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Créer un marché pour la science
Les ateliers de l'Ecopark de Bordj-Cédria
Publié dans Le Temps le 13 - 03 - 2010

Le secteur de la recherche scientifique et de la technologie occupe une place de choix en Tunisie, compte tenu du rôle primordial qu'il joue pour soutenir l'effort de développement. Il a connu au cours des dernières années une évolution importante, tant au niveau des structures, que des programmes et des objectifs.
Ce qui va lui permettre de contribuer efficacement au développement global et durable du pays, et ce, en participant à la diversification des activités productives, le renforcement de la compétitivité des entreprises, la mise en place d'une économie nouvelle et la création de meilleures opportunités pour l'emploi et l'adhésion à l'économie immatérielle. C'est dans ce cadre que s'inscrit la deuxième journée pour la promotion des résultats, moyens et compétences de recherche de l'Ecopark de Bordj-Cédria à Hammamet qui a réuni plusieurs chercheurs autour de trois workshops sur la biotechnologie et l'eau, l'énergie et les matériaux, l'enseignement, PEM, formation et placement
L'activité de recherche scientifique a connu une évolution significative grâce à une politique d'allocation optimale des ressources financières et humaines favorisant la créativité et l'innovation et l'émergence d'un climat de recherche propice à la mise en place des synergies nécessaires à l'appropriation des technologies en vue d'accroître la compétitivité économique du pays. M. Rifaât Chaâbouni, secrétaire d'Etat chargé de la Recherche scientifique a précisé dans son allocution que « la mise en place d'un système de recherche scientifique et d'innovation technologique a permis l'évolution du secteur suite à la promulgation de nouveaux textes juridiques et à la création de structures, constituées de ressources humaines compétentes capables de répondre aux exigences particulières d'une recherche performante. Le renforcement de la coordination entre les différentes composantes du système national de la recherche scientifique et de l'innovation technologique a permis de créer les synergies nécessaires pour une meilleure valorisation des compétences et des moyens financiers et matériels mis à la disposition du secteur.
Les mesures prises lors du dernier CMR devront permettre de consolider la place de la recherche scientifique et l'innovation technologique dans la politique de l'Etat et de doter la Tunisie d'atouts nécessaires pour faire face aux exigences d'un environnement international en pleine mutation.
Cette recherche et cette innovation devraient nous permettre de consolider le tissu industriel, améliorer nos méthodes d'industrialisation et de gestion et trouver des solutions adéquates aux attentes des marchés, d'où la nécessité d'innover et valoriser des résultats de la recherche par la promotion de l'esprit d'entreprise et assurer au porteur de projet un maximum de chances de réussite dans son entreprise. Un partenariat solide est nécessaire entre chercheur-entreprises pour promouvoir la société du savoir et contribuer au développement socio-économique du pays. Le fondement de cette vision repose sur le fait que les sciences et les technologies sont aujourd'hui incontestablement le principal déterminant du développement de notre économie et de sa compétitivité au niveau international. Il faudrait pourvoir le secteur de la recherche scientifique et d'innovation technologique du maximum de moyens grâce à l'augmentation de ses dotations qui devraient atteindre 1.5 % du PIB en 2014 et de créer un réseau de technopoles qui participe à l'effort de création des entreprises économiques innovantes et de mise en place de la société du savoir. Ce potentiel d'innovation en Tunisie doit être protégé et orienté vers les secteurs importants pour l'économie nationale. Notre tâche est de mettre en place de nouvelles incitations pour accroître la contribution des compétences tunisiennes à l'effort national de consolidation du système de recherche scientifique et d'innovation technologique et pour développer ce partenariat entre les entreprises et les établissements de recherche en Tunisie.
Valoriser les résultats de la recherche
La mise en œuvre de cette stratégie tient compte de plusieurs facteurs comme l'a souligné M. Bahri Rezig directeur général de l'agence nationale de promotion de la recherche et de l'innovation « on peut citer l'accompagnement, l'encadrement au sein de l'entreprise, la recherche et la valorisation, l'assistance technique, le recours systématique aux réseaux ; l'intensification des partenariats ; la veille systématique ; la diffusion de la culture et la valorisation des résultats de la recherche. L'objectif étant d'améliorer les retombées socio-économiques de la recherche sur la société. Autrement dit mieux vivre de la recherche et de l'innovation et créer un marché pour la science. Ce programme national de recherche et d'innovation a comme objectif le lancement de projets de recherche et d'innovation technologique réalisés en collaboration entre les structures de recherche, des entreprises industrielles et des centres techniques sectoriels. Ce programme a pour finalité de mieux répondre aux demandes de l'industrie tunisienne quant au développement de l'innovation technologique et à l'amélioration de ses produits et de sa compétitivité. Il a pour objectifs aussi de soutenir les efforts déployés en matière de recherche, d'innovation et de créativité ; de renforcer le recours aux brevets et le transfert technologique et de valoriser les compétences des ressources humaines et les résultats des recherches réalisées au sein des structures de recherche.
Kamel Bouaouina
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Faham Fantar (promoteur industriel et consultant en recherche scientifique) : « Consolider le partenariat chercheur-entreprise »
Nous avons de grands chercheurs et de grands génies. Mais il faudrait remonter leur moral car ces perles ne sont pas valorisées. Soutenus par l'Etat, ces chercheurs font du bon travail mais faudrait-il que leurs travaux de recherche soient connus et commercialisés car qu'on le veuille ou non, ils ne sont ni des commerciaux ni des industriels. On doit aider ces chercheurs pour s'approcher du producteur et là il faudrait promouvoir l'innovation à travers notamment le soutien aux entreprises innovantes et la valorisation des résultats de la recherche, le renforcement du partenariat entre les structures de recherche et les entreprises économiques. Les industriels sont certes ouverts mais ils demandent une certaine crédibilité. Une confiance doit être installée entre le chercheur et l'entreprise. La Tunisie dispose de plusieurs chercheurs notamment à l'étranger. Ces cervelles qui sont parties à l'étranger qui ne trouvent pas toujours d'environnement souvent adapté pour revenir en Tunisie. Et là, on peut les récupérer afin qu'ils soient actifs dans notre pays si on les aide et on leur offre de bonnes conditions de travail
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Pr Salah Hannachi (Président directeur général de la société de gestion du Technopole de Bordj : Cédria) « Nos recherches ne sont pas utopiques »
Les recherches faites dans nos technopoles ne sont pas utopiques. Elles sont très pratiques et répondent aux attentes du marché tunisien comme les chauffe-eaux solaire, le séchage des tomates. Il est vrai que depuis 25 ans, les résultats de recherche n'ont pas été exploités pour diverses raisons. Les chercheurs et les industriels tournaient le dos les uns aux autres. Ils ne se connaissent pas. Les chercheurs ont privilégié la publication et ont négligé la protection de leurs résultats. Cette recherche, il faut le dire peut être prise par une multinationale. Il faut avouer que les Américains ont trouvé des difficultés à défendre leur propriété intellectuelle avec les Chinois alors qu'en est-il de la petite entreprise tunisienne ou d'un chercheur de Bordj Cédria. Si on n'a pas une stratégie industrielle pour protéger nos brevets, on ne peut pas avancer. Si on publie une recherche, on invite le viol c'est-à-dire à la piraterie par d'autres sociétés. D'où la nécessité d'orienter la recherche vers la priorité de l'économie. Il faut établir un contact entre le chercheur et l'entreprise pour que cette recherche ne reste pas sur l'étagère. Il faudrait veiller à la protection du brevet. C'est très important car il risque d'être piraté. A Bordj Cédria, nos recherches sont axées essentiellement sur l'eau, l'énergie, l'environnement. Ce sont des sujets qui intéressent notre société et notre économie. Notre objectif lors de cette journée est de faire connaître les résultats de la recherche et consolider ce partenariat avec les industriels. Certes, il faut que nous changions d'une économie de production à une économie d'innovation. Les Asiatiques ont découvert depuis belle lurette les avantages d'une économie d'innovation bien avant tout le monde car ils ont joué dès le départ l'export-développement. Ils ont côtoyé les meilleurs et ont appris la qualité pour être compétitif. L'innovation et la créativité leur ont permis de se distinguer. C'est pourquoi, ces pays là investissement beaucoup dans la recherche. La Tunisie doit suivre ce chemin d'innovation et elle a tous les atouts pour atteindre ces objectifs car nous avons l'avantage de nous investir dans la recherche, la formation et l'éducation


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