Femmes, emploi et croissance : libérer un potentiel économique inexploité    La Compagnie Tunisienne de Navigation programme 149 traversés pour la saison estivale 2026    Ooredoo Tunisie soutient 400 familles rurales à travers une initiative de développement durable dans le cadre du programme « Tounes T3ich »    Coup de tonnerre : Youcef Belaïli suspendu un an pour falsification de documents    Transport public : 900 agressions font sombrer la TRANSTU    Illuminations d'El Halfaouine 2026 : la médina de Tunis au rythme des arts au coeur de l'espace public    Alerte Santé : 4 morceaux de sucre cachés dans un seul pot de yaourt, les chiffres qui font peur    Météo en Tunisie : pluies orageuses attendues à l'Est du Pays    Jendouba : L'INM annonce une légère secousse de 2,8 degrés à Oued Meliz    Tahar Bekri: Liban ma rose noire    Ooredoo Tunisie soutient 400 familles rurales à travers une initiative de développement durable dans le cadre du programme «Tounes T3ich» (Vidéo)    Transformation numérique en Afrique du Nord: Tunisie Telecom participe au Club Pionnier 2.0 de transformation numérique    Alerte Sécuritaire : Le Ministère de l'Intérieur Qatari relève le niveau de menace et appelle au confinement    Hausse des prix : Les viandes et les fruits tirent l'inflation vers le haut malgré l'effet des soldes    Météo en Tunisie : pluies éparses et temporairement orageuses    Ce que l'on sait de la secousse sismique enregistrée à Gafsa    Souad Guellouz: Née pour être écrivaine, romancière et poétesse    Apple lance son nouveau MacBook Air : découvrez les nouveautés du MacBook Air M5    La Nuit des musées tunisiens : 18 musées publics ouverts la nuit, vendredi 13 mars    Pour les Tunisiens Résidents à l'Etranger dans les pays du Golfe et Iran : liste d'adresses et numéros utiles    Samira Guiza prend ses nouvelles fonctions de première présidente du Tribunal administratif    Météo en Tunisie : vent fort près des côtes et phénomènes de sable au sud    Visas suspendus pour 4 pays... La Grande-Bretagne passe à l'action    Taoufik Hachicha: La radio régionale en temps d'exception (Album photos)    Le programme TACIR et FOCUS Gabès, lancent un appel à candidatures pour la résidence co-créative "Immersia'Fen 26′′    Tunisiens dans les pays du Golfe et du Moyen-Orient : une cellule de crise 24H, deux numéros d'urgence et des consignes de sécurité    Hadj Béchir Akremi est décédé : Un pionnier des Tunisiens en France    Kaïs Saïed sonne l'alarme: réformes structurelles imminentes pour les caisses sociales    Edito: Réinjecter l'expertise des retraités    Le VAR se réinvente... Les grandes nouveautés pour le Mondial 2026    Abdelmajid Chaar : Le papier et l'encre, notre trésor!    Monopole de la farine : 24 ans de prison pour Mohamed Bouanane    L'envoi vers les zones de conflit » : jugements sévères en appel, jusqu'à 24 ans de prison    Elyes Ghariani - De la retenue à la puissance: le tournant stratégique allemand    Secousse tellurique en Tunisie, au gouvernorat de Gabès ressentie par les habitants    Espérance : qui manquera face à Métlaoui ?    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    Leila Shahid: une vie à raconter la Palestine au monde    De Tunis aux plus hautes sphères : le parcours exceptionnel de Rachid Azizi dans son livre « Un sur un million »    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Iran : Guerre probable, versus, paix improbable ?    Festival Gabès Cinéma : Afef Ben Mahmoud à la direction    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Intempéries.. Entre la force majeure et les négligences blâmables
Publié dans Le Temps le 20 - 10 - 2018

A quelque chose malheur est bon. C'est en effet suite aux dégâts générés par les dernières intempéries qui ont même couté la vie à des personnes humaines, qu'on évoque ce vieux dicton. Car il a suffi d'une catastrophe naturelle pour se rendre compte que rien n'a changé en Tunisie, depuis que le pays a recouvert sa souveraineté et devenu pourtant un pays de droit avec des lois régissant les relations des citoyens entre eux en vue leur assurer une vie digne et leur procurer la sécurité leur permettant de participer au développement économique et social.
Or, outre le manque d'organisation administrative et la lenteur dans tous les domaines, l'infrastructure est des plus catastrophiques, et ce, concernant tant les routes et les autoroutes, les ponts et chaussées, que les constructions anarchiques qui prolifèrent de jour en jour, les maisons qui remplacent les espaces verts et le béton qui gâche les beaux sites et pollue l'atmosphère par la manque d'oxygène, ajouté au manque d'esthétique.
Tout cela est due d'une part au manque de vigilance et de suivi, et, d'autre part, à la négligence dans l'application de la loi concernant l'infrastructure relevant du ministère de l'Equipement, de l'Habitat et de l'Aménagement du territoire.
En effet la réalisation des ponts et des autoroutes répond à une des conditions strictement établies par la loi des marchés publics, en vue d'éviter des irrégularités qui mènent à la corruption et aux abus.
La transparence dans les marchés publics est d'un intérêt capital et constitue un principe fondamental prévu par la réglementation nationale, et, selon les normes internationales prévues par la Banque mondiale afin de mieux sévir contre la corruption. C'est «la qualité de ce qui laisse passer la lumière et paraître avec nettetéles objets qui se trouvent derrière». Cette définition de la transparence est judicieuse, car ce sont les objets qui se trouvent derrière les marchés publics qui sont les plus importants à savoir les fournitures nécessaires à la réalisation d'un projet tel qu'une autoroute ou un pont.
Le décret du 13 mars 2014 a prévu qu'il est indispensable, pour consacrer le principes de transparence, de "suivre des procédures claires et détaillées de touts les étapes de conclusions du marché" et ce, outre l'obligation de préciser au niveau des cahiers des charges mis à la disposition des soumissionnaires potentiels, l'objet du marché et les conditions de son exécution, les critères de choix, la méthodologie d'évaluation du marché ainsi que ceux du choix de son titulaire. Toutes ces conditions sont dans le but d'éviter des abus dans la réalisation des marchés et lutter contre des négligences et des pratiques de corruption déguisée.
Or on se rend compte, par la défectuosité des routes et de certaines réalisations, que les critères de transparence n'ont pas été respectés. Sinon comment expliquer, par exemple, que certaines canalisations qui ont été récemment refaites sont systématiquement bouchées à chaque averse et ce, que ce soit dans la capitale ou dans certaines cités. Sans compter que certaines bâtisses se sont affaissées, quelques années à peine après leur construction.
Pis encore, aux dernières intempéries, certains ponts nouvellement construits ont été fortement endommagés, alors que les ponts c'est pour des siècles. N'y-a-t-il pas été prévue la quantité de béton nécessaire?
Pourtant et selon le nouveau décret postrévolutionnaire, il y a une commission supérieure de contrôle et d'audit des marchés publics, ainsi que des commissions de contrôle au sein de chaque ministère. Il y a aussi un comité de suivi et d'enquête des marchés publics.
Pourtant, le constat à l'œil nue est que plusieurs réalisations n'ont pas été faites selon les normes requis par la loi.
Par ailleurs le manque d'entretien, de maintenance et de suivi est de nature à favoriser davantage les dégâts en cas d'accident ou de catastrophe naturelle.
C'est d'ailleurs a raison pour laquelle, des associations de défense des droits humains, ainsi des organisations nationales telles que l'Union générale des travailleurs tunisiens, ont appelé à ouvrir une enquête concernant les dégâts subis par l'infrastructure, après les récentes inondations, soulignant "la nécessité d'une révision des lois et des cahiers de charge relative aux marché publics".
Certes, il y a infailliblement des dégâts en cas d'intempéries ou de catastrophes naturelles, et ce dans le monde entier. Cependant, il y a des cas où, à côté de la responsabilité de la nature, celle de l'Homme est établie dans le cas où il s'avère que des dégâts pouvaient être évités avec un meilleur suivi et une plus grande rigueur dans l'application des condition de transparence et afin d'éviter des abus de toute sorte.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.