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Fête picturale
Festival international de Mahrès
Publié dans La Presse de Tunisie le 24 - 07 - 2010

Le festival international des arts plastiques de Mahrès (23e session) est organisé cette année du 10 au 24 juillet. Le festival de Mahrès a choisi son thème central autour de la peinture maghrébine dans son contexte médiatique.
Le comité directeur a choisi de développer des activités de workshop d'artistes adultes mais aussi des rencontres d'enfants, dont les produits ont été exposés dans la ville.
Des tables rondes et des tribunes sont organisées pour que des artistes esthéticiens et historiens de l'art puissent discuter et s'entretenir de la question de l'implication de plus en plus profonde des arts plastiques maghrébins par rapport aux nouveaux moyens de communication et, par extension, par rapport à la mondialisation.
D'autres activités, très nombreuses et variées, ont été déployées, toutes pour honorer ceux qui se sont donnés avec passion aux arts plastiques, aussi bien au niveau de la création qu'au niveau de leur mise en valeur esthétique par l'analyse ou par l'approche historique.
Le festival des arts plastiques de Mahrès est devenu une station nécessaire dans le travail d'évaluation de l'avancée des arts plastiques au Maghreb, surtout par rapport à ce qui se passe ailleurs dans les pays arabes ou en Europe. De nombreux pays sont représentés à Mahrès. De l'île Maurice à l'Italie, à l'Espagne, à la France en passant par la Libye, l'Algérie, le Maroc jusqu'à l'Arabie Saoudite, le Liban, la Syrie et l'Egypte, etc.
La présence tunisienne, qu'on attendait massive, s'est révélée moins lourde que prévu. Les artistes tunisiens représentent toutes les générations.
Manoubi Bousandel continue à animer de son geste pictural vif et large, aux couleurs blanches hachurant les petites et les grandes surfaces. Il semble toujours aussi à l'aise dans ses marines déployées au large de Mahrès que dans ses compositions gestuelles et très dynamiques.
Mourad Harbaoui, essentialiste, suggère des formes en recourant à des silhouettes diluées mais gardant leur homogénéité et leur harmonie. Ce peintre possède un potentiel qui, s'il était entretenu par le travail intensif et l'approfondissement des expériences, pourrait faire de lui dans les prochaines années un artiste significatif en Tunisie.
De jeunes peintres, frais émoulus des instituts d'art tunisiens, s'affirment et montrent des dispositions picturales réelles. C'est le cas du jeune Weslati Abdelkader, qui fait sortir du magma des couleurs des structures calligraphiques d'un koufi stylisé, rappelant également les éléments constitutifs du polygone étoilé de nos arabesques.
Ahmed Akari , un autre plasticien en herbe, cherche à dominer l'espace de ses toiles en y inscrivant des éléments géométriques verticaux, éliminant toute velléité d'arbitraire qui pourrait se manifester au niveau des couleurs. Son deuxième tableau, aussi structuré que le premier, laisse les plages de couleurs très libres se risquer à apparaître comme aussi structurantes que les éléments géométriques verticaux. Ce jeune peintre se propose de continuer son effort pour atteindre une qualité plastique et un niveau d'expressivité artistique non négligeable.
Une jeune fille, encore étudiante et originaire de Mahrès, Olfa Lassoued, s'essaye à la peinture cubiste et montre réellement des dispositions à dominer picturalement l'espace de sa toile.
Les amateurs, aussi bien hommes que femmes, marquent leur présence par l'exposition de quelques réalisations picturales. Nous voulons parler, à ce niveau, des efforts de Abdelhamid Ammar ainsi que de ceux de Yamina Layouni et de Saïda Dridi.
Des peintres d'importance, annoncés, n'ont pourtant pas envoyé de travaux. C'est peut-être pour cette raison que la participation tunisienne semble un peu étriquée.
Concernant la participation d'autres pays à cette activité d'exposition, nous retenons les œuvres proposées par des Français d'origine tunisienne, comme celles de Lisa Seror et de Dov Melloul, surtout pour leur composition en vrille qui remplit l'espace du bruissement feutré d'une danse silencieuse.
Lisa Seror, une fois encore, nous gratifie d'un travail très essentialiste, n'insistant aucunement sur les fioritures qui alourdissent la toile et vise directement et peut-être rapidement à asseoir une structure sombre, nervurée et gestuelle sur une fine couche bleu ciel, jouant le rôle d'un léger substrat pictural.
Abstraction minimaliste, le travail de Lisa Seror est très convaincant.
Les autres participations les plus remarquables sont celles de peintres venus du Liban, d'Arabie Saoudite, de Libye, de Palestine ou de Syrie.
Les Libanais Nizar Dhaher et Badura Albaba confirment leur implication dans la création picturale de leurs pays. Les Syriens Yasser Safi et Bahram Hajou s'activent et montrent des préoccupations esthétiques très contemporaines. Yasser Safi en minimaliste naïviste retrouve la représentation fraîche et combien innocente d'une certaine enfance. Peintre conscient de sa démarche, il a su là verbaliser lors d'un exposé théorique très suivi.
La participation syrienne a été enrichie par les travaux de Bahram Hajou, très expressionniste et très impressionnante par le traitement très « chagalien » des figures gauches nageant dans l'espace.
L'Arabie Saoudite n'est plus inamicale par rapport à l'image et nous propose, grâce aux tableaux de Taghris Bakchi, des réalisations figurations très poussées, à la Giacometti, des portraits expressifs malgré leur fixité relative.
La sculpture n'est pas négligée par ce festival, puisque le Mauricien Dausoa Dhyaneswar a réalisé sur la plage une œuvre dont les matériaux ont été récupérés sous forme de ressorts et de tôles. La sculpture qui se dresse aujourd'hui à côté du colosse sur la plage se meut et bouge à chaque souffle du vent. L'artiste appelle sa sculpture : «Au rythme du temps».
Le projet de rendre compte d'une manière exhaustive des activités picturales de Mahrès est une gageure, tant il est vrai qu'on ne peut pas évoquer les travaux de tous les plasticiens présents … Nous exprimons auprès des artistes qui n'ont pas été nommés par notre compte rendu nos regrets.
D'autre part, deux activités resteraient à évoquer, que le festival a développées conjointement au travail pictural. Il s'agit de l'activité théorique des tribunes et des hommages rendus à Ali Ben Salem et aux artistes primés pour leurs performances, ainsi que de la sculpture animant depuis 23 ans la plage de Mahrès.


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