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Pourquoi notre PIB enregistre pour la 4e année consécutive une très faible croissance ?
Publié dans Leaders le 10 - 03 - 2015

Pour la 4e année consécutive le PIB enregistre une très faible croissance autour de 2 %. L'endettement s'aggrave. Quel regard devons-nous porter sur ce premier trimestre post-transition de l'année 2015 ?
Nous nous retrouvons de nouveau face à nos mêmes questions. Des questions socio-économiques que l'inaction qui perdure rend toujours plus difficiles à traiter. Les mauvais résultats de la période post-révolution les ont davantage complexifiées.
Pour autant n'oublions pas que nos résultats étaient déjà insuffisants. La croissance qui s'est longuement maintenue dans les +5%, n'était pas bien diffuse et n'avait pas permis de répondre aux besoins. Une régression manifeste dans le bien être social et dans la qualité de vie des tunisiens s'en est suivie.
Nos vrais problèmes autant que leurs solutions se trouvent donc, et en grande partie, dans nos anciens manquements et ratages. Au moins trois grands ratages nationaux. Autant en grandes réformes, en solutions et en avancées.
Il y a eu la solution par le collectivisme, par l'Agriculture. Première solution contemporaine ratée, débâcle, soulèvements.
Il y a eu ensuite la solution par l'Entreprise et par les échanges extérieurs, par La Loi 72. Ratage bancaire, débâcle politico-syndicale, perturbations et soulèvements. Le résultat, la diète, une décennie en réorganisation financière et en difficiles ajustements structurels.
Des ajustements dont la finalité stratégique été d'améliorer le système de financement de l'économie. La Loi 94-117 en a été le socle. Mais, défaillances et mal application, le marché financier tunisien n'a pas bien joué son rôle. Les objectifs de la croissance économique soutenue n'ont pas été pleinement réalisés.
La solution et les réformes introduites par la Loi 94 n'ont pas parfaitement abouties.
Pourquoi le marché financier n'a pas bien joué son rôle?
L'accès des entreprises à la Bourse et à l'épargne financière est resté timide. Les banques et les banques d'affaires, à qui devrait revenir l'exclusivité de ce rôle, y sont restées absentes et inactives.
De surcroît, excepté le contrôle dépositaire des capitaux confiés aux fonds collectifs, les levées en titres de capital ou en obligations privées ne se font pas dans le cadre de la supervision bancaire. D'autre part, la typologie des titres de créances est restée quasi fermée et principalement d'indexation au TMM. Deux configurations non efficientes, qui cachent de grands risques, et qui sont peu productives pour l'économie.
L'application de la Loi 94 demeure, donc, tronquée.Les missions de la BCT ne sont pas élargies à la croissance et à l'emploi. La nécessaire configuration monétaire à deux variantes de taux, un taux court et un long, ne s'est toujours pas faite.
D'ailleurs, l'état où se trouve notre économie nous incite même à trouver des solutions financières appropriées, propres à nous, encore plus poussées et fines. En ce sens ; il s'agit même d'élargir l'étendue de nos taux directeurs à trois types.
Un taux court et tendant à zéro, jusqu'à 24 mois. Un deuxième taux, jusqu'à 7 ans, ajusté à l'inflation hors indices des prix liés à l'énergie et aux céréales importées. Au-delà, un troisième taux ajusté à l'inflation globale.
Aujourd'hui, à l'état où nous en sommes, l'Entreprise tunisienne, l'économie tunisienne, ont besoin de ces changements. Un besoin urgent et pressant.
Faudrait il rappeler que de l'Allemagne, à la France, à la Turquie, aux USA et jusqu'à la Grande Chine populaire, c'est l'Entreprise qui porte la croissance et le dynamisme économique. Qui porte l'emploi. Toutes ces grandes économies, les BRICS aussi, ont des systèmes de financement de l'économie pareils au notre.
Elles ont toutes une réglementation Loi 94, bien appliquée.
Vivons-nous encore notre troisième ratage banco-financier?
Une Loi 94 non aboutie; oui, en partie, c'est notre troisième ratage national. Il faudrait aussi ajouter le leurre Maastricht que nous avons suivi.
L'objectif de la croissance élevée dont nous avions besoin ne pouvait pas se faire dans un système de critères et d'équilibres mathématiques aussi limitatifs que ceux de Maastricht.
L'économie tunisienne aurait du se désengager de tels critères dont le but était la convergence de monnaies européennes concernées vers la valeur €. En rien l'économie tunisienne, le Dinar, n'étaient concernés par une convergence monétaire de l'Ecu vers l'€.
Des années et des années durant, le Dinar a suivi un leurre et nous y avons perdu.
Echec, donc, à faire des taux de +7%, +10%, de croissances de PIB. De nouveau la coupure. Et nous y voilà alors, la révolution.
Trois ratages, trois révoltes, trois coupures dans l'administration économique. Une cyclique usante et appauvrissante. Elle appelle à un travail de synthèse sans lequel nous ne pouvons pas espérer déchiffrer les codes de nos problèmes.
Et le vrai problème commence déjà par une question. Pourquoi la pleine économie que la Tunisie aurait dû réaliser ne s'est jamais faite ?
Mohamed Abdellatif Chaïbi
Banquier, Statisticien ISUP - Paris


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