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Hillary en Asie pour rassurer et courtiser
Pour son premier déplacement officiel
Publié dans Le Temps le 16 - 02 - 2009

Le Temps-Agences - Hillary Clinton se rend cette semaine en Asie, où elle tentera de rassurer les alliés des Etats-Unis sur la position de Washington vis-à-vis de la Corée du Nord et de poser les fondements d'une relation constructive avec la Chine.
Pour son premier déplacement officiel en tant que chef de la diplomatie américaine, elle rompt avec la tradition qui conduisait plutôt ses prédécesseurs à se rendre d'abord chez les alliés traditionnels européens ou au Proche-Orient.
La secrétaire d'Etat américaine devait quitter Washington hier pour le Japon, où elle passera deux nuits, avant d'aller successivement en Indonésie et en Corée du Sud pour achever sa tournée en Chine.
Si Barack Obama n'a pas détaillé sa politique asiatique, les analystes estiment que la visite d'Hillary Clinton est un signal fort adressé à Tokyo et Séoul, deux alliés qui se sont sentis négligés par George Bush.
Hillary Clinton entend en outre préparer le terrain à une meilleure collaboration avec Pékin sur les dossiers nucléaires nord-coréen et iranien, sur la réponse à la crise financière internationale et au changement climatique - autant de priorités qui devraient prendre le pas sur les droits de l'Homme.
"Ce devrait être une tournée d'écoute", juge Elizabeth Economy, directrice des études sur l'Asie au Conseil des relations étrangères. "Il faut entendre de la bouche des Chinois quelles sont leurs priorités dans leur relation avec les Etats-Unis parce que (...) c'est ainsi que nous pourrons obtenir du poids".
La secrétaire d'Etat a effectué son dernier voyage en Chine en 1995, alors que son époux Bill occupait la Maison blanche. Elle s'était distinguée par un discours offensif sur les droits de l'Homme, sans toutefois nommer la Chine.
"Elle est capable, de façon diplomatique, subtile, d'évoquer la question, d'y mettre ainsi l'accent sans la leur jeter à la figure", assure Jack Pritchard, ancien spécialiste de l'Asie à la Maison blanche.
Avant son départ, les spécialistes ont recommandé à Hillary Clinton de ne pas trop demander aux dirigeants chinois pour ce premier contact et ce, bien que la liste soit longue.
Les Etats-Unis attendent de la Chine qu'elle soutienne davantage la demande intérieure et s'appuie moins sur les exportations pour soutenir sa croissance. Ils estiment en outre que la sous-évaluation du yuan nuit à la compétitivité de leur industrie et contribue à creuser leur déficit commercial.
Lorsque le département d'Etat a annoncé la tournée d'Hillary Clinton, le "désordre des marchés financiers" figurait en tête d'une liste incluant les questions humanitaires, la sécurité et le changement climatique, mais pas la Corée du Nord, pourtant sujet majeur à Tokyo et Séoul.
Au cours des derniers mois, Pyongyang a régulièrement menacé de déclarer la guerre à son voisin du Sud, dont le gouvernement a interrompu il y a un an l'aide offerte depuis une décennie.
La Corée du Nord accuse ses interlocuteurs (Corée du Sud, Chine, Etats-Unis, Japon et Russie) de ne pas respecter l'accord en vertu duquel elle s'engageait à démanteler le complexe nucléaire de Yongbyon en échange d'aide, énergétique notamment.
Le régime nord-coréen, qui passe pour l'un des plus reclus au monde, s'est en outre refusé au programme de vérification que les autres pays ont proposé, gelant de facto les pourparlers.
Hillary Clinton s'est engagée à poursuivre les discussions et pourrait nommer le diplomate à la retraite Stephen Bosworth à la tête d'une délégation américaine, mais Séoul et Tokyo redoutent d'être mis sur la touche au profit de négociations bilatérales. Ils craignent aussi que Washington ne choisisse de tolérer une Corée du Nord nucléaire, même si les analystes écartent cette hypothèse.
En Indonésie, la secrétaire d'Etat américaine sera dans le pays où Barack Obama a passé une partie de son enfance. L'Indonésie est le plus grand pays d'un monde musulman avec lequel le président américain cherche à renouer après huit années d'administration Bush marquées par des politiques très impopulaires, dont l'intervention en Irak en 2003.


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