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« Un sitcom, plutôt un ensemble de situations hilarantes que de personnages comiques »
Riadh Béhi (réalisateur du sitcom « Garage Cric »
Publié dans Le Temps le 09 - 09 - 2010

*« Le sitcom doit être un mélange de bain et de sérieux, non une forme de grotesque »
Le nom de Ridha Béhi est généralement associé à la scène cinématographique. Le réalisateur vient, cependant, de surprendre tout son monde, en acceptant de mettre en scène un sitcom à la TV.
. Témoignages d'un professionnel qui ne cesse d'étonner.
Le Temps : le profil de Ridha Béhi s'apparente à celui de réalisateur cinématographique. Qu'est-ce qui explique cette nouvelle orientation dans la réalisation télévisuelle ?
Riadh Béhi - Il est vrai que la TV ne m'a jamais vraiment tenté, et ce n'est sûrement pas pour un quelconque sentiment de répulsion à son encontre, loin s'en faut. A vrai dire, des considérations particulières y sont sous-jacentes. Je suis même l'un des rares metteurs en scène ciné ayant présenté à la TV certains projets demeurés, malencontreusement, sans suite.
Concernant le sitcom « cric », c'est la productrice Rania Mlika, l'une de mes étudiantes, qui m'a proposé ce projet, juste à mon retour du festival de Cannes. Durant cette période, en fait, j'étais accaparé par d'autres travaux, dont le film « Brando et Brando ». En outre, les textes qu'elle m'a initialement remis n'étaient pas tellement persuasifs. Une lacune comblée, fort heureusement, par Tahar Fazaâ. De même, les pertinents correctifs apportés par les acteurs au scénario, ont considérablement facilité le travail.
Par ailleurs, je ne peux qu'avouer en toute sincérité que jamais, tout au long de mon cheminement artistique, je n'ai bénéficié de conditions aussi avantageuses que celles offertes par la productrice. A ce propos, je ferais particulièrement allusion à la jeune et dynamique équipe technique, auteur d'un travail de belle facture. C'est ainsi qu'en l'espace de quatre semaines, nous avons parachevé le tournage et, dans la foulée, attaqué le montage sans pâtir d'aucune entrave.
Pouvons-nous, comprendre que vous êtes satisfait du travail effectué ?
Absolument. A l'occasion, je tiens à témoigner toute ma considération à l'endroit des acteurs sans exception, ainsi que de l'équipe technique avec laquelle j'ai collaboré dans une totale osmose.
Je n'omettrai pas, de surcroît, de signaler que cette équipe est composée, à hauteur de 80%, de jeunes. Fraîchement issus de l'Institut cinématographique de Gammarth. Et s'il est vrai que la période consacrée au tournage était courte et éreintante, il n'en est pas moins certain qu'elle fut incommensurablement belle, agréable à vivre et exaltante.
Les observateurs n'ont pas manqué de constater que vous avez usé d'un style qui tranche avec celui en vigueur, habituellement, dans les sitcoms locaux. Pourquoi avez-vous adopté ce nouveau style et n'appréhendez-vous pas une réaction négative du téléspectateur ?
Je regarde régulièrement les sitcoms français et américains. Et il n'est pas dit que tout sitcom doit être impérativement comique et susciter le rire à tout bout de champ. Un sitcom est un ensemble de situations hilarantes et non de personnages comiques qui tombent dans le grotesque. J'estime que les réalisateurs TV ont justement hérité ce côté outrancièrement bouffon et facétieux, ce qui m'a persuadé à déserter la TV.
Raison pour laquelle, lorsque l'occasion s'est présentée, j'ai pris la ferme résolution de faire, part de ma vision artistique propre d'un sitcom, à savoir exploiter des situations comiques, en faisant fi de tout ce qui relève du simplisme et de l'ingénu. De même, j'ai insisté sur l'aspect esthétique de l'image. Le message que j'ai tenu à transmettre au téléspectateur, à travers la prise en considération de cette donnée, est qu'un sitcom, en dépit de son statut de « mineur » au niveau de la classification du travail télévisuel, se doit de requérir un irréductible intérêt à l'image et surtout à son attrait esthétique. A mon sens, il serait judicieux d'exploiter l'image cinématographique et de la mettre au niveau des travaux télévisuels dans toute leur diversité.
Force est de reconnaître, toutefois, que le téléspectateur préfère les acteurs et les personnages qui provoquent le rire. N'en convenez-vous pas ?
Personnellement, je me suis employé à m'éloigner autant que faire se peut, de toute forme des grotesques, de toute extravagance et de cette propension à susciter le rire facile, à travers les mimiques du visage, les rictus et les difformités physiques. C'est qu'à mon avis, un sitcom s'assimile à un ensemble de situations comiques brèves et signifiantes, c'est-à-dire, porteuses de sens et recélant une morale. J'ai voulu présenter un quart- d'heure agréable et digeste, notamment aux plans du dialogue, des situations, de l'image et des costumes.
Et selon les échos qui me sont parvenus, surtout après le quatrième épisode, un taux d'audimat élevé a été enregistré. Je pense qu'un travail bien fait s'impose de lui-même, quand bien même le téléspectateur serait habitué à son type de travail particulier. Cela, sans évoquer, bien entendu, les noms qui émaillent le sitcom « cric », à la stature reconnue, et qui possèdent une indéniable présence sur la scène comique, à l'image de Naïma Jeni et Lotfi Abdelli. Un sitcom ne relève donc pas uniquement de personnages comiques. C'est plutôt un magma de comique et de sérieux.
Autant certifier que j'ai, tout simplement, ambitionné de rehausser le niveau du paysage comique, de la comédie, à la TV.
Et je n'ai jamais craint la réaction de tout acabit du téléspectateur, attendu que j'ai voulu seulement lui présenter une matière qui force le respect et qui sied à son statut de téléspectateur averti et conscient.
Après ce sitcom, comptez-vous poursuivre l'expérience de la dramaturgie télévisuelle ?
Je possède, en effet, des projets à foison que j'aimerais bien réaliser au profit de la TV, j'entends des scénarios historiques et religieux dont les auteurs souhaitent les porter à la TV. Pour ma part, j'ai un scénario film que je me suis attelé à transformer en scénario relevant d'un feuilleton télévisé.
J'estime que la réalisation, qu'elle soit inhérente au cinéma ou à la TV, est une et une seule.
Où en est, actuellement, votre film « Brando » et sera-t-il présent aux prochaines J.C.C. ?
Sincèrement, j'en doute fort. Cependant, il sera, à coup sûr, fin prêt avant la fin de l'année en cours. Pour l'heure, j'attends toujours la réponse du ministère de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine concernant la subvention complémentaire à la production. J'ai, pour tout dire, entamé le tournage préliminaire, avant de me déplacer à Los Angeles, aux U.S.A., pour filmer d'autres séquences.


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