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Concurrence « farouche »
Clôture demain du Salon « Immobilier 2007 »
Publié dans Le Temps le 02 - 06 - 2007

* Secteur étroitement dépendant des banques, cependant l'orientation va cvers le standing, par ailleurs, très couteux
Le 6ème Salon des services immobiliers « Immobilier 2007 » s'est ouvert, mercredi 30 mai 2007, au Centre international des foires et congrès de la Charguia, à Tunis, alors qu'une concurrence qualifiée par certains professionnels de ''farouche'' commence à marquer, d'après eux, le secteur, réduisant, du même coup, leur marge de manœuvre.
Inaugurée officiellement par la ministre de l'Equipement et de l'habitat, Mme Samira Belhaj Khayache, cette 6ème édition programmée pour cinq jours du 30 mai au 3 juin, réunissait, plus de 100 exposants dont des partenaires du Canada, Portugal, Italie et Taiwan, ainsi que plusieurs banques de la place qui restent les principaux bailleurs de fonds de la promotion immobilière , pour financer aussi bien les acquisitions de logements de la part des particuliers que la réalisation des projets de la part des sociétés immobilières.

Encore, un secteur étroitement dépendant des banques
Cette concurrence explique, sans doute, que sur les 1290 promoteurs immobiliers recensés fin 2006, en Tunisie, seulement 200 à 300 sont actifs. Pourtant, leur nombre ne dépassait pas, au total, les 820 promoteurs, en 2001, mais le boom paraît avoir été purement formel et quantitatif.
En effet, l'évolution de cette branche d'activité a été caractérisée par la focalisation sur le ''standing'' qui a restreint la demande en raison du prix très élevé de cette catégorie de logements pour la bourse du tunisien moyen, démographiquement majoritaire et principal demandeur.
Aussi, comme nous l'a dit Walid Besbès, responsable à la société immobilière '' Le Palmarium'' qui réalise des projets immobiliers dans la zone nantie des Berges du Lac, à Tunis, et celle proche d'Ain Zaghouan, les promoteurs immobiliers cherchent, aujourd'hui, à diversifier leurs produits, imputant l'envolée des prix des appartements et des logements, en grande partie, au renchérissement des matériaux de construction, notamment le ciment et le fer dont les prix ont doublé.
C'est aussi l'avis de Mounir Turki, directeur commercial à la société immobilière ''Thèbes Immobilière'' qui réalise un projet dans les Berges du Lac.
Selon ce dernier, le secteur de l'immobilier a su, enfin, si bien s'amarrer à l'économie nationale qu'il en est devenu un microcosme. Il évolue au rythme de l'économie et se ressent de ce dont elle se ressent, comme sa dépendance du financement bancaire.
D'importants intervenants dans le domaine sont constitués de filiales bancaires tandis que le marché pullule de produits de financements immobiliers qui y sont régulièrement lancés et dont l'une des plus récentes est la location-vente sur 20 ans.
Toutefois, certains acquéreurs de logements sont des investisseurs : ils achètent pour louer et de ce fait, l'immobilier tend à redevenir une forme d'épargne, car, de tout temps, la pierre a constitué un créneau d'épargne et un produit de capitalisation.

Les conséquences de la raréfaction des terrains à bâtir
Mais, l'offre immobilière est subordonnée à la disponibilité des terrains à lotir et à bâtir.
Sur ce plan, nos interlocuteurs ont mis l'accent sur la raréfaction croissante des terrains à lotir et à bâtir, en Tunisie, notamment, dans les zones urbaines, à telle enseigne que certains promoteurs commencent à proposer des pavillons de loisirs, sorte de résidences secondaires rustiques, dans la campagne et les zones rurales.
Cette raréfaction des terrains, en zones urbaines, intéresse, en particulier, l'investissement dans le logement social et économique, car, chose paradoxale, les prix du terrain représenteraient, selon les responsables de la chambre syndicale des promoteurs immobiliers de Tunisie, entre 25 et 30% du prix de l'appartement, dans notre pays, alors que normalement, le coût du terrain doit se situer aux alentours de 5% du prix de l'appartement. Et comme ces prix du terrain dépendent de la situation du terrain, les logements proposés dans les zones nanties et huppées sont chers. Le mètre carré couvert coûte respectivement plus de 2000 dinars à Gammarth, 1600 dinars dans les Berges du Lac, près de 800 dinars à Ain Zaghouan, et encore moins que ces montants dans les zones plus populaires et moyennes.
Ainsi, selon les mêmes responsables, les marges bénéficiaires des promoteurs immobiliers auraient diminué de la moitié, ces 15 dernières années, sans préciser, toutefois, la valeur de cette marge et les causes de sa baisse.
Mais, la profession serait disposée à ''négocier avec l'administration et à fixer un prix-plafond raisonnable pour les logements sociaux, avec la nécessité de l'actualiser de manière systématique.
En effet, le logement social, resté jusqu'à présent du domaine des structures à caractère public, va connaître un nouvel élan, à la suite des mesures d'encouragement décidées en sa faveur de sorte qu'il représente une opportunité réelle pour les promoteurs privés, face aux contraintes liées au logement de standing.
Le logement social a l'avantage d'être rentable parce qu'il permet de réaliser des projets comportant chacun un grand nombre de logements, avec la facilité et même la certitude de les vendre, dans l'immédiat. 200 logements sociaux qui se vendent très vite ont la même valeur ajoutée qu'une vingtaine d'appartements de ''standing'' exposés à diverses contraintes.


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