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L'entreprise exige la qualité à défaut d'expérience
Emploi - Synergies entre l'université et le marché du travail
Publié dans Le Temps le 09 - 03 - 2007


* Vers la création d'une licence appliquée
Le monde universitaire et celui de la production ne peuvent s'ignorer mutuellement. Le défi de l'emploi impose une écoute réciproque entre ces deux monde, voire un partenariat constant.
Hier, ils étaient nombreux , universitaires et chefs d'entreprises à participer à la journée de partenariat entre le ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Technologie et l'Union Tunisienne de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat organisée sur le thème « la co-construction de la formation pour une eilleure employabilité » et ouverte par le premier ministre Mohamed Ghannouchi.

M Lazhar Bououni, ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la technologie a rappelé que « cette rencontre est un prolongement des programmes et projets communs réalisés par le ministère en collaboration avec les structures de l'Utica ». Ces actions sont à leurs débuts. Elles touchent un grand nombre d'Universités et d'Instituts Supérieurs d'Etudes Technologiques avec des approches régionales et sectorielles visant le rapprochement de l'Université de l'entreprise.
Le ministre précise que l'accord de partenariat signé avec l'Utica sert de base pour le développement de la coopération entre les deux parties, surtout en matière d'adéquation de la formation à l'emploi. Plusieurs rencontres ont été organisées au niveau central et au niveau des fédérations pour dynamiser ce partenariat. Des commissions de partenariat ont été créées dans plusieurs universités et dans certains secteurs. Au ministère la volonté est forte pour assurer la durabilité de cette coopération et la traduire par des projets et des programmes dans les domaines de la formation, la recherche et les stages.

Fixation des normes
Actuellement l'amélioration de la qualité au niveau de l'enseignement, de la recherche et de l'encadrement est une priorité. La qualité dans l'enseignement supérieur correspond à la conformité aux normes en matière de maîtrise de l'acquisition des sciences et des qualifications garantissant les compétences professionnelles des diplômés. D'ailleurs l'adoption d'un système national d'évaluation et de garantie de la qualité vise à placer le rendement des institutions universitaires nationales au niveau des normes internationales. Le ministre déclare en substance que l'élévation de la qualité, que ce soit au niveau de la formation ou de la gestion des ressources pédagogiques, est la voie permettant d'améliorer l'employabilité des diplômés de l'enseignement supérieur et leur adaptation aux changements sur le marché du travail à l'échelle nationale et internationale.
L'instauration de la qualité, la fixation de ses normes et la détermination de ses contours intéressent, en premier lieu, l'entreprise. Et au ministre de rappeler que la réforme instaurant le système « L.M.D » est une composante fondamentale dans la mise en place d'un système de qualité. Elle est introduite progressivement afin que notre système universitaire s'approche le mieux des normes internationales et que nos diplômes gagnent en clarté. Dans le nouveau système, l'action sera axée sur les licences professionnelles, orientées vers le marché de l'emploi.
Le ministère a entamé l'application de cette réforme en optant pour une approche participative associant toutes les parties concernées.
Il est clair qu'un des plus grands défis de l'université et de son environnement économique est d'identifier les nouvelles niches d'emplois dans la nouvelle économie et de déterminer les compétences et les spécialités à demander par le marché de l'emploi plus que d'autres.

Comprendre les mécanismes de la création d'entreprises
La tendance est de permettre à l'étudiant de faire la jonction entre sa formation et les possibilités d'emploi. De même sa formation universitaire doit l'aider à comprendre les mécanismes inhérents à la création d'entreprises.
En collaboration avec l'Utica, a été instauré le mécanisme de la « co-construction de la formation », pour les licences professionnelles.
Dans ce cadre plusieurs observatoires spécialisés ont été instaurés dans certaines universités pour étudier, évaluer les besoins quantitatifs et qualitatifs en emplois et délimiter les métiers. Ces indicateurs scientifiques et pratiques permettront d'élaborer les programmes de formation, de créer des filières et de rectifier le tir en cas de besoin.
Pour la construction de la formation employable, le principe de base est l'association et l'implication des entreprises dans le cadre de la complémentarité des fonctions entre l'université et son environnement économique et social. « Ainsi, précise le ministre, les professionnels et les représentants des différents secteurs économiques ont été associés dans toutes les commissions nationales chargées d'instaurer le système L.M.D ».
Pour faciliter l'insertion des diplômés dans le marché de l'emploi la formation sur la culture de l'entreprise, les langues étrangères et l'informatique occupent 25% des unités obligatoires dans toutes les licences. Par ailleurs, la formation pratique a été renforcée dans le cadre des stages et des projets de fin d'études.
La technologie évolue, les métiers aussi.

Flexibilité des filières
Afin de renforcer la capacité de l'enseignement supérieur de répondre aux besoins du marché de l'emploi, les offres de formations permettent d'orienter les deux tiers des étudiants vers les filières pratiques à haute employabilité. L'autre tiers est orienté vers les disciplines académiques et fondamentales. D'ailleurs les branches à haute employabilité bénéficient de l'adhésion des nouveaux bacheliers.
La co-construction de licence appliquée, affirme le ministre, vise à créer des licences avec le label « co-construit », garantissant l'emploi pour leurs titulaires, sans trop attendre. La co -construction doit évoluer progressivement en un mécanisme pratique consacrant un partenariat effectif entre universitaires et professionnels.
La co-construction des licences pratiques se base sur les critères de formation en usage à l'échelle internationale et surtout, dans les pays avancés, tout en tenant compte du guide de référence des métiers et des qualifications. Une évaluation quantitative du marché de l'emploi, l'adoption d'un guide sur la qualité des stages et des projets de fins d'études, la constitution d'équipes pédagogiques mixtes de professionnels et d'universitaires sont prévues.
De même une coordination continue entre les universités est instaurée pour éviter la création de filières fixes et définitives. Les nouvelles filières à créer doivent être flexibles. Elles doivent changer conformément aux changements des besoins de l'économie.
En plus de la co - construction de la formation pratique, il est recommandé aux entreprises de parrainer des étudiants dès la première année tout en offrant des possibilités de formation par alternance durant la saison universitaire ou lors des vacances.
De son côté Hédi Djilani a réitéré l'appui de l'Utica au partenariat avec l'Université et a attiré l'attention sur la situation des universités privés « qui n'ont pas encore réalisé leur démarrage ».
Hassine BOUAZRA

Sons de cloche
Mahmoud Zouaoui ( Président de la commission nationale de la licence appliquée) :
Prise de conscience des deux côtés
« Dans le monde universitaire les mentalités sont en train de changer. Le souci d'employabilité s'amplifie. Il y une prise de conscience de la nécessité d'intégration des savoirs pratiques dans l'enseignement, en plus de l'enseignement académique. On évolue vers la professionnalisation de l'enseignement supérieur.
Dans le monde professionnel on constate une prise de conscience de l'intérêt de tisser des liens structurés et durables avec l'université. La prise de conscience est manifeste du rôle de l'université dans la formation des compétences à la fois opérationnelles et adaptatives à l'évolution des métiers. »

Béchir Boujday ( président de la Fédération Nationale de la Mécanique) :
Relever le défi de l'emploi
« Les défis d'avenir auxquels l'entreprise tunisienne doit faire face à travers l'ouverture totale du marché et l'abolition des barrières douanières nous dictent le redoublement des efforts pour que l'entreprise puisse garantir un bon positionnement en dépit d'une concurrence exacerbée... de même ces défis auront leur incidence sur le rendement de l'université dont le premier souci est d'augmenter l'employabilité de ses diplômés. Il faut unir les efforts, les visions et coordonner les positions, les intérêts et les objectifs étant les mêmes : relever le défi de l'emploi. »


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