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L'Espagne, reine des sports collectifs
Championne du monde dans cinq disciplines
Publié dans Le Temps le 15 - 07 - 2010

Belle consécration de l'Espagne sur la pelouse du stade « Soccer City » de Johannesburg. La « Roja » venait de remporter son premier titre planétaire. Mais ce que l'on sait peut-être le moins c'est que l'Espagne n'est pas seulement une grande puissance du football et du handball (champion du monde en 2005 à Tunis), mais c'est aussi,
pour nous limiter uniquement à ses différentes sélections, un géant dans d'autres sports collectifs, moins médiatisés que celui de la balle ronde, où il lui est arrivé de terminer première de sa classe.
Water-polo : championne du monde à deux reprises
En water-polo, la sélection espagnole a toujours fait partie de la fine élite mondiale. Elle s'illustra plus particulièrement en coupe du monde de 1998 qui s'est déroulée dans la ville australienne Perth en remportant le titre devant la Hongrie. L'Espagne n'en resta pas là puis qu'elle récidiva en glanant une deuxième coupe du monde au Japon (2001) aux dépens cette fois de l'ancienne Yougoslavie
Basket-ball : Sur le toit du monde au Japon 2006
Un autre sport collectif où les Espagnols ont régulièrement occupé les devants de la scène mondiale, le basket-ball avec un titre de champion du monde remporté au Japon en 2006. Les Ibériques bien qu'amputés de leur meneur de jeu Paul Gasol, blessé, purent l'emporter aisément devant les Grecs (70-47).
Même jusqu'au hockey les Espagnols sont très très forts. Ne furent-ils pas sacrés champions du monde A dans cette discipline en 2009 ?
L'Espagne qui a de tout temps enfanté de grands champions dans de nombreuses disciplines individuelles dont on citera le cyclisme, le tennis et l'athlétisme entre autres c'est que dans ce brillant tableau persistent quelques zones d'ombre (en rugby par exemple). Mais gageons qu'avec le travail méthodique qu'elle accomplissait dans le domaine sportif elle ne manquera pas de refaire son retard dans ces spécialités et rejoindre l'élite mondiale dans un avenir qui ne sera certainement pas très loin.
Ameur KERKENNI
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Del Bosque, en toute discrétion
Sa tâche était loin d'être évidente. A la suite de l'Euro 2008, Vicente del Bosque prend en main une sélection espagnole championne d'Europe, et se voit de facto léguer un héritage délicat à assumer. En deux ans, son travail à la tête de la Furia Roja a pourtant fini de convaincre les plus sceptiques, à commencer par son prédécesseur, Luis Aragones. Et le sacre de l'Espagne en Afrique du Sud est le couronnement ultime de sa méthode, emprunte de tact, de sobriété et de discrétion.
Le personnage renferme une certaine part de mystère. Humble en toutes circonstances, affable avec les médias, avocat patenté de ses joueurs, Vicente del Bosque cultive une image mesurée et pleine de pudeur. Ayant pris les destinées d'une sélection triomphante en 2008, l'ancien entraîneur du Real Madrid n'avait que peu de marge de manoeuvre. Fidèle à la ligne de conduite instaurée par Luis Aragones, sans toutefois déroger à ses principes, il est parvenu à mener l'Espagne sur le toit du monde.
Une continuité parfaitement gérée
A l'issue de la grande finale face aux Pays-Bas, Vicente del Bosque jouait la carte de la modestie: "Cette Coupe du monde découle de ce que nous avons fait en 2008", attestait-il. "C'est la continuité et la continuation de joueurs qui étaient déjà dans cette équipe. Nous avons reçu un très bel héritage, et nous avons tenté de le respecter. Nous avons simplement suivi les lignes de ce qui avait été fait auparavant. Nous avons seulement fait entrer quelques joueurs pour donner de la fraîcheur au groupe". Pourtant, celui qui a mené la Furia Roja à 31 succès en 33 rencontres depuis sa prise de fonctions en 2008, a sans doute tort de ne pas s'attribuer une part du mérite dans cette glorieuse réussite.
Car sa mission était loin d'être aisée. L'équipe espagnole avait atteint, lors de l'Euro disputé en Suisse et en Autriche, des sommets en termes de qualité footballistique. Si Del Bosque pouvait, il est vrai, se reposer sur une ossature déjà en place, et comptant parmi les meilleurs éléments à leur poste au monde, il lui fallait prolonger cet héritage, et répondre aux attentes et aux exigences de plus en plus élevées au pays. Luis Aragones, qui n'a jamais caché son inimitié pour son successeur, était le premier à fustiger la sélection à l'issue du premier tour, marqué par la défaite inaugurale contre la Suisse (0-1): "L'Espagne n'a pas été à la hauteur depuis le début de la compétition. Il lui a manqué de la vitesse et de la possession de balle", déclarait-il dans les colonnes de Marca. Fidèle à lui-même, Del Bosque ne s'est jamais affolé, faisant preuve d'une foi absolue en ses protégés.
Compétences tactiques et science du jeu
Le succès de la Furia Roja a confirmé, si besoin en était, les compétences tactiques et la science du jeu qui caractérisent le technicien espagnol. S'il n'est pas un adepte de l'attaque à outrance, s'il préfère régulièrement adapter des schémas privilégiant un milieu récupérateur solide associé à une défense de fer, les faits lui ont souvent donné raison. A l'époque où il officiait sur le banc du Real Madrid (1999-2003), il est le seul à être parvenu à faire évoluer les Galactiques avec succès, en faisant notamment de Claude Makélélé une pièce maîtresse de son dispositif. Sous ses ordres, les Merengues ont remporté deux Ligue des champions (2000, 2002) et deux championnats d'Espagne (2001, 2003). Jugé trop peu charismatique, il est éjecté par les dirigeants de la Maison Blanche en 2003.
A la tête de la sélection nationale, l'ancien milieu défensif international a reconduit ses principes, n'hésitant pas à insérer le duo Busquets-Xabi Alonso à la récupération, quitte à laisser Cesc Fabregas sur le banc. Si l'Espagne n'était pas l'équipe flamboyante de 2008, faisant preuve de moins de verticalité dans le jeu et d'une inspiration offensive inférieure, elle est finalement parvenue à triompher dans la plus prestigieuse des compétitions, en montant continuellement en puissance durant le tournoi. Surtout, cette équipe a su faire preuve d'une force de caractère insoupçonnée, inspirée par un homme intelligent, tant dans la mise en place tactique que dans la gestion humaine. Un Vicente del Bosque qui, au travers de ce succès méritoire, a sans doute définitivement gagné le respect de ses pairs...
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Puyol arrête la sélection
La finale de la Coupe du Monde aura été le dernier match de Carles Puyol en équipe d'Espagne. Le capitaine de la Roja a annoncé hier à nos confrères de Marca sa décision de mettre un terme à sa carrière internationale. Il a déjà officiellement demandé à Vicente Del Bosque, le sélectionneur ibérique, de ne pas jouer le match amical qui opposera l'Espagne au Mexique le 11 août prochain. Carles Puyol a également révélé qu'il avait pris sa décision d'arrêter après le Mondial en novembre dernier, lui qui a défendu les couleurs espagnoles à 90 reprises depuis ses débuts internationaux en novembre 2000.
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Victime d'une agression : Xabi Alonso a vraiment souffert
Les finales de Coupe du monde se suivent... et se ressemblent. Elles peuvent désormais prétendre à chaque édition à une inscription au championnat d'Ultimate Freefight (UFC). Après le coup de boule de Zidane sur Materazzi en 2006, on a en effet eu droit au High Kick de Nigel De Jong sur Xabi Alonso dimanche dernier à Johannesburg. Et encore, on passe sous silences les interventions de Mark Van Bommel durant la rencontre...
Le coup de pied du Néerlandais de Machester City, visiblement fan inconditionnel de Bruce Lee et Chuck Norris, a en tout cas laissé un bien mauvais souvenir à sa victime, Xabi Alonso. "C'est l'un des pires tacles dont j'ai été victime", a confié l'Espagnol en marge des célébrations de la victoire de la Roja. Rappelons simplement que Xabi Alonso a joué en Angleterre, pays où les tacles sont réputés rugueux... "Ça a vraiment été douloureux. Continuer à jouer n'a pas été facile", a-t-il continué. Mais apparemment, il semble que le coup de pied à la poitrine est mieux toléré que le coup de tête porté au même endroit puisque De Jong n'a écopé que d'un carton jaune...
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La Roja, jackpot des médias
La victoire de l'Espagne dimanche, en finale du Mondial, a eu d'heureuses répercussions pour les médias espagnols. En particulier pour la presse sportive, qui a atteint des tirages record. Le quotidien AS, le deuxième journal sportif du pays, a annoncé mardi avoir tiré la veille à un million d'exemplaires. Soit le double du précédent record : 515.000 exemplaires en 2008, pour la victoire lors de l'Euro.
Le numéro un, Marca, a indiqué pour sa part qu'en comptant une édition spéciale, le tirage avait dépassé 1,5 million d'exemplaires lundi. Marca a précisé que son site Internet avait «pulvérisé» tous les records. En juin, quelque 44 millions de visiteurs uniques s'y sont rendus, contre 28 millions en mai. Près d'un milliard de pages ont été vues pendant cette période.
Ces performances sont les bienvenues pour les médias espagnols, surtout pour la presse écrite, lourdement affectée depuis la fin 2008 par la crise économique et une forte chute de ses recettes publicitaires.
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Ghana : Rajevac compte bien poursuivre l'aventure
Le sélectionneur serbe des Black stars devrait aller au bout de son contrat, malgré l'existence d'offres plus alléchantes financièrement parlant.
« Même si j'ai reçu d'autres offres, je vais continuer mon travail ici. Je suis heureux au Ghana ». L'entraineur, qui avait uniquement entrainé des équipes serbes avant de rejoindre l'Afrique, a aussi tenu à ajouter qu'il n'avait pas discuté d'argent avec les dirigeants ghanéens. C'est surtout le potentiel de l'équipe qui semble lui donner envie de continuer. « Il y a beaucoup de bon jeunes joueurs, donc on a déjà un socle pour 2014. Et même si la façon dont a perdu a été douloureuse, au bout du compte, c'est une formidable expérience pour les joueurs, et ils ont suffisamment de potentiel pour réussir de grandes choses ».
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Afrique du Sud 2010 en chiffres
FIFA.com dresse le bilan statistique d'une Coupe du Monde de la FIFA inoubliable et historique.
18449 bénévoles, dont le doyen avait 80 ans, ont joué un rôle considérable dans la réussite de la première Coupe du Monde de la FIFA organisée en Afrique.
669 passes ont été tentées par Xavi durant le tournoi, soit 104 de plus que son premier poursuivant en la matière, Bastian Schweinsteiger. Xavi occupe par ailleurs la deuxième place au classement des centres réalisés, avec 42 unités, derrière Diego Forlan (50).
261 fautes ont été commises pendant la Coupe du Monde de la FIFA 2010, ce qui marque une baisse sensible par rapport à 2006 (346). Logiquement, les arbitres ont moins eu recours au carton rouge, avec 17 exclusions en Afrique du Sud, contre 26, il y a quatre ans en Allemagne.
145 buts ont été inscrits en Afrique du Sud, ce qui représente le plus faible total depuis le passage de l'épreuve au format comportant 64 matches. L'édition qui vient de prendre fin s'inscrit dans une tendance régulière observée depuis France 1998, première mouture du tournoi avec 64 rencontres. Dans l'Hexagone, 171 buts avaient été marqués, contre 161 à Corée/Japon 2002 et 147 à Allemagne 2006.
116ème minute : c'est le moment choisi par Andrés Iniesta pour ouvrir le score face aux Pays-Bas, inscrivant ainsi le but victorieux le plus tardif dans une finale de Coupe du Monde de la FIFA.
31 raids balle au pied font de Sergio Ramos le dribbleur le plus actif du tournoi. Le latéral espagnol devance ainsi des candidats plus naturels à cette distinction comme Lukas Podolski (27), Andrés Iniesta (26), David Villa et Lionel Messi (tous les deux à 25).
22 buts marqués au Green Point Stadium. C'est dans l'enceinte du Cap que les filets ont troublé le plus souvent pendant la Coupe du Monde de la FIFA 2010. Soccer City (Johannesburg) est deuxième, avec 20 buts.
22 joueurs ont été utilisés par l'Allemagne pendant le tournoi. C'est plus que n'importe quelle autre équipe. À l'autre bout du spectre, la Slovénie, la Nouvelle-Zélande et la RDP Corée n'ont eu recours qu'à 15 de leurs 23 sélectionnés.
14 buts inscrits en Coupe du Monde de la FIFA font de l'attaquant allemand Miroslav Klose le deuxième meilleur artilleur de l'histoire du tournoi, à égalité avec son compatriote Gerd Müller et à une unité de Ronaldo (15).
6 éditions de la Coupe du Monde de la FIFA en tant que sélectionneur, à la tête de cinq équipes nationales différentes : c'est le nouveau record établi en Afrique du Sud par Carlos Alberto Parreira. Il dépasse ainsi Bora Milutinovic, qui a dirigé quatre sélections dans la compétition reine du football mondial.
3,18 millions de spectateurs ont assisté aux 64 matches d'Afrique du Sud 2010. On n'est pas loin du record en la matière, établi à Etats-Unis 1994 (3,59 millions).
3 frères dans la même sélection : c'est une première en Coupe du Monde de la FIFA. Ce nouveau record est le fait de Jerry, Jhony et Wilson Palacios, tous les trois retenus dans la liste des 23 Honduriens pour l'Afrique du Sud.


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