Netanyahu alerte sur le renforcement de l'armée égyptienne    Prix international de la fiction arabe (IPAF) : six romans en lice pour le Booker arabe 2026    Groupe UIB: 40 millions de dinars pour le financement de la première centrale photovoltaïque tunisienne, à Chebika    Candidats à l'installation au Canada: trois jours pour tout savoir, dès ce lundi à Tunis    Etude de cas - Venezuela: Anatomie d'une opération spéciale, l«Absolute resolve»    Adnane Belhareth prend les rênes du Club Africain de handball    Ramadan en Tunisie : 80 % commencent par des dattes, 87 % prennent un seul plat    Révision attendue de la ''loi sur les chèques''... Que faut-il changer ?    79 % des Tunisiens misent sur la décoration et l'ambiance festive pour célébrer le Ramadan    Chery, Renault, Kia... pourquoi ces modèles dominent la Voiture Populaire en 2025 ?    L'Université de Sousse obtient l'accréditation internationale « Université entrepreneuriale » du NCEE    Météo Tunisie : temps partiellement nuageux et pluies éparses sur les côtes nord jeudi    Tokyo : Les Tunisiens peuvent enfin renouveler leurs passeports facilement depuis l'ambassade !    Tous les produits en promotion dans les magasins pendant le Ramadan    Pourquoi le député Ahmed Saidani a-t-il été arrêté ?    Ramadan 1447 en Arabie Saoudite : voici quand débutera le jeûne et l'Aïd al-Fitr    Le Conseil européen de la fatwa annonce la date de début de l'Aïd el-Fitr    Trois startups tunisiennes sélectionnées pour participer à GITEX Africa Morocco 2026    Le Conseil européen de la fatwa fixe la date du début du Ramadan    Nizar Chakroun fait rayonner la littérature tunisienne avec le Prix Naguib Mahfouz    Taekwondo : la Tunisie remporte trois nouvelles médailles aux Emirats arabes unis    Réseaux sociaux et enfants : l'OIPEM alerte sur les risques psychologiques et sociaux d'un usage précoce    Trump 2.0: l'avènement de l'Etat-entreprise et la recomposition de l'ordre mondial    Un enfant tunisien retenu depuis deux mois à Kuala Lumpur    Météo Tunisie : Temps nuageux, vents forts, pluies orageuses et baisse des températures mercredi    Tunisie : nomination ou élection des présidents d'université ?    Jalila Baccar, Fadhel Jaibi et Taoufik Jbali: mille mots pour saluer de grands artistes    La Banque centrale de Tunisie intègre le rial omanais dans la cotation des devises étrangères    Sidi Bou Saïd menacée par les glissements : comment protéger la colline ?    Le PSG officialise l'achat de Khalil Ayari    Picasso: l'éternel réinventeur de l'Art    Arbitrage en crise : les arbitres passent à l'action ?    Football : le Paris Saint-Germain confirme l'achat de l'attaquant tunisien Khalil Ayari    Taekwondo : Amenallah Trabelsi décroche l'argent pour la Tunisie au tournoi d'Al Fujairah    Paiement de la taxe de circulation 2026 : dates limites selon le type de véhicule    Mohamed Harbi: Un grand frère disparu    Festival Mon premier film Documentaire MyfirstDoc 2026 : appel à films documentaire d'écoles de cinéma de Tunisie    Sfax rassemble ses livres    Yadh Ben Achour : Le déclin de l'universalité des droits de l'homme (texte intégral)    ATMEDIA lance la première session de formation sur l'intelligence artificielle pour les journalistes    Décès de l'actrice de'' Home Alone''    Ooredoo Tunisie Sponsor Officiel du Champion du monde Mohamed Khalil Jendoubi    La Tunisie au Conseil de Sécurité : Rien n'a changé dans les territoires palestiniens occupés, le cessez-le-feu reste violé par la puissance occupante (Vidéo)    Constituants sans constitutionnalisme, thème des Journées Abdelfettah Amor    Décès d'une star du football, Mahfoudh Benzarti : une carrière singulière    Abdellaziz Ben-Jebria – Mes périples et maisons : lieux en souvenir    Programme Ceinture Verte en Tunisie : reboisement pour lutter contre la dégradation des sols et la désertification    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Sfax veut son port en eau profonde
Publié dans Leaders le 27 - 07 - 2015

«Faire des choses pour les gens ,sans les gens, c'est les faire contre les gens «l'histoire de Sfax est intimement et fondamentalement liée à sa mer (j'allais dire « sa mère»)
La création de SFAX à cet endroit semble en grande partie due à sa qualité de « port naturel », protégé par son immense « brise vague naturel» que constitue l'archipel Kerkennah. Par la suite, le développement et l'essor de SFAX ,dans un environnement relativement hostile par ailleurs(pluviométrie inf à 300 mm /an) aura été lié en grande partie aux activités de son port (commerce et pêche ) et carrefour vers l'intérieur du pays et bien au-delà le port actuel date de 1886. Ce port a vu au cours de son histoire une série d'extensions, ponctuelles et conjoncturelles, mais jamais stratégiques !La dernière proposée, ne fait pas exception!
Le développement urbain, et l'absence de véritable vision stratégique à long terme, ont fait que ce port est actuellement, entièrement enclavé au «centre ville», et que toute nouvelle extension ne pourrait être que préjudiciable aux citoyens !Cette absence de vision stratégique pour Sfax est d'ailleurs une constante dans l'histoire des 30 ou 40 dernières années de la ville, et s'observe dans tous les domaines de développement, si l'on excepte quelques tentatives, citoyennes d'y remédier! Pour être clair: pour nous, le port de commerce actuel, a atteint ses limites, du moins dans ses berges nord et ouest Rappelons-le, adjacentes au centre ville et posant d'énormes problèmes de circulation, (déjà chaotique), pour l'écoulement des marchandises! Et la seule solution raisonnable est la construction d'un NOUVEAU PORT en eau parfonde, à la dimension de la TUNISIE moderne et sa deuxième ville: SFAX! Hormis cela, même une extension, possible vers la rive sud, reste aléatoire et inappropriée! Outre son caractère bricoleur !D'ailleurs, personne n'est dupe, cette extension du port actuel, (budget 100 millions de dinars) n'a pas été dictée par les besoins de Sfax, mais bien par les insuffisances de Radès !Et en attendant la construction d'un nouveau port en eau profonde, «ailleurs»: pourquoi ???, dont le budget est là, SIX MILLIONS DE DIANRS, et non pas 100 mille Dinars!)
Les «vieux réflexes» de «diktats» et de «marginalisation, ont la peau dure, de même que la centralisation à outrance, en dépit d'une Constitution résolument orientée vers la décentralisation, et dont la moindre des choses serait que nos décideurs de la capitale, commencent à s'imprégner de son esprit, pour être en symbiose avec les leitmotivs de la révolution …!
Cette marginalisation, d'abord involontaire, a pris des airs de marginalisation méthodique de Sfax sous l'ère Benali, ce qui a fait de la deuxième ville du pays, «le plus grand village du monde», tant l'infrastructure est dépassée tout-azimut et manque de vision stratégique à moyen et long terme!
Sfax est, par les chiffres , la région la plus marginalisée sous Ben Ali, et continue hélas à «bénéficier » du même traitement. Ceci a donné concernant la mer, une ville de 600 000 Habitants, et ayant un littoral de plus de 25 Km, dont la mer est entièrement hypothétique et hypothéquée!
C'est cette désinvolture caractérisée ,qui a cimenté la société civile et l'a poussé à s'organiser, s'unir pour constituer un Collectif visant à combler ce vide, et offrir à la ville, la région, le district, et même le pays, des visions citoyennes pour les questions de développement durable!
L'action :résurrection des plages de Sfax, quoiqu'ayant un air conjoncturel, n'en est pas moins une étape dans une longue stratégie de reprise de l'initiative en matière de développement durable, et plus particulièrement de la récupération de notre littoral spolié! Cette relation a été systématiquement brutalisée depuis 60 ans , par une série de décisions «centrales» , aberrantes et nocives! ( un chiffre : nous avons retiré des plages de Sfax , plus de trente milles tonnes de gravats et déchets de béton armé et de fer).
La dynamique de cette action «plages», a bénéficié d'un élan citoyen remarquable, symbolique, et fera date en tant que «première expérience de Gestion citoyenne des affaires locales et régionales»
Hélas, cette dynamique, merveilleuse, qui a permis à des milliers d'habitants des quartiers défavorisées du centre ville, de jouir des plaisirs de la mer, après des décennies d'interdiction! Cette dynamique a été bafouée, par des réflexes d'une autre époque, dont la décision d'extension du port, ou celle de l'éviction du PDG de Taparura! tous les deux, sujets à très haute valeur symbolique émotive, vu l'attachement des citoyens à la récupération de leur littoral, à l'instar de toutes les villes côtières!
Le futur PDG de Taparura ne semblant pas jouir d'un CV en symbiose avec l'étape future, que nous sommes parfaitement aptes à définir! Sans parler de la «symbolique» de l'éviction et de sa chronologie!
Il est probable que ceci explique cela, car chacun l'aura compris: la récupération de notre littoral «dérange» car elle ne s'arrête pas aux plages, mais concerne ce qu'il faudra désormais appeler l'ex-port de commerce, ou le futur Port de Croisières et de Plaisance !Et La disparition de toute trace de tissus industriel dans cette zone, qui rappelons le, se trouve en plein centre-ville, à 300 mètres de la Municipalité!!! Et du barrage de fer et d'usines rouilleuses insalubres inesthétiques et désuètes, qui prive 500 000 personnes de leur «promenade marine, et de leur Vieux-Port »: la médina Bab bhar, Bab jebli et les routes , ainsi que le Sfax futur (Taparura) sont coupés du littoral par des rails, qui étranglent le superbe vieux port ! La valeur esthétique, morale ainsi que économique exceptionnelle de ce site. La très belle avenue Hedi Chaker qui menait au port est «sans issue» Le reste est occupé par des usines horribles en plein centre ville (la municipalité est à 300 mètres de là).
D'ailleurs, la commission de préclassement de l'Unesco, a placé en priorité absolue , cette relation exceptionnelle, des composantes de la ville avec son littoral!
Cette vision, outre ses retombées écologiques et sur la qualité de vie (clairement inscrites comme un droit de l'homme dans notre Constitution) a aussi des retombées économiques positives indéniables, vu l'intérêt croissant pour la plaisance, et la situation stratégique de Sfax pour les plaisanciers qui se dirigent vers le sud!
Il faut rappeler aussi, que ce port de commerce, situé en plein centre ville, est hautement polluant par ses activités (comme l'embarquement en plein air, de dérivés de phosphate et de souffre) et indirectement par la nuée de camions géants et leur va-et-vient incessant, dans une circulation déjà chaotique, et devenue, une des principales sources de pollution, dans une ville déjà bien servie!
Méconnaissance ou mépris!!!? des décisions, prises «pour Sfax» à des centaines de Km de là, sans se soucier de ce que veulent les citoyens ni même leurs représentants; cette attitude est anachronique, et inacceptable!
La société Civile de Sfax, le CSC SFAX se pose en interlocuteur à part entière, je dirais incontournable, dans les affaires de la région ! Dans l'intérêt de LA TUNISIE; de toute la TUNISIE! Car la marginalisation de SFAX a entrainé la faillite de tout le sud tunisien, le redressement de SFAX se fera en concertation avec la société civile et les élus de la région, dans une démarche nouvelle transparente et efficiente ! Rien ne sera fait désormais, sans l'approbation des premiers intéressés, LES CITOYENS!

Dr Anouar Abdelkafi
Collectif de la Société Civile de Sfax


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.