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Et si le plus grand de tous, c‘était le Brésil 1958 ?
Publié dans La Presse de Tunisie le 30 - 06 - 2014

La Seleçao sacrée en 1970 au Mexique est considérée presque unanimement comme la référence absolue. Pourtant, celle titrée en Suède, douze ans plus tôt, a de très solides arguments à faire valoir. La preuve.
Sondage après sondage, anniversaire après anniversaire, le Brésil 1970, celui du Tricampeao, a vu son statut de grand champion du monde de l'histoire érigé en vérité absolue. C'est entendu. Affaire classée. Prière de circuler. Quelle équipe, c'est vrai. Pelé au sommet de son art, Jairzinho, monsieur un but par match dans ce tournoi, Tostao, Gerson, Rivelino, Carlos Alberto, Clodoaldo... n'en jetez plus. Dominatrice et créative, la Seleçao de 1970 a enchanté le public du monde entier lors du Mundial mexicain. Pourtant, il n'est pas interdit et encore moins absurde de penser que celle de 1958 est, au minimum, son égal. Avec une argumentation solide et variée à l'appui.
Les trois plus grandes minutes de l'histoire du football
D'abord, sans rien enlever à l'exceptionnelle génération 1970, elle a bénéficié de l'aura de cette Coupe du monde mexicaine. Gavée de matches et de gestes de légende, elle a été d'une certaine manière la première de l'ère moderne, vue à travers le monde en couleurs, ce qui pèse de tout son poids. «Le Mondial 1970 a fait franchir à cette compétition un cap, juge le journaliste brésilien Santos Duarte. Je pense qu'on regarde son champion comme le plus grand champion de l'histoire aussi parce que c'est une Coupe du monde à part. Avec la couleur et l'extension de la diffusion en direct dans de nombreux pays, c'est, d'une certaine manière, la première édition que tout le monde a eu l'impression de vivre vraiment.»
Il existe beaucoup moins d'images de celle de 1958 qui semble, elle, appartenir à un autre temps avec son noir et blanc et son grain abîmé. «Par exemple, poursuit Santos Mineiro, si les trois premières minutes du match contre l'URSS s'étaient déroulées en 1970, elles seraient complètement mythiques.» La séquence à laquelle il est fait référence ici est parfois considérée au Brésil comme «les trois plus grandes minutes de l'histoire du football.» A la demande insistante de certains cadres, Feola a intégré Garrincha et Pelé à son 11 de départ pour affronter les Soviétiques, après le nul contre l'Angleterre. C'est le premier match de Coupe du monde de Pelé et Garrincha, les deux plus grands joueurs de l'histoire du football brésilien. L'effet est immédiat. Lors des trois premières minutes, les Auriverde tirent deux fois sur le poteau avant que Vava n'ouvre le score devant un Lev Yachine médusé par un tel déferlement de talent. Trois minutes d'anthologie, mais que si peu de gens ont vu ou revu, contrairement aux images de 1970 qui tournent en boucle.
A jamais les premiers
L'immense mérite qu'il faut reconnaître à l'équipe de 1958, c'est aussi d'avoir été la première. Elle évoluait dans un contexte autrement plus difficile, tant les Brésiliens avaient fini par acquérir la conviction, surtout depuis le Maracanazo, qu'ils étaient maudits. Naviguant en vents contraires, l'équipe de Vicente Feola a libéré le football brésilien. Ce n'est pas rien et c'est d'autant plus important de le souligner qu'elle a réussi à le faire en Europe. Or, sur les 10 Coupes du monde organisées sur le Vieux Continent, une seule a échappé aux Européens : celle de 1958. Le seul titre remporté par une équipe sud-américaine en dehors du continent américain. Preuve que cette équipe possédait une réelle marge de manœuvre sur la concurrence, peut-être plus que toute autre.
Ce qui la rend singulière et si marquante, c'est aussi sa démarche tactique, avec ce 4-2-4 parfait pour permettre à tous ses talents de s'exprimer. Le Brésil 1958 a notamment fait entrer le poste d'arrière latéral dans une autre ère en offrant à De Sordi (titulaire jusqu'à la finale avant de se blesser), Djalma Santos (son remplaçant à droite en finale, auteur d'une gigantesque carrière) et Nilton Santos, un champ d'expression encore jamais vu. Il y a un parfum de football total avant l'heure, au moins les concernant. Les observateurs furent stupéfaits en Suède de voir Nilton Santos dévorer les espaces. Plus tard, le sang des deux Santos coulera dans les veines de Carlos Alberto, Junior, Josimar ou Roberto Carlos, ces latéraux aimantés par l'autre extrémité du terrain. Ils ne sont rien d'autre que leurs héritiers.
Pour Zico, c'est bien «la plus grande»
Mais au-delà du contexte et de la tactique, la meilleure raison de mettre cette équipe de 1958 sur un piédestal, ce sont ses joueurs. Tout bêtement. «Pour moi, explique Zico, autre monument du football brésilien, l'équipe de 1958 est la plus grande équipe nationale de toute l'histoire du football. Pourquoi? C'est assez simple, parce que, de mon point de vue, jamais une équipe n'a regroupé autant d'immenses joueurs sur un même terrain.»
La ligne d'attaque Zagallo - Vava - Pelé - Garrincha, avec Didi en meneur de jeu à la baguette, c'est effectivement monstrueux. Globalement, l'équipe était peut-être plus complète encore que celle de 1970. Elle possède donc les deux plus grandes légendes brésiliennes, Pelé et Garrincha, le meilleur gardien brésilien de l'histoire, Gilmar, deux des plus grands latéraux de l'histoire, Didi, un des plus grands maîtres à jouer de tous les temps, sans oublier Vava, Zagallo ou le capitaine Bellini en défense centrale. Qui dit mieux? Personne, peut-être...
Mario Zagallo était l'ailier gauche de cette équipe. En 1970, il était le sélectionneur du Brésil. Il est donc bien placé pour comparer ces deux géants, mais il refuse de trancher. «Pour moi, ce sont les deux plus grandes équipes de l'histoire, avec les Pays-Bas de 1974 derrière, estime-t-il. Que puis-je dire? L'équipe de 1958 est la plus forte dans laquelle j'ai jamais joué, et celle de 1970 la plus forte que j'ai eue à entraîner. Je crois qu'elles avaient deux points communs: la victoire et leur faculté à enchanter, à émerveiller.» Alors, va pour un titanesque match nul ?


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