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Une démonstration de force qui rassure
Campagne sécuritaire à l'Ariana
Publié dans La Presse de Tunisie le 24 - 03 - 2013

Ils étaient tous là dès le début de l'après-midi, plus de 150 agents de police venus des différentes unités et des régions avoisinantes prêter main-forte à leurs collègues du district de la sécurité nationale de l'Ariana, dans le cadre d'une vaste campagne sécuritaire menée dans la région. Ils étaient tous là en ce vendredi ensoleillé, prêts à appliquer les ordres.
En présence d'un certain nombre de journalistes, la discipline était de mise. A l'heure du départ, c'est le capitaine Hassen Zouaghi qui prend les commandes et rappelle aux jeunes policiers les objectifs de l'opération avec un bref discours dont une partie est adressée aux caméras de télévision.
«Comme vous le savez, chers collègues, notre but est de combattre le crime, comme vous le savez aussi, ce travail est notre pain quotidien, bien sûr ce jour est un peu spécial, notre mission pour aujourd'hui, c'est de traquer tous ceux qui nuisent à la sécurité des citoyens. Nous allons nous diviser en deux groupes d'intervention, la première équipe fera des descentes dans la zone de l'Ariana-Ville et la deuxième va ratisser la zone de l'Ariana-Nord», lance-t-il aux forces de l'ordre déjà concentrées sur la mission.
Dès que le capitaine a terminé, le cortège s'est mis en branle, direction Ariana-Nord pour les uns, et Ariana-Ville pour les autres. Pas moins de huit voitures de police se dirigent vers la région de l'Ariana-Nord où se trouvent les quartiers les plus difficiles du district.
«En dehors de toute considération, l'alcool reste un des problèmes les plus épineux auquel nous avons affaire quotidiennement. Quand on trouve de l'alcool, on trouve la violence, la drogue et le crime organisé, tout est lié dans ces milieux», nous confie le jeune Mohamed Ali Harzi, chef d'unité de la police judiciaire de l'Ariana.
Nous prenons des routes sinueuses, du côté de la route de Raoued, les voitures se dirigent à toute allure chez un vendeur illicite d'alcool, visiblement connu des services de police. Nous nous arrêtons soudainement à l'entrée d'une impasse au fond de laquelle se trouve une maison. Les policiers bien entraînés assaillent les lieux. La maison est vide, «Fhal» qui, lui, connaît très bien les services de police, a pris la poudre d'escampette, aucun butin n'a été retrouvé.
«Les feux ont fonctionné», s'écrit un des policiers au moment du retrait, une expression utilisée dans le jargon pour signifier que le suspect a été alerté à temps par des complices.
Dans la voiture, Mohamed Ali Harzi nous confie qu'il est souvent très difficile de coincer les vendeurs illégaux d'alcool, malgré le fait que leur identité n'échappe à personne. Même s'il est arrêté, celui-ci est relâché quelques heures plus tard, faute de témoins et de preuves.
Trois interventions plus tard, dans une maison et deux cafés, le bilan est maigre par rapport aux moyens mis en œuvre, quelques individus en état d'ébriété et d'autres sans carte d'identité. A ce moment-là, nous réalisons à quel point le travail des forces de sécurité est difficile. Les bandes de crime organisé prennent parfois une longueur d'avance sur la police, surtout avec le développement des nouvelles technologies de l'information.
Les policiers changent désormais de tactique, direction «Oued Khayat». Toujours à grande vitesse nous nous engageons dans une route en aussi mauvais état que les maisons auxquelles elle conduit au sommet d'une colline.
«C'est la première fois que je viens par ici, comment des gens peuvent-ils habiter dans ces taudis ?», laisse échapper le policier qui conduisait notre voiture.
A peine avons-nous le temps de scruter ce spectacle désolant qui nous rappelle que la pauvreté est au fond le véritable coupable qu'il faudrait inculper, que les voitures s'arrêtent à proximité d'une forêt, les policiers poursuivent des suspects, mais ceux-ci réussissent à prendre la fuite. Un seul est «arrêté», mais il s'agit en fait de «l'indic» qui leur demande tout de suite de lui cacher le visage, avant de leur indiquer la cachette dans laquelle une quarantaine de packs de bière étaient dissimulés sous un tas de branches.
Il est 18h30, le cortège de voitures est immobilisé depuis 45 minutes, le temps de ramasser les packs de bière mais aussi et surtout, en bons professionnels, de faire évacuer leur «indic» en toute sécurité.
«La saisie sera consignée et déposée à la recettes des finances de Sidi Rezig», nous explique le chef des opérations Mohamed Ali Harzi.
Sur le chemin du retour, nous croisons une patrouille qui a démasqué un revendeur de produits en plastique qui, en fait, acceptait tout, même des tuyaux de raccordement appartenant à la Sonede. Se montrant coopératif, il leur a donné les coordonnées de ses «fournisseurs».
Nous retournons au poste de police de l'Ariana, où toutes les unités parties l'après-midi se sont retrouvées. A l'intérieur, une agitation inhabituelle, un groupe d'individus de nationalités étrangères font du grabuge. Après s'être informé, il s'avère qu'ils ont été arrêtés dans une maison de l'Ariana-Ville, en possession d'une petite quantité de drogue, ainsi que plusieurs packs de bière. Certains d'entre eux n'avaient pas de carte de séjour.
Ils seront libérés quelques heures plus tard, peu d'éléments à charge pour les inculper. Il est déjà 20h, les unités ont juste le temps de décompresser un peu et de se préparer à l'épisode suivant. Et les voilà repartis, la campagne sécuritaire se termine officiellement à 22h00.
Bilan final des opérations : l'arrestation de 10 individus recherchés dont deux vendeurs illicites d'alcool, 5 personnes en état d'ébriété et saisie de 40 packs de bière.
«Le bilan peut paraître médiocre pour le grand public, mais sachez qu'il s'agit-là d'une campagne préventive et de dissuasion. Il faut dire que les forces de sécurité veillent au grain. Pour les autres opérations nous faisons preuve d'une discrétion à même de garantir l'aboutissement des enquêtes», nous confie un chef de police qui a préféré garder l'anonymat.


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