes brutales qui ont fait dire au commentateur du quotidien Haaretz, Gideon Levy, que «les vrais clowns sont ces gens du Shin Beth».
Un clown qui ne fait pas rire est un clown sinistre, et ce genre de personnages pullule en Israël. On les trouve au Shin Beth, parmi les responsables de l'expulsion d'Ivan Prado ou de l'interdiction à des étudiants palestiniens de poursuivre leurs études à l'université d'Al Qods pour avoir refusé de jouer les espions pour le compte d'Israël. On les trouve au Mossad parmi les falsificateurs de passeports servant aux exécutions extrajudiciaires à Dubaï et ailleurs. Ils se trouvent aussi et surtout dans les hautes sphères politiques où les décisions contestables et contestées au niveau planétaire sont prises, et où les déclarations les plus absurdes et les plus ridicules sont vociférées quasi quotidiennement.
Parfois ces responsables sont si impatients de s'adonner à leurs exercices clownesques qu'ils les font même à 10.000 kilomètres de chez eux. L'ancien videur de boîte de nuit et actuel ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, était en voyage au Japon quand il avait eu ses dernières démangeaisons : «Les innombrables gestes d'Israël envers les Palestiniens ont été accueillis par des gifles en plein visage. Nous avons pris des initiatives unilatérales en décidant un moratoire sur la construction en Judée-Samarie (Cisjordanie), nous avons reconnu le principe des deux Etats pour deux peuples, et, pour toute réponse, nous avons eu la glorification du terrorisme».
Voici le genre de déclarations que Lieberman trouve urgent à faire à 10.000 kilomètres de chez lui, de Tokyo où il est en voyage officiel. Il est vrai que les démangeaisons ça ne peut pas attendre. Et les démangeaisons d'Avigdor Lieberman consistent en un urgent besoin de mentir et de déformer la réalité dans un élan irrésistible de cynisme et de mauvaise foi.
Mais au sein du gouvernement israélien, les clowneries ne sont pas le monopole de Lieberman, tant s'en faut. Alors que ce gouvernement n'a cessé de prendre à témoin le monde, se plaignant que les Palestiniens refusent même les discussions indirectes proposées par Washington, deux jours après que Mahmoud Abbas les a acceptées, le ministre israélien de la Sécurité publique, Yitzhak Aharonovitch, a affirmé que son gouvernement va procéder bientôt à la destruction de maisons arabes à Jérusalem-Est pour dégager les terrains nécessaires à la construction de colonies.
Le but de la manœuvre est clair : donner le «prétexte» aux Palestiniens pour arrêter les négociations indirectes, entamées le week-end dernier, et reprendre aussitôt la propagande habituelle sur le thème usé de «l'absence de partenaires pour faire la paix»…
Le Premier ministre Benyamin Netanyahu est pire que ses ministres, et cela tout le monde le sait depuis son premier mandat de chef de gouvernement en 1996. Il était à l'époque déterminé à saborder les accords d'Oslo, alors âgés de 3 ans, et il avait réussi dans sa mission destructrice.
Dans son second mandat de Premier ministre, entamé l'année dernière, n'ayant plus d'accords de paix à saborder, Netanyahu s'est visiblement donné pour mission de colmater toute brèche susceptible de laisser transparaître un rayon de lumière annonciateur d'un espoir de paix. Sachant pertinemment que s'il ne faisait aucune concession sur Jérusalem, il n'y aurait aucune solution avec les Palestiniens, il s'accroche désespérément à son «droit de propriété» sur la ville sainte comme ultime barrage contre le danger de paix qui fait peser sur Israël le pire des périls : la normalisation au niveau international et l'intégration au niveau régional.
La dernière trouvaille de Netanyahu pour soutenir son «droit de propriété» sur la ville sainte est puisée directement dans l'Ancien Testament. Il en a fait état solennellement devant les parlementaires israéliens réunis à la Knesset : «Jérusalem et son nom hébreu ‘‘Sion'' sont cités 850 fois dans l'Ancien Testament».
Selon cette logique, puisqu'elle est citée 850 fois dans l'Ancien Testament, la ville sainte revient de droit aux Israéliens, alors que les Arabes et les Musulmans qui y vivent depuis le septième siècle de l'ère chrétienne n'y ont aucun droit… Gideon Levy a raison : ce sont des clowns qui ne font rire personne.


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