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Au masculin comme au féminin !
Violence conjugale
Publié dans Le Temps le 11 - 04 - 2010

En regardant deux émissions de téléréalité sur nos chaînes locales, on constate que nombreux sont les couples qui se séparent à cause de la violence conjugale. Depuis le démarrage de la saison, presque dans chaque émission, il y a un couple qui s'est séparé à cause de ce problème. Nos hommes sont-ils devenus cruels et excessivement agressifs ?
La plupart des femmes invitées au studio affirment avoir subi des coups et des blessures graves de la part de leurs maris.
Elles apparaissent à l'écran, abattues, affaiblies, déprimées et désespérées. Violentées physiquement et atteintes moralement, elles refusent catégoriquement à regagner le domicile conjugal et reprendre une vie devenue cauchemardesque pour elles. Mais pourquoi tant de violence au sein des couples ? Pourquoi la discussion et le dialogue ne prennent-ils pas la place des disputes et de la violence ? Savoir raison garder et privilégier le dialogue sauverait pas mal de foyers des affres de la désintégration.
Incompréhensions
Selon les témoignages des époux , qui reconnaissent facilement leurs actes violents, tous les problèmes au sein du couple résultent spécialement du manque des moyens financiers.
La version des épouses est tout à fait autre. La plupart d'entre-elles affirment qu'elles ont tout fait pour aider leurs maris à surmonter les difficultés financières. Elles travaillent et elles sont capables à supporter les conditions difficiles matériellement. Mais ce qui est inadmissible et inacceptable c'est qu'elles se laissent battre. Elles soulignent qu'elles ont longtemps supporté ces conditions, juste pour que leurs enfants ne vivent pas loin de leurs pères. Et pourtant, ces derniers, tout en aimant leurs enfants, gardent leur caractère violent.
Et les enfants ?
En effet, les chiffres officiels à propos de ce sujet ne peuvent pas être révélateurs à 100% de la réalité.
Rares sont les femmes qui brisent le silence et étalent au grand jour leur vie conjugale. Même quand elles sont battues, elles préfèrent raconter une autre version et innocenter leurs époux pour sauver les apparences devant la grande famille et surtout devant les enfants de peur que l'image de marque du père ne soit pas ternie. Ce qui est malheureux c'est que ces enfants assistent souvent à des scènes horribles. Ils voient leurs pères en train de frapper leurs mères, ils entendent des obscénités. Que vont-ils devenir s'ils sont éduqués de cette manière ? Ceci ne peut qu'affecter leurs vies dans l'avenir. De cette manière, on est en train de transmettre la violence d'une génération à une autre. Les parents ne sont-ils pas conscients de cela ?
En voyant de tels exemples navrants et écœurants, on a l'impression que le fait de fonder une famille est aujourd'hui une décision qui se prend à la légère. Avoir un enfant, c'est un don du ciel. Victor Hugo l'a si bien clamé « quand l'enfant arrive c'est la joie et la gaieté ». Mais c'est aussi une grande responsabilité qu'on doit savoir assumer. Sinon à quoi sert d'avoir de nombreux enfants ou même un seul si on est incapable de lui procurer un climat familial où règne la paix, la sécurité et surtout beaucoup d'amour.
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L'avis du psychiatre Khalil Ben Farhat : «La violence est un signe de faiblesse»
«Quand on parle de violence conjugale, on parle de femmes battues, mais aussi d'hommes battus. La violence est un signe de faiblesse. Celui qui agresse c'est le faible. Il ressent une certaine infériorité vis-à-vis de l'autre. Quand il perd le contrôle de la situation, il agresse. Mais la violence n'est pas seulement physique, elle est aussi morale. Cette dernière est plus utilisée par la femme, tandis que la violence physique est beaucoup plus utilisée par l'homme. Dans tous les cas, s'il y a violence, c'est qu'il y a une défaillance au sein du couple que ce soit au niveau du comportement, de la communication ou des rapports sexuels. Dans ce cas, le deux époux doivent consulter un psychiatre pour traiter le problème au sein du couple».
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L'avis du sociologue Khalil Zammiti : « La confrontation des deux modèles »
« Cette violence au sein du couple est le résultat de la confrontation de deux modèles. D'un côté, la femme aujourd'hui jouit d'un statut social important. Elle est le partenaire de l'homme. Elle travaille et occupe des postes importants. D'un autre côté, nous sommes encore dominés par la société patriarcale. L'homme accepte l'exemple de la femme moderne dans la forme mais il ne l'accepte pas dans le fond. Il accepte que sa femme travaille comme lui pour qu'elle puisse l'aider à subvenir aux besoins de la famille. Il accepte aussi qu'elle ait des collègues de sexe masculin, mais en réalité et au fond de lui, il refuse cette idée de l'émancipation de la femme sous toutes ses formes. Et c'est pour cette raison que les problèmes surgissent. A la maison, l'homme veut prouver qu'il est toujours le maître et la femme doit lui obéir ».


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