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Entre confirmation et balbutiements
Kadhem Essaher et Yosra Mahnouch au festival de Carthage
Publié dans La Presse de Tunisie le 12 - 08 - 2013

Si la jeune Tunisienne s'est embourbée dans un programme sans fil conducteur, l'Irakien a démontré qu'il était toujours la star qu'on connaît.
Le premier jour de l'Aïd fut festif au théâtre romain de Carthage. Le public, venu en grand nombre remplir gradins et chaises, a assisté à un gala des plus attendus de cette édition, qui a duré plus de deux heures et demie. La talentueuse et fort prometteuse Yosra Mahnouch a meublé la première partie du concert de la star irakienne Kadhem Essaher. Enthousiaste et euphorique, la jeune cantatrice est entrée sur la scène de Carthage avec une belle assurance. Tant d'honneur en son début de carrière valait bien une belle préparation psychologique... Sauf qu'elle a, hélas, oublié l'essentiel.
La voix ne suffit pas
Personne ne peut contester la belle et puissante voix de Yosra Mahnouch que nous avons découverte et tant appréciée, lors des primes de l'émission de télé crochet Arab Idol, mais son tour de chant n'a pas été à la hauteur, parce qu'il manquait cruellement de fil conducteur. Il est regrettable qu'avec ses grandes dispositions vocales, elle ait négligé de travailler sur un programme ficelé, s'appuyant sur une vision bien claire. D'autant qu'il s'agissait du festival de Carthage et, plus particulièrement, d'une édition qui veut rompre avec l'esprit rotanien(*)et les spectacles à l'emporte-pièce. En effet, à force de vouloir nous faire la démonstration de ses capacités intrinsèques, Yosra Mahnouch a sauté du coq à l'âne : de Bani watani de Oulaya, elle est allègrement passée à Fi youm wi lila de Warda, à des kalthoumiyat, puis à une sorte de round up de morceaux tunisiens, devenus un réel pot-pourri tant ils ont été ressassés (Nemdah lagtab, Tih eltali...), pour clôturer avec la non moins ressassée chanson irakienne Mayhana, mayhana. Et l'on se demande encore selon quelle logique elle a osé intégrer I will always love you, un titre de Whitney Houston, dans un programme déjà pas du tout cohérent.
On se serait cru encore dans un des primes de Arab Idol, où les candidats interprètent des titres, rien que pour montrer au jury l'étendue de leurs voix. Yosra a tout intérêt à changer son fusil d'épaule, à penser autrement et à sortir du joug des formats dont elle nous a offert un échantillon révélateur, pour embrasser une vraie carrière posée et réfléchie.
D'un autre côté, et même s'il est vrai que le public a réagi positivement à la prestation de Yosra Mahnouch, il ne faut pas négliger le fait que tout son programme est fait de chansons connues et reconnues (à l'exception d'un seul titre). Par ailleurs, prise d'euphorie et profitant d'un théâtre plein à craquer, avec un auditoire venu essentiellement écouter Kadhem Essaher, elle s'est accaparée du micro. Et au lieu de respecter les 45 minutes convenues, elle a fait un dépassement d'une demi-heure, laissant Kadhem Essaher poireauter dans les coulisses et essayer de contenir son énervement. Le public, qui perdait patience, commença à réclamer la star attendue.
Vers minuit, Kadhem Essaher entre en scène pour offrir aux foules venues, surtout, pour lui, un bouquet des plus belles de ses chansons. Toujours égal à lui-même, il reprendra des tubes anciens pour le grand plaisir de ses fans, mais il présentera des morceaux inédits, aussi. Son public était aux anges, manifestant son bonheur de retrouver son idole. Vers la fin de la soirée, il a invité sa «protégée» Yosra Mahnouch sur scène pour chanter avec lui deux titres de son répertoire.
(*) En référence à Rotana, une chaîne de télévision arabe qui diffuse, souvent, des chansons dites chababiya (pour jeunes), pas toujours de qualité


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