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Le père, Issam Mergheni, se rend à la justice tunisienne, mais clame son innocence
Affaire du petit Mohamed Amine (Jason) victime d'infanticide
Publié dans Le Temps le 30 - 03 - 2009


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Les autorités Belges demendent son extradition
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Selon la mère : -tout semblait aller entre Jason et son père-
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selon les services sociaux : -Jason, un enfant-roi, aux yeux de son père-
Le père du petit Mohamed Amine (Jason) dont le corps a été déterré le 19 mars à Liège (Voir notre édition du 23 mars) s'est rendu aux autorités judiciaires tunisiennes jeudi dernier. Issam Mergheni, 26 ans, a regagné la Tunisie le 17 février dernier. Depuis, il s'est caché dans un quartier populaire de la périphérie de la Capitale car il savait qu'un mandat d'arrêt international a été émis contre lui. Dès qu'il a su que le corps de son fils a été déterré et que son amie belge a avoué aux enquêteurs les péripéties de l'affaire, il s'est constitué prisonnier auprès des autorités judiciaires en se rendant au procureur de la République auprès du tribunal de première instance de Tunis.
Le père du petit Mohamed Amine (3ans) a su que les autorités belges l'avaient déjà accusé d'avoir tué son enfant, ce qu'il niait catégoriquement en prétendant, plutôt, que le petit Mohamed Amine aurait chuté d'une hauteur de deux mètres, en jouant près de la maison paternelle. Le petit s'était relevé sain et sauf et son père l'avait ramené à la maison parce qu'il commençait à faire froid. Selon le père, la situation sanitaire de l'enfant avait empiré durant la nuit il était décédé.
Toujours selon le père, ce dernier avait alors alerté son amie belge, Philomena Di Giromini, qui habitait dans le coin. Elle lui aurait conseillé de ne pas déclarer l'incident parce que le père, Issam Mergheni, n'était pas en situation régulière en Belgique. Suite à ça, le père avait fait le lendemain des obsèques à son fils selon le rituel islamique. C'est pourquoi les autorités belges ont parlé de momie (les musulmans n'enterrent pas leurs morts dans des cercueils mais ils les enveloppent d'un drap).
Suite à ça, Philomena Di Giromini avait acheté un billet d'avion pour Issam Mergheni qui était rentré en Tunisie le 17 février. Philomena Di Giromino, âgée de 27 ans, a été déjà arrêtée et inculpée de non-assistance à personne en danger, à la fin du mois de février. L'affaire avait été alors déclenchée suite à la déclaration de deux personnes qui s'étaient présentées spontanément à la police pour y signaler ce qu'ils estimaient être une disparition inquiétante : « Un garçonnet de 3 ans n'a plus été vu depuis plusieurs semaines. Son père, qui en a la garde, reste introuvable ». L'affaire est prise au sérieux et mise à l'instruction pour meurtre. Une enquête a été ouverte et Philomena Di Giromini a été alors interpellée. Elle a été entendue à plusieurs reprises. Elle a précisé au départ que le père n'avait jamais brutalisé son fils, infirmant les déclarations des témoins qui faisaient état de violence envers l'enfant. Elle n'est passée aux aveux qu'à la 5ème reprise.
Des éléments recueillis au domicile du père de l'enfant, rue Vivegnis, à Liège, laissaient, en effet supposer aux enquêteurs que l'enfant avait été tué par son père.
Lors de ses aveux ultérieurs, Philomena a reconnu avoir constaté le décès de l'enfant et s'être rendue avec le père pour l'enterrer discrètement. Elle a également affirmé que le père lui avait dit qu'il l'avait tué son fils à coups de chaussures. Philomena Di Giromino a également reconnu s'être rendu avec le père sur les Côteaux de la Citadelle avec le cadavre caché dans un sac à dos. Pendant que le père creusait et enterrait l'enfant, elle faisait le guet.
Selon les sources belges, Filomena Di Giromino est en fait éducatrice de profession et elle s'occupe de petits enfants. Elle a été suspendue par son employeur dès son inculpation pour recel de cadavre et non assistance à personne en danger.
Les enquêteurs belges ont révélé que l'autopsie du petit Mohamed Amine (Jason) a eu lieu, le jeudi 19 mars, en médecine légale, à Liège. Cette autopsie a révélé ses résultats mais la procureur du Roi de Liège, Mme Danièle Reynders ne communiquerait rien de l'examen post-mortem : « En effet, ce qui a été constaté durant l'autopsie, doit être tenu secret pour l'instant afin de pouvoir opposer des arguments aux personnes impliquées dans cette affaire », indique Mme la procureur.

.Selon la mère : -tout semblait aller entre Jason et son père-
La mère de Mohamed Amine (Jason) a manifesté dans les colonnes des quotidiens Sud Presse de Belgique et sur les antennes de BelRTL, son étonnement face à la situation qui a mené à la découverte du cadavre de son fils. La mère qui ne voyait plus son enfant depuis plusieurs mois a souhaité couper court aux rumeurs qui circulaient à son sujet. "J'ai tout entendu. Que j'étais une mauvaise mère. Que je me prostituais. Que je me droguais. Tout cela est faux. Je me suis occupée de Jason (Mohamed Amine) au début de sa vie. Et je souhaitais encore m'en occuper. Mais son père m'en a empêché."
La mère biologique de l'enfant avait déjà été victime de la violence du père de son enfant. "J'étais enceinte de sept mois quand, un soir, j'ai trouvé de la drogue dans les poches d'Issam (Ndlr: le père de Jason). Il s'est énervé et m'a donné des coups dans le dos et dans le ventre. J'ai dû être emmenée à l'hôpital en ambulance. Après je ne l'ai plus vu. Ce n'était pas la première fois qu'il me frappait."
La maman de Jason a été entendue par les enquêteurs liégeois dès son retour de vacances. "Ils m'ont demandé comment cela se passait entre Jason et son père. (...) Franchement, entre Jason et son père, tout semblait aller."

selon les services sociaux : -Jason, un enfant-roi, aux yeux de son père-
Les services sociaux de liège assument leur décision d'avoir confié la garde du petit Jason à son père. Ils précisent que leur rôle n'a jamais été de « placer les enfants à tout prix quand les rapports étaient bons ». Or, dans ce cas, Jason était considéré comme un "enfant-roi" par son papa, précisent-ils.
Toutefois, ils précisent qu'en décembre 2006, alors que le petit enfant
n'était âgé que de 9 mois, il a été hospitalisé à la Citadelle,
souffrant notamment d'une fracture au fémur due, selon les parents, à une "chute en rollers"!
Vu le jeune âge du petit et la version peu crédible de l'accident, les services sociaux ont préconisé le placement en pouponnière. Après avoir visité le centre, le papa a accepté le placement. A ce moment, la maman avait déjà rompu tout contact avec son enfant.
Le papa a régulièrement rendu visite à son fils jusqu'à son incarcération pour faits de stupéfiants pendant quelques mois. Mais même pendant sa détention, le père a entretenu les contacts avec son enfant, souligne-t-on.
En juillet 2007, lors de sa libération, le papa a repris les visites à la pouponnière. Un an plus tard, les visites ont été élargies. Jason (Mohamed Amine) a pu se rendre chez son père trois fois par semaine, sans toutefois y loger. Il y a ensuite passé les week-ends.
Les rapports étaient excellents, la garde a été confiée au père, sous la surveillance de la pouponnière. Pour héberger son enfant, le père avait troqué son studio contre un appartement et acheté le matériel nécessaire.
Les services sociaux ont constaté que l'appartement était meublé et propre. Les rapports de l'époque décrivent un "enfant rayonnant".
A l'école, le personnel enseignant qualifie Jason "d'enfant-roi" aux yeux de son papa.
Les services sociaux assument pleinement leur décision d'avoir rendu l'enfant à son papa. "Aucun élément ne laissait présager une issue aussi tragique. C'est totalement incompréhensible. Tous les rapports étaient extrêmement positifs et ne révélaient aucun élément d'inquiétude", a confirmé à l'agence BELGA le responsable du dossier à la SAJ.


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