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Droit de réponse de COGITEL au gouverneur de Sfax
Publié dans Le Temps le 10 - 11 - 2011

Comme suite à la parution dans votre livraison, du mercredi 2 novembre 2011, de l'article intitulé « Sfax-Cogitel et Galpharma paralysées : En attendant le bout du tunnel », et dans le cadre de notre droit de réponse, nous vous prions de bien vouloir publier la mise au point suivante dans les colonnes de votre journal.
Le Gouverneur de Sfax ne nous dit pas tout !
Nous souhaitons exprimer notre plus grand étonnement par rapport à la position annoncée par le Gouverneur de Sfax, Monsieur Jendoubi, dans votre numéro du 2 novembre, quant à son analyse de la situation à Cogitel et nous souhaitons y répondre point par point :
Quand il dit « Concernant Cogitel, de nombreuses séances de conciliation avaient été tenues dans le but de trouver un terrain d'entente », il n'a pas mentionné que le déclenchement de tous les événements a été la grève illégale lancée le 5 juillet 2011, dont il avait été avisé par courrier le 7 juillet. Il n'a pas jugé utile d'intervenir pour garantir la liberté du travail (empêchée par un sit-in), ni la liberté de la circulation.
Il dit ensuite « La grève, actuelle, a été déclenchée en réaction aux mesures de licenciement prises à l'encontre de huit employés dont deux membres syndicaux ». Quand des fautes graves sont commises comme des actes de violence conduisant à un traumatisme crânien dans le cas d'un contremaître et à un tympan perforé dans celui d'un jeune ingénieur de l'entreprise, tout simplement parce que les deux comme d'autres de leurs collègues n'avaient d'autre tort que de vouloir exercer leur droit au travail, quand des personnes étrangères ont été introduites dans l'entreprise par effraction, quand des actes malveillants ont été commis sur des installations de l'usine, n'est-il pas normal que cela soit sanctionné par des licenciements décidés dans le respect le plus total des procédures légales ? Nous sommes profondément citoyens et légalistes. Nous ne voulons plus personne au-dessus des lois.
La suite de ses propos est « Pour parer à toute éventualité de conflits ou de heurts entre les partisans et les opposants à la grève, soit dit en passant légale, nous avons entrepris des contacts avec l'UGTT régionale qui ont abouti à un accord en deux points : la suspension de la grève et la transmission du dossier de Cogitel devant l'inspection générale du travail, instance habilitée à statuer sur les décisions de licenciement intéressant des membres syndicaux ». Il oublie de mentionner ici un fait important : le 26 octobre, un accord a été signé entre la Direction de l'Entreprise et le Syndicat de Base UGTT de Cogitel. Informé de cet accord, il a dit qu'il n'y avait plus de problèmes ! Il n'a pas réussi le 29 à obtenir de l'UGTT Sfax l'annulation de la grève. Le Délégué de l'Economie nous a affirmé le dimanche 30 que l'Armée et la Garde Nationale avaient été mobilisées. Il nous a même été dit que « cette fois-ci, l'UGTT Sfax est allée trop loin, ils n'ont qu'à assumer leurs responsabilités ». Le lendemain, des « gros bras » sont venus se rassembler devant Cogitel dès 6h du matin. Le Gouverneur a été prévenu en personne avant 7h du matin. Il n'a rien fait de toute la journée pour assurer la liberté du travail. Des violences ont été commises et nous avons eu des blessés à déplorer.
Il est ensuite dit « Ces décisions devaient être signifiées aux différentes parties concernées lors de la réunion d'hier, fixée à 16, réunion à laquelle malheureusement, l'employeur n'a pas participé, contrairement aux représentants de l'UGTT. Par conséquent, l'alibi de la grève est nul et non avenu : l'entreprise est ouverte et le travail s'y poursuit, en principe, de façon normale ». En effet, l'employeur a refusé de participer à une réunion où il a été convoqué lorsqu'il a appelé les autorités pour signaler qu'il y a eu des affrontements violents, contraires à la loi, sur la voie publique et qui ont touché ses employés. L'employeur a refusé de se rendre à une réunion de conciliation avec les mandataires des voyous qui ont agressé ses employés. L'employeur a refusé que le droit soit bafoué et qu'on lui demande d'accorder encore des concessions ! Quant à la « normalité » que Monsieur le Gouverneur pense nous avoir procurée, elle est loin d'être effective. Certains ouvriers ont même reçu ces jours-ci des menaces anonymes au téléphone. A noter aussi que le document qu'il a signé ne fait que reporté la date de la grève ! Rien n'a donc été résolu.
Il est enfin rapporté ce qui suit « Passant en revue les cas des autres entreprises actuellement à l'arrêt, le gouverneur de Sfax a précisé que cette situation ne concerne encore que quatre sociétés, alors que les 123 autres cas ont été traités avec bonheur, les différentes parties ayant fait preuve de souplesse et consenti des concessions de part et d'autre ». Nous ne pouvons que nous insurger contre ces propos, qui peuvent laisser supposer que ce serait notre intransigeance qui serait à l'origine de ce qui se passe ! On aimerait aussi que certains des chefs des 123 autres entreprises où les problèmes ont été traités nous fassent part de leur « bonheur » ! Si l'on en revient aux 4 « irréductibles » dont nous faisons partie, est-ce que Monsieur le Gouverneur a fait le décompte des emplois aujourd'hui en péril ? On parle en centaines de personnes pour l'emploi direct, en milliers, si l'on considère aussi les sous-traitants.
Slim Zeghal, Directeur Général, Groupe Altea Packaging.


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