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Le Capjc change de cap
Formation des journalistes
Publié dans La Presse de Tunisie le 07 - 10 - 2012

Bientôt de nouvelles formes d'intervention et un nouveau statut pour une gestion plus souple
Voilà bientôt deux ans que le journalisme est mis à l'épreuve de la liberté. Résultat : un paysage médiatique marqué par la grande diversité éditoriale et qualitative du côté des médias privés et une liberté d'expression qui peine à trouver sa voie dans les médias publics. Acteur sollicité, le Capjc réaffirme aujourd'hui sa posture scientifique et didactique en changeant, toutefois, de stratégie ; en mettant plein cap sur les rédactions... Contexte et détails d'une réforme en profondeur, avec Abdelkrim Hizaoui, maître assistant à l'IPSI et directeur du Centre depuis juillet 2011.
Le 18 septembre dernier serait probablement retenu comme une date charnière dans les annales du Centre africain de perfectionnement des journalistes et des communicateurs (Capjc). Le centre réunissait ses partenaires nationaux et internationaux, anciens et nouveaux. A l'ordre du jour de son directeur Abdelkrim Hizaoui, l'annonce d'une nouvelle stratégie sur cinq ans dans laquelle ces derniers étaient invités à s'impliquer. On y retrouve notamment les représentants des principaux médias nationaux publics et privés et les partenaires de la coopération. Mais cette fois, à côté des partenaires traditionnels tel Friedrich Naumann, la rencontre s'élargissait à CFI, à la DW Akademie, à l'International Media Support, à l'International Budget Partnership, à l'Arab Report for Investigation Journalism et à Article 19... Autant de «coéquipiers» devant appuyer les projets et les nouvelles orientations du centre qui fêtera son trentième anniversaire en 2013.
Etat des lieux et chantiers de la liberté
«En trente ans d'existence, le Capjc s'est installé durablement dans le paysage médiatique, comme acteur en Tunisie et dans la région. Juridiquement dépendant du gouvernement, il a fini par être verrouillé lors de la dernière décennie où les programmes de ses sessions et ses thèmes de réflexion étaient méthodiquement filtrés ...» Pour en venir à la réforme, A. Hizaoui, à la tête du centre depuis juillet 2011 devait commencer par dresser un état des lieux. Et le côté visible de l'iceberg est indéniablement l'uniformité des méthodes de formation longtemps limitées à un format unique. Il s'agit des habituelles sessions intensives de trois à six jours dispensées dans les locaux du centre et qui, de l'avis de tous, ont surfé, pendant de longues années sur la vague des nouvelles technologies et des genres «politiquement corrects», occultant les besoins plus larges des salles de rédaction et esquivant les vraies recettes de la liberté d'expression, s'épargnant, à titre d'exemple, les peines et les risques du journalisme d'investigation...
«Le 14 janvier 2011, la presse tunisienne a basculé d'un état de censure à un état de totale liberté, mais comme la liberté a pour corollaire la responsabilité, se pose alors la question de la redevabilité...» Et pour le directeur du CAPJC, l'un des pendants de la liberté d'expression n'est autre que la maîtrise professionnelle et la qualité éditoriale... Conditions qui font aujourd'hui la Une des besoins des médias. Et une analyse de ces besoins vient de dicter au centre la nécessité d'enrichir la palette de son intervention.
Formation au sein des rédactions, expertise et coaching
Trois nouveaux formats au moins devraient bientôt voir le jour ; la formation sur le tas, le coaching / maintoring et l'expertise. La formation sur le tas se fait auprès des entreprises de presse au bénéfice de petites équipes incapables de dégager des journalistes pour suivre des sessions intensives au centre. Elle implique une décentralisation en cela qu'elle est dispensée au sein des rédactions et à même les régions.
Le Capjc devra aussi intervenir sous forme de coaching et de maintoring auprès des médias. Il s'agit d'une formation d'accompagnement sur les lieux du travail ou à distance pour compléter une formation sur le tas ou dans le centre. Cette intervention requiert d'évidence une durée plus longue qui peut atteindre six mois ou plus, sans forcément induire la présence physique du journaliste. Celui-ci peut produire et se faire coacher par mail et retour de mail. Cette méthode a naturellement pour mérité de ne pas arrêter l'activité du stagiaire au sein de son média.
La troisième forme d'intervention est l'expertise et le conseil dispensés aux entreprises qui le demandent en matière de plans de formation internes.
«Pour assurer ces nouveaux services, nous avons à ce stade besoin de l'apport d'experts, de consultants étrangers et de formateurs à expertise internationale. Nous ferons notamment appel aux experts d'International Media Support qui ont mené des expériences similaires dans les nouvelles démocraties. Question de nous sortir du formatage ancien et de faire évoluer le centre en tant que point focal national et régional en matière de formation continue des journalistes et des communicateurs.»
A cela, Abdelkrim Hizaoui ajoute le volet scientifique de sa nouvelle stratégie. Celui-ci consiste à conduire des recherches opérationnelles auprès des médias. L'objectif étant de construire une base de données fiable où les anciens et les nouveaux acteurs médiatiques déclinent leurs positionnements respectifs et leurs attentes différentes. Question d'éclairer les choix du centre en matière de formation.
Grille automnale et «Rencontres du Samedi»
Reste qu'assurer ces nouvelles tâches requiert une capacité et un building dont le centre ne dispose pas encore. La première demande formulée dans ce sens consiste à étoffer ses ressources humaines notamment en responsables et administrateurs de projets. La deuxième concerne un changement de forme juridique. Pour davantage de souplesse dans la gestion de ses nouvelles ambitions, le centre brigue en effet un statut d'établissement public à caractère non administratif (Epna), après avoir longtemps été un EPA directement soumis aux statuts de la fonction publique.
En attendant que ses partenaires appuient ses projets et que son nouveau statut soit finalisé, le Capjc poursuit son bout de chemin, affichant une grille automnale étayée de sessions ordinaires et moins ordinaires relayées par les «Rencontres du Samedi». Lancé au mois de mai dernier, ces tables rondes réunissant les professionnels autour d'un conférencier international et d'une question d'actualité offrent un nouvel espace de réflexion interne de la profession.
Sinon, hors rendez-vous, il y aura encore et toujours la salle de lecture du centre, sa bibliothèque et ses 2.500 titres...


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