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Eaux en bouteille
Publié dans La Presse de Tunisie le 04 - 07 - 2014

La Tunisie se place au rang des plus grands consommateurs d'eau en bouteille dans le monde. Durant l'année 2013, la consommation a atteint 107 litres par personne, alors que la production avait été au niveau de 1,1 milliard de litres. A cet effet, de nouvelles unités de production ont vu le jour. Mais qu'en est-il de la qualité et de la conservation de l'eau en bouteille ?
Au mois de Ramadan, des dispositions particulières sont prises pour assurer la quantité suffisante d'eau en bouteille. La consommation en ce mois de jeûne connaît un pic. Elle peut doubler, voire tripler. De plus en plus de personnes ne supportent pas le goût qu'ils estiment « désagréable » de l'eau de robinet. Alors, après une journée d'abstinence, notamment en temps chaud, elles préfèrent consommer de l'eau en bouteille qu'elle soit de source ou minérale.
Une consommation en hausse
Selon l'Office national du thermalisme, la consommation annuelle est de 105 litres par personne dépassant même la moyenne mondiale qui est de l'ordre de 40 litres. Alors que dans les années 80, elle était de 4 litres par personne en Tunisie. Le Tunisien place toute sa confiance dans cette eau en provenance de sources naturelles qui, elles aussi, peuvent être touchées par la pollution.
Cette eau conditionnée n'est pas à la portée de toutes les bourses. Les consommateurs sont plutôt des gens appartenant à la classe moyenne ou aisée, qui peut se permettre des dépenses supplémentaires. Les moins nantis, eux, ne trouvent même pas d'eau potable de robinet, alors qu'autrefois, ils pouvaient disposer de l'eau de source à titre gracieux.
Boudée à cause d'une importante quantité de chlore, l'eau de robinet n'est plus appréciée pour la consommation courante. On l'utilise souvent pour la douche ou le ménage. La confiance est ainsi rompue. Est-ce pour promouvoir le secteur de l'eau minérale ou de source ? En tout cas, le secteur enregistre une nette progression au cours de ces deux dernières décennies ce qui a permis le développement croissant de l'investissement. Ce dernier a atteint 200 millions de dinars rien que pour l'année 2013.
Un secteur porteur
Générateur d'emplois, le secteur de l'eau conditionnée est actuellement en pleine croissance. Selon l'Office national du thermalisme et de l'hydrothérapie, il existe actuellement 20 unités de production d'une capacité de 350 mille bouteilles par heure qui offrent des emplois directs à 2.500 personnes.
Le secteur est si bien portant que le comité consultatif des eaux conditionnées de l'Office a donné, récemment, son accord pour la création de 7 nouvelles unités de conditionnement, dont le total des investissements atteindra 46 millions de dinars et la création de 300 emplois. Ce qui n'est pas mal en cette période de crise économique.
Deux types de contrôle
S'agissant du contrôle de la qualité des eaux produites, le secteur est régi par un cahier des charges dont les conditions générales d'organisation, d'exploitation et de production sont déterminées par l'Office. Le lancement d'une unité de conditionnement et de commercialisation d'eau n'est possible qu'après signature d'un cahier des charges par le promoteur. Les agents assermentés par l'Office ne donnent leur visa d'exploitation qu'après avoir établi un constat de conformité du produit et de l'unité de conditionnement.
Il existe deux types de contrôle effectués au cours de la production : l'autocontrôle et le contrôle extérieur. Un laboratoire est indispensable pour réaliser cette opération. Il est même exigé par le cahier des charges. Le programme d'autocontrôle ou check-list doit être assuré par le responsable de l'unité de conditionnement, ainsi que le responsable de la qualité. Il doit permettre de garantir la fiabilité des résultats d'analyse, la qualité et la conformité du produit fini en fonction des normes tunisiennes.
A ce stade du contrôle interne, le laboratoire est tenu de procéder à des prélèvements journaliers qui seront conservés dans des documents attestant les contrôles. Ces derniers peuvent être soumis à des vérifications de la part des organismes de contrôle. D'ailleurs, les agents assermentés de l'Office du thermalisme procèdent périodiquement à des visites de contrôle et de suivi aux différentes installations et à tous les départements de l'unité de conditionnement des eaux et ses dépendances. En cas d'impureté, l'équipe de contrôle peut saisir la production du lot auquel appartient l'échantillon analysé.
Des négligences à éviter
A ce sujet, l'article 76 du cahier des charges mentionne qu'en cas d'infraction aux dispositions et à la législation régissant le secteur, les agents de l'Office du thermalisme dresseront des procès - verbaux d'infraction. Le directeur général de l'Office est en mesure de mettre en demeure l'exploitant et de lui faire signer un engagement fixant les délais impartis pour lever les infractions constatées et définir les mesures quant à la préservation du produit contre toute contamination. Portant une attention particulière à la qualité, l'Office est prêt à financer la réalisation ou l'actualisation d'études en vue de développer davantage le secteur.
Néanmoins, le secteur souffre des conditions de distribution et de conservation de l'eau en bouteille. Le transport des bouteilles et leur exposition anarchique sous le soleil et l'humidité peuvent porter préjudice au secteur. La multiplication des campagnes de sensibilisation est nécessaire pour assurer à cette eau toute sa pureté.


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