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Pour un équilibre dans les zones humides
Ecologie
Publié dans Le Temps le 05 - 02 - 2008


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Ali Hili (Association tunisienne des zones humides) : « Bien protéger ces zones humides pour créer des sources de revenus aux populations locales »
La Tunisie compte plus de 250 zones humides localisées sur différents sites côtiers et continentaux, périurbains et ruraux. Ces zones se présentent comme des systèmes naturels qui commandent le comportement hydrologique des milieux dont elles assurent l'équilibre.
Ces zones humides ont souvent fait l'objet d'un intérêt particulier par les aménageurs vu leur importance tant sur les plans écologique, biologique et récréatif.
C'est pourquoi, la Tunisie a célébré samedi dernier la journée mondiale sur les zones humides.
Organisée à Korba par le ministère de l'Agriculture et des Ressources hydrauliques et le Fonds mondial pour la nature (WWF), cette manifestation a réuni plusieurs associations d'environnement, des responsables de la direction générale des forêts, des représentants des commissariats régionaux de développement agricole ainsi que des membres de l'association tunisienne des zones humides.
Plusieurs communications sur les différentes zones humides ont été présentés par les participants.
La Tunisie a adhéré à la convention sur les zones humides de Ramsar en 1980 et depuis 19 sites humides tunisiens ont été retenus par cette convention.
« La Tunisie a pu acquérir une expérience pratique dans la gestion des zones humides. Cette expérience a été orientée davantage vers les préoccupations socio-économiques et l'intégration de ces zones dans leur environnement en vue de garantir la durabilité de leur protection.
Ces zones humides regroupent deux types : des zones humides naturelles (Sebkhas, lagunes, oueds) et des zones humides artificielles (Barrages et barrages collinaires).
D'où l'intérêt de bien protéger ces zones et surtout de les faire connaître au près du public et des amoureux de la nature.
La communication est primordiale pour la protection de ces sites» a précisé M.Faouzi Maamouri coordinateur au Fonds mondial de la nature en Tunisie.
Les différents intervenants ont appelé à établir une parfaite connaissance des écosystèmes de ces sites, de leurs caractéristiques physiques et biologiques, des mécanismes régissant leur évolution et leur fonctionnement ainsi que des phénomènes et actions menaçant leur équilibre écologique.
Ils ont insisté sur la protection de ces zones de la pollution, l'extension urbaine et les rejets des eaux usées et les dépôts de déchets solides.
M.Ridha Salem Fékih Directeur général des Forêts a insisté au cours de la clôture de cette journée sur la nécessité de prendre conscience de l'importance de ces zones : « Nous devrons tout d'abord les protéger et définir les solutions appropriées pour garantir leur équilibre et assurer la durabilité des effets des actions de réhabilitation envisagée selon la spécificité de chaque zone. Cela exige la participation de plusieurs intervenants appartenant aux ministères de l'Agriculture, de l'Equipement, de l'Environnement et du Tourisme.
Certes, il faudrait des actions de sensibilisation et d'information avec le concours des associations d'environnement et surtout l'Association tunisienne des zones humides qui pourra contribuer à revaloriser ces espaces chers à nous et à nos enfants»
Kamel Bouaouina

Ali Hili (Association tunisienne des zones humides) : « Bien protéger ces zones humides pour créer des sources de revenus aux populations locales »
« La Tunisie compte plus de 200 sites classés zones humides qui sont d'importance inégale. 20 ont une importance internationale d'après les critères de la convention Ramsar que la Tunisie a ratifiée en 1980.
En effet que ce soit les zones humides naturelles ou surtout des zones humides artificielles qui sont constituées par les grands barrages, les barrages moyens ou par les lacs collinaires ; toutes ces retenues d'eau devenues aujourd'hui très importantes pour la biodiversité et plus spécialement les oiseaux.
Au niveau de la politique de l'économie de l'eau en Tunisie et de l'utilisation des ressources en eau, nous avons, depuis l'indépendance, adopté une politique judicieuse qui permet au pays de pouvoir faire face à plusieurs années de sécheresse consécutive sans qu'il n'y ait de gêne soit au niveau de l'alimentation des agglomérations urbaines qui consomment moins de 20% de nos ressources en eau ou de l'alimentation des périmètres irrigués qui consomment plus de 80% de nos ressources et qui ont permis aux Tunisiens d'avoir des légumes et des fruits pratiquement toute l'année.
Pour ce qui est de la protection, bien sûr, elle a trois niveaux : Il y a les parcs nationaux qui sont bien sûr intégralement protégés par un texte de loi qui est le code forestier ; il y a les réserves naturelles et, enfin, nous pouvons annuellement à travers l'arrêté annuel relatif à la chasse ériger certaines zones en zones d'interdiction, ce qui est le cas de la majorité des sites Ramsar. En effet, en dehors de l'Ichkeul, l'île Kenais et de la réserve naturelle de Dar Fatma, les autres sites sont protégés, la chasse étant interdite. Mais ces zones ne sont pas bien connues par les Tunisiens. Il faut absolument leur transmettre le message. Il s'agit d'une campagne de sensibilisation au rôle écologique, socio-économique et culturelle que peuvent jouer ces zones tributaires des précipitations en eau. C'est un travail qui n'est pas de tout repos et qui incombe aussi bien à l'administration qu'aux organisations non gouvernementales qui devraient jouer le rôle de mouche du coach pour attirer l'attention des autorités surtout en matière de gestion des zones humides dans notre pays car il y a très peu de plan d'aménagement et de gestion des zones naturelles en dehors des parcs nationaux qui ont fait l'objet dans le cadre de financements internationaux très peu de zones protégées ont un plan d'aménagement et de gestion sous entend la participation des population locales.
C'est très important pour l'avenir des zones protégées en essayant de démontrer à ces populations qu'il est de leur intérêt de ne pas exercer une pression irréversible sur ces zones mais au contraire de les protéger pour leur créer des sources de revenus tout à fait durables à travers une gestion écologique de ces zones protégées.

Où va l'eau des zones humides ?
Si je prends l'exemple du grand barrage de Sidi Barraq qui a une capacité de 240 millions de m3 soit pratiquement la consommation annuelle de la Tunisie, ce barrage près de Nefza situé au niveau de la mer ne peut pas communiquer avec les autres barrages de la Tunisie, ce qui fait depuis sa mise en eau (une eau d'excellente qualité (0,4 g/l ) presque minérale).
Cette eau a été rejetée vers la mer soit plus de trois milliards de m3 d'eau qui auraient pu moyennant une dépense supplémentaire, qui consiste à pomper cette eau pour pouvoir la transférer au barrage de Sejnane.
Il faut souhaiter dans l'avenir qu'une telle solution soit adoptée même si elle coûte trop chère et pourquoi ne pas demander aux organismes internationaux qui nous reprochent de ne pas protéger comme il faut l'Ichkeul de financer le pompage des eaux de Sidi Barraq pour les transférer au barrage de Sejnane et pour voir alimenter l'Ichkeul en eau douce.
Cette opération est tout à fait faisable surtout durant les années humides »


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