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De l'ordre dans le secteur
Enseignement privé
Publié dans Le Temps le 14 - 09 - 2010

Les établissements privés, notamment de l'enseignement secondaire, ont été pendant longtemps considérés comme la destination des élèves défaillants qui ont échoué dans leurs études au sein des écoles publiques. Ainsi, ils passaient pour être des établissements de la deuxième chance pour des milliers d'élèves exclus pour avoir redoublé plusieurs fois et atteint la limite d'âge dans l'enseignement public ou pour des raisons disciplinaires.
Les établissements privés étaient alors la seule issue devant les parents pour y inscrire leurs enfants afin qu'ils poursuivent leurs études jusqu'au baccalauréat. Aujourd'hui, ces boîtes privées se sont multipliées partout dans le pays et concernent désormais toutes les étapes de l'enseignement, de l'école préparatoire jusqu'au supérieur. La mentalité des gens a également suivi puisque certains parents choisissent délibérément d'inscrire leurs enfants dès la première année de l'enseignement de base dans des écoles privées. D'autres retirent leurs enfants au cours de leurs cursus dans des établissements publics pour les mettre dans l'enseignement privé. Ce dernier assure-t-il les mêmes conditions de travail et d'encadrement pour les élèves ? Les règlements et les programmes officiels y sont-ils rigoureusement respectés et appliqués ?
Boom des écoles privées
Le secteur de l'enseignement a toujours suscité l'intérêt des autorités et a fait l'objet des choix majeurs des différents plans de développement du pays depuis l'indépendance. Des ressources assez importantes sont allouées à ce secteur, ce qui traduit la priorité accordée à l'éducation dans le développement national. L'instruction et le savoir dans tous les domaines ont toujours bénéficié des encouragements nécessaires de l'Etat et l'enseignement est devenu obligatoire pour tous, si bien que le taux de scolarisation a atteint en Tunisie 95 %. Ainsi, l'effectif d'élèves a augmenté d'une année à l'autre : selon des sources officielles, plus de deux millions d'élèves sont recensés pour l'année scolaire 2010-2011, répartis entre écoles, collèges et lycées, soit 20 % de la population tunisienne. Le nombre d'élèves fréquentant les écoles privées a lui-même connu un accroissement continu. Selon les statistiques effectuées lors de l'année scolaire 2008/2009, on enregistre 18556 élèves au 1er cycle de l'enseignement de base, 10263 élèves au 2è cycle de l'enseignement de base (collège) et 42505 élèves dans l'enseignement secondaire (lycée), soit un total général de l'ordre de 71324 élèves inscrits dans les écoles privées. Cela montre que le secteur privé dans l'enseignement est en évolution croissante. Toutes ces institutions sont régies par des lois qui réglementent les affaires administratives et éducatives et la vie scolaire en général et qui, en principe, sont identiques à celles appliquées dans les établissements publics (programmes officiels, système disciplinaire, conseils des classes, vacances scolaires, contrôle continu…) or, l'expérience a montré que dans la plupart des cas ces boîtes privées n'arrivent pas à assurer les bonnes conditions d'études, concernant la discipline, l'assiduité et la formation, quoique le taux de réussite soit assez élevé. Ce qui explique peut-être l'affluence des élèves sur ces écoles privées dont la plupart quittent volontiers leurs écoles publiques pour s'inscrire dans le privé, surtout à l'approche du bac, c'est-à-dire en 3ème ou en 4ème année secondaire pour obtenir plus facilement une moyenne annuelle assez suffisante pour garantir la réussite. C'est que les enseignants dans le privé se montrent extrêmement généreux quant aux notes octroyées aux élèves et très souples voire permissifs concernant la discipline. C'est du moins l'idée générale qu'on porte sur ces écoles privées. Mais qu'en est-il au juste ?
Un enseignement à deux vitesses ?
La réglementation de l'enseignement privé est prévue par la loi n° 486-2008, du 28 février 2008 qui détermine les conditions de la création d'un établissement scolaire privé, de son organisation et de sa gestion. Une telle loi vient de mettre de l'ordre dans le secteur de l'enseignement privé qui fut à un certain temps sous-estimé par l'opinion publique. En vertu de cette loi, tous les établissements privés doivent suivre rigoureusement les programmes officiels tels qu'ils sont exécutés dans le public et appliquer toutes les circulaires concernant les nouvelles mesures ou réformes émanant du ministère de tutelle. Ils sont égalements sujets à tout moment à un contrôle administratif, pédagogique et sanitaire. Ce qui rassure certains parents sur le sort de leurs rejetons qu'ils comptent inscrire dans l'une de ces écoles privées. Cependant, une certaine mentalité continue de sévir dans les esprits de beaucoup d'élèves et de leurs parents qui considèrent encore ces écoles privées comme une roue de secours et un lieu pour tenter sa dernière chance. Aussi pense-t-on que ces écoles privées attirent depuis quelque temps un public d'élèves de plus en plus nombreux, non que la qualité de l'enseignement soit meilleure que celle dans le secteur public, mais plutôt parce que l'élève s'y trouve peut-être plus à l'aise, moins contrôlé et disposant de plus de temps libre, sachant qu'il peut s'absenter à sa guise et avoir facilement un billet d'entrée, souvent sans se faire accompagner de son parent ou d'un certificat justifiant son absence. En effet, on enregistre un taux d'absentéisme très considérable surtout parmi les élèves des lycées privés. Pour ce qui est de l'effectif des élèves, on remarque encore que les classes sont surchargées alors que, selon le règlement, le nombre d'élève ne doit pas dépasser 25 élèves par classe. Du côté éducatif, il est rare de trouver des écoles privées dotées des équipements didactiques et pédagogiques, comme il est le cas dans le public. Parfois, un manque flagrant dans le matériel des laboratoires de sciences et de physiques ou de technique se fait sentir et l'infrastructure nécessaire à certaines disciplines fait souvent défaut. A l'heure où le ministère de tutelle opte pour l'équipement informatique et les nouvelles technologies de communication (NTIC) en dotant les établissements publics en matériel informatique, en les connectant au réseau d'Internet et en leur fournissant des laboratoires de langue qui sont déjà fonctionnels dans les collèges, pas mal d'écoles privées continuent d'utiliser du matériel classique qui ne répond plus aux exigences de l'école d'aujourd'hui, et ce qui peut engendrer la bonne marche des études dans le secteur privé provoquant ainsi un enseignement à deux vitesses, tant que le rythme des cours et de l'apprentissage ne sera pas le même dans le public et le privé. Aussi faut-il que ces écoles privées se mettent au diapason des nouvelles technologies de l'éducation et des nouvelles méthodes d'enseignement en se procurant l'équipement moderne et nécessaire afin d'assurer la bonne formation aux milliers d'élèves qui y sont inscrits et qui ont droit à un enseignement identique à celui donné aux élèves du secteur public, ne serait-ce que pour consacrer le principe de l'égalité des chances entre tous les apprenants !


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