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Les cinq piliers du Front du Salut et du Progrès seront-ils suffisants pour conquérir le pouvoir ? (Album Photos)
Publié dans Leaders le 03 - 04 - 2017

Sera-t-il viable? Et avec quelles garanties? Les dix partis politiques se proclamant d'un « pôle républicain démocratique et moderniste » et constituant un Front du Salut et du Progrès ont révélé dimanche à Tunis les cinq piliers qui soutiendront leur démarche commune. Conduit par notamment El Machrou ‘Mohsen Marzouk), l'UPL (Slim Riahi) et la tendance Ridha Belhaj de NIdaa Tounes, il comprend quelques partis unipersonnels, notamment le Parti de l'Unité populaire (Abderrzak Hammami), le Parti Thwabet (Chokri Hermassi), le Mouvement de la Jeunesse patriotique (Malek Essaihi), le Parti du Travail (Abderrazek Othmani) et le Parti du Mouvement du centre Démocratique (Néjib Hajri).
Enonçant les cinq piliers fondateurs, Mohsen Marzouk mentionnera:
1. La loyauté à la Patrie, uniquement, en « rejetant ce que la scène politique laisse émerger en mariage entre la famille, le pouvoir et l'Etat », et « s'opposant à toutes les formes de malversations et de pratiques mafieuses qui gangrènent le pays et l'Etat,
2. Le progrès, en tant qu'objectif essentiel fondé sur les réformes
3. Le mode de vie des Tunisiens, « musulmans et tolérants, jouissant de la liberté de conscience, des libertés individuelles », en s'érigeant en barrage contre le retour de ceux qui avaient tenté de tirer le peuple vers le bas et se sont impliqués dans l'envoi des jeunes en Irak et en Syrie, e terroristes »,
4. Le parachèvement des institutions constitutionnelles pour faire ancrer la justice et garantir l'application de la loi,
5. La culture, en expression de liberté et de créativité.
Marzouk précisera que le Front ne substituera pas aux partis qui le composent mais entend leur apporter le complément et la coordination qui leur est nécessaire. Il estime que « le temps du pays qui est plus accéléré que celui de chaque pays à lui seul et la convergence des visions ont exigé la mise en commun des engagements spécifiques en un large Front ».
Les flèches tous azimuts de Slim Riahi
Si le chef d'El Machrou a usé d'un vocabulaire mobilisateur mais, sommes toutes bien enrobé, Slim Riahi, fondateur de l'UPL n'a épargné personne de ses fléchettes. D'emblée, il dira qu'il s'agit d'un « Front des forces du centre à vocation sociale et moderniste qui rompt avec la gauche radicale et l'extrémisme d'Ennahdha ». Il vient, ajoute-t-il « en opposition avec les partis-bureaux d'études en faillite, et de ceux qui ne sauraient constituer une Alternative (Badil) ou incarner des perspectives (Afek), des opportunistes qui ne cherchent que des intérêts personnel. »
Sur sa même lancée, Riahi souligne qu'Ennahadha « tisse un réseau de plus de 13000 associations créées en galaxie pour entreprendre une action caritative à dessein politique et pratique un double langage. » Comme pour tempérer ses ardeurs, il précisera cependant : « Nous n'excluons personne, et sommes condamnés à coexister. »
Douze engagements
Dans une déclaration constitutive, les dix partis signataires ont indiqué que « le Front vient mettre fin au déséquilibre entre un pôle républicain et un pôle réactionnaire ». Il procèdera à l'élaboration d'une stratégie d'action commune et définira les modalités de participation aux prochaines échéances électorales. Aussi, douze engagements essentiels ont été annoncés à cette occasion, concernant des orientations politiques, économiques, financières, sociales et culturelles, qui seront tenus.

Pourtant, toutes ces bonnes intentions laissent sceptiques certains analystes politiques que Leaders a interrogés. Ce Front a selon eux un pêché originel qui est commun à toutes les expériences similaires.Il y a loin des intentions proclamées qui sont de gouverner et de rétablir l'équilibre de la vie politique à la réalité de ce front avec son attelage disparate tirant à hue et à dia. Qui y a t-il de commun entre Marzouk et Belhaj entre Marzouk et Riahi, entre Mrzouk et Baroudi sinon l'ambition de gouverner. Ce sera au mieux un front populaire bis, non pas dans son idéologie, mais dans son mode de fonctionnement et sa structure qui sied à une formation d'opposition, mais certainement pas à un front qui se présente comme alternative au pouvoir en place. Car cette diversité qui lui est inhérente est peut-être enrichissante, mais surtout pararalysante.
D'autre part, ce front du salut tente de toute évidence de reprendre à son compte la tactique qui a si bien réussi à Caïd Essebsi aux dernières élections : diaboliser Ennahdha. Il n'est pas sûr qu'elle soit opérante depuis sa participation au pouvoir.


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