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Dévergondages en milieu scolaire
Signe des temps ?
Publié dans Le Temps le 15 - 11 - 2009

Il fut un temps où un tablier court ou ouvert ou des cheveux « étrangement coiffés » étaient des raisons suffisantes pour « expulser » les élèves des lieux « sacrés » qu'étaient alors les lycées.
Aujourd'hui, et grâce aux téléphones avec caméra et à Internet, on peut visionner des scènes, qu'on n'aurait jamais imaginées possibles dans un établissement scolaire.
Non pas que les élèves de jadis fussent forcément plus sages et ne passaient pas par la mouvementée période d'adolescence, mais c'est seulement parce qu'ils étaient la plupart du temps sanctionnés.
De nos jours, on ressent que le phénomène de l'indiscipline se propage, devient un effet de masse et l'on ressent comme un laisser aller de la part, non seulement des élèves, mais aussi de l'administration et des parents...

Des Chaharazed à la « Samia Jamel » ou alors le lycée devient stade ?
Il a toujours été des traditions des lycées d'organiser des activités artistiques et sportives, cela optimise les aptitudes des élèves d'autant qu'on développe leur don et que c'est une excellente méthode pédagogique pour leur faire aimer l'établissement scolaire. Théâtre, danse, dessins, sport, que d'enrichissement dans le parcours secondaire. Néanmoins, on assiste aujourd'hui à un spectacle théâtral-dansant qui tourne à une scène des mille et une nuits. Des élève-danseuses à l'oriental, moitié nues, tournant autour d'un « Chahraiar », tandis que la cour remplie d'élèves sifflait au spectacle alléchant des corps des filles s'offrant à leurs yeux avec tout ce que l'histoire, la gestuelle et l'habit offrent de plus « évocateur ». Ce n'est pas une scène de film égyptien, mais un évènement organisé dans un lycée. N'y a-t-il pas eu d'encadrement dans le choix des vêtements et de la danse ?
Une autre scène s'offre aux regards : les élèves d'un lycée fêtent le championnat d'une équipe nationale et l'on se croirait au stade. Tout y est : les chants de terrain, la danse, les hurlements (...) tandis que le personnel et quelques élèves n'ayant pas participé, regardaient la scène tranquillement.

Les filles bagarreuses s'y mettent aussi !
Nous avons tous assisté autrefois, ne serait-ce qu'une fois, au spectacle de garçon dont les hormones sont en pleine effervescence en train de se bagarrer devant le lycée. Au pire c'étaient les « bandits » du lycée, souvent connus un à un, au mieux on regardait cela comme une façon d'affirmer leur virilité naissante.

Aujourd'hui, les filles s'y mettent aussi !
On assiste alors à la bagarre de deux filles, tout porte à croire qu'elles ne sont pas loin du lycée et elles portent le fameux tablier bleu...
Ainsi une discussion animée commence entre elles et l'une des deux « sermonne » l'autre pour lui avoir « piqué son amoureux ». Elle criait son amour pour lui et accusait l'autre de lui avoir brisé le cœur et détruit sa vie. Elle lui saute dessus, et se met à la frapper, à la méthode féminine tout comme masculine. C'est-à-dire qu'il y avait bien des étirements de cheveux et des griffures, mais aussi des coups de pied lancés à l'aveuglette et des gros mots lâchés à haute voix. Elle lui répétait qu'elle allait la tuer pour ce qu'elle lui a fait, le tout accompagné de blasphèmes et d'injures envers Dieu.
Une autre scène se passe, mais cette fois-ci au sein du lycée et devant l'une des classes. Deux filles s'agrippent l'une à l'autre, se battent toujours à coup de pied, l'une d'entre elles se retrouve carrément par terre. Mais la bagarre n'en finit pas ! On voit finalement une femme, surveillante ou professeur, on ne peut le savoir venir les séparer. On pourrait croire qu'elle les enverrait toutes les deux au bureau du directeur, qu'elle leur parle au moins d'un ton sévère, rien de cela n'arrive. Elle essaye juste de calmer leurs mœurs et mauvaise humeur et s'assure que l'une d'entre elles est partie. Pendant tout ce temps là une bande d'élèves s'est amassés pour regarder le spectacle des deux « Hercule version féminine ». Quel exemple de sanction s'offre à eux alors les décourageant d'en faire de même !

Qui en est le responsable ?
Peut-on blâmer les parents pour une éducation manquant de principes ? Il leur reste le bénéfice du doute sachant qu'ils ne savent pas forcément ce qui se passe à l'intérieur de l'établissement scolaire.
Peut-on soupçonner l'administration d'être devenue trop molle ou de s'être mise dans l'ère libertine de l'époque en donnant la permission à des spectacles osés ou en ne sanctionnant pas les scènes de violence qui se passent entre les élèves ?
Les élèves eux-mêmes sont-ils des adolescents perdus ou des êtres humains impolis et arrogants ? Ont-ils perdu leurs repères et ne savent-ils plus ou s'arrêter ? Il s'agit là d'une responsabilité partagée. Désengagement de la famille ? Certes. Désengagement éducationnel de l'école aussi !


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