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Jerba, l'île des cauchemars
Spoliations, passe-droit, mafieux de tous bords
Publié dans Le Temps le 06 - 06 - 2012

A Jerba, spoliateurs et réfractaires sont le bruit et la fureur ; ces chenapans ne sont pas la voix de la raison. Il leur faut comprendre que leur liberté s'arrêté là où commence la liberté des autres. Aussi leur faut-il réfléchir avant d'agir !
Nul secret, la fameuse formule, réfléchir avant d'agir, est un simple et riche enseignement tiré de la sagesse populaire.
Il s'agit en fait d'une heureuse formule qui caractérise et résume dans les faits une conduite, une action, deux principes auxquels se sont attelés nos aïeux, depuis toujours pour vivre dans l'honnêteté et la quiétude, à l'abri du désordre et de l'anarchie. Autrement dit, cette sagesse qui n'a pas cessé de prouver pour les générations successives de l'île de Jerba (objet de cet article), que plus que nul autre danger, la cupidité, l'absence de probité et l'ignorance pour un individu comme pour toute une communauté, peuvent entraîner les pires calamités.
Il y a à peine quelques mois que notre peuple a célébré dans l'exultation, le premier anniversaire de notre révolution prometteuse du 14 janvier. Révolution qui a débarrassé le peuple tunisien du double joug du despotisme du régime autocratique et de la précarité provoquée par les actes abusifs et par le vol manifeste des cerbères et de la famille élargie du président déchu, Ben Ali. Président qui, pour se maintenir, avait entretenu et cultivé une politique de duplicité, de vulnérabilité appuyée par les « apparatchiks » et appliquée par les caciques du parti-Etat ! Ensemble, tous ces hommes-appareils, étaient les ennemis de la démocratie, les adversaires de la liberté d'expression et de la manifestation des idées contre le régime autocratique. Oppresseurs et opprimants, ces hommes politiquement impliqués, avaient fortement participé à l'implantation de tous les maux et les affres, ainsi que les divergences qui avaient altéré les bonnes volontés et entravé tout autant la bonne action que le comportement de droiture, d'abnégation et de sens éthique.
Tel était grosso modo, l'esprit des « benalistes », les défenseurs des intérêts d'une classe, d'une catégorie sociale ou d'un clan et en l'occurrence leurs intérêts personnels !
Cette méthode sournoise de coercition n'a pas pour autant disparu. D'autant que sous certains cieux de la République, quelques individus sans vergogne, dépourvus de tout sens civique, continuent, afin de réaliser leurs lugubres projets, d'exercer encore les mêmes pratiques, celles de la régente de Carthage, Leyla et de ses sbires. Nombreux sont à Jerba, les émules, et ceux-ci n'ont pas cessé leurs activités illicites qui spolient les biens d'autrui, arrachent arbitrairement les terres familiales de Jerba, l'île dégradée et lacérée !
Tout ce qui se passe actuellement à Jerba d'illégal et de répugnant ( violation de domicile, spoliation de terrain, extraction du sable et toutes sortes d'agressions gratuites contre la nature et même contre les habitants), nous donne le sentiment que nous vivons une époque d'immense régression où la bêtise humaine a fini par engendrer chez des chenapans avides d'argent, la folie que la spéculation foncière a imposée partout et qui a détruit toute forme d'attention, de respect et de civilité à Jerba, une île hantée par d'innombrables mafieux à la dérive. Ces derniers qui continuent à prendre les gens pour des imbéciles, ont déjà perpétré des choses variées les plus déraisonnables, folles et odieuses : violences, mensonges, menaces, spoliation, connivence, faux témoignages, contrats apocryphes, violations des règles, vandalisme et en un mot, des tromperies de toutes sortes qui, très mal contrôlées et sans impunités, ont fait perdre la raison, favorisant ainsi les passages à l'acte en tous genres !
Je citerai pour exemple précis le cas excessif d'un contrat d'achat dûment signé par un avocat exerçant à Médenine. Ce contrat fut appliqué tout récemment avec la complicité de ce juriste, par des individus irrespectueux des jugements des tribunaux et des lois de la République.
En effet, vers la fin du mois de mars 2012, et derechef le premier Mai, les habitants de Tezdaïne-Midoun stupéfaits ont découvert, la propriété de leur voisin, un compatriote travailleur à l'étranger, saccagée ! Car pour s'introduire à l'intérieur et s'emparer de la propriété cernée et protégée de ses murs, l'envahisseur, au lieu d'entrer par la porte de la demeure, a préféré éventrer le mur et la haie, en son milieu, à l'aide d'une pelleteuse louée (Track's) !
Il n'est pas sans intérêt de dire un mot sur ces lourdes et redoutables machines (Track's, Bulldozers, Tracteurs, Quad's, gros Camions...) qui poursuivent, sans restrictions, ni limites, leurs destructions systématiques des bornes, des barrières, des murs, des arbres séculaires et de maints sites naturels merveilleux étant l'étrier de notre tourisme. Il est grand temps que les Ministères de tutelle fassent appliquer avec les municipalités de l'île, les lois. En vue de réglementer les activités nocives de ces machines périlleuses ayant d'ores et déjà provoqué, au su et au vu des autorités de l'île, une catastrophe écologique sans précédent, il faut élaborer un cahier de charges! En ire, la population rage contre les excès, contre ce désastre dû au laxisme des autorités...
Maraudeurs spolieurs
Il est clair que le manque de vigilance à Jerba, ajoutée à la non application des lois en vigueur, à l'absence de l'autorité, de réels et puissants moyens juridiques et administratifs ont procuré de la vigueur aux groupes d'intérêts, aux maraudeurs spoliateurs, aux arnaqueurs et à tous ceux qui se voyaient renforcés dans leur sentiment d'impunité, laissant alors libres leurs pratiques. D'où la situation pernicieuse résultant de moult actes coupables...
Pour mieux comprendre la gravité des faits continuons sur l'exemple de la propriété de Tézdaïne profanée et violemment saccagée, pendant l'absence de son propriétaire travaillant en France. Ainsi, après l'ouverture dans la haie et le mur d'une brèche de cinq mètres de largeur, le Bulldozer a sillonné le jardin, laissant derrière son passage des arbres fruitiers en fleurs, arrachés (pommiers, figuiers, vignes, treilles, amandiers etc.). C'est alors qu'il s'est produit sur ce lieu un désastre dû à une véritable sauvagerie, une calamité résultant d'un acte de vandalisme d'une brutalité inouïe, qui a laissé un jardin avec ses fleurs et ses arbres gisant au sol, donnant l'image d'un champ de culture visité par des sangliers !
Reste qu'un mystère s'épaissit encore, quant à la vente frauduleuse du terrain par des prétendants propriétaires à la réputation sulfureuse. Vérification faite, le soi-disant contrat d'achat s'avère apocryphe. Malgré la signature apposée de l'avocat, il est d'une nullité absolue. Etant un contrat entaché de vices, ce « contrat » ne peut être qu'une machination dressée comme un piège, pour s'emparer de la propriété pourtant légitimée par un acte notarial Houja aâdlïa datant du mois de mai 1982, authentifié et affirmé par le jugement du 21/04/ 2010 du Tribunal d'Appel de Médenine.
A cet effet, il serait souhaitable et même intéressant que Monsieur le Procureur de la République de Médenine, ouvre une enquête... Car toutes ces embûches liées pour la plupart, à des falsifications qui font, hélas, école à Jerba, constituent tout autant des actes redoutables que des sources de querelles pour la population ilienne, aux yeux de laquelle, le principal risque est plutôt une régression au sein de la communauté, en particulier sur la question des droits de propriétés à Jerba, l'île livrée, depuis l'avènement du tourisme, à l'usure et à la rapine ; l'île où les infractions et les violations des règles des droits sont devenues le sport quotidien, et même une stratégie de choc pour les mafiosi ; ceux qui spolient les biens sociaux et familiaux, en enfreignant les lois sans que ces profiteurs liberticides subissent pour autant et encore aujourd'hui, la peine correctionnelle de leurs graves délits causant des dommages à notre population et à son patrimoine !
Adeptes nostalgiques du régime déchu, ces individus véreux, devenus les éléments nuisibles de l'île, arrivent, et la duplicité aidant, à utiliser les moyens vulgaires d'antan destinés à entretenir l'angoisse et la peur dans les esprits. Ces falsificateurs excellent dans la monstruosité et son exploitation qui soulèvent le cœur ! Dans l'ombre, ces ennemis de l'ordre et des droits, recrutent et s'organisent multipliant les actions de leurs agents de désordre perpétuel instigué à leur propre profit. Associés à d'autres, ces facteurs d'anarchie et de corruption constituent le socle de l'usure, de la spoliation, du vol, de la spéculation et des haines de ces réfractaires, dont la monstruosité qui doit leur faire honte, vise à entretenir la terreur à Jerba, l'île où la population est toujours en état de choc terrible.
Que ces vils personnages, dont les discours sont assortis d'humiliation, d'insulte et de menace, comprennent qu'ils ne puissent pas éternellement et en toutes circonstances, retourner à leur avantage, tous les chocs et les horrifiques actions, qui peuvent s'expliquer par la dérive de ces monstres ; monstres pollueurs qui ont trahi notre Révolution bénie en s'écartant sciemment de la voix de la raison, qui est la base fondamentale pour rendre possible une mise en œuvre de la quête de la vérité, de la justice et du bonheur.
On le voit, cet esprit chagrin et irrationnel, altérant et condamnable parce qu'il joue sur les peurs, les agressions et les émotions, va à contre-courant de la morale. Et c'est d'autant plus grave dans un Etat de droit, que ces maraudeurs sont souvent stimulés et appuyés parfois par quelques gens de robe, des juristes sans scrupule et très peu soucieux des droits d'autrui, des droits civiques. Avérés comme magouilleurs défavorables à la paix sociale, certains de ces conseillers attisent, sans gêne, la haine au lieu d'atténuer les ressentiments. Pis encore, car ces audacieux égocentriques prodiguent sans probité, c'est à dire sans l'observation rigoureuse des devoirs de la morale et des décisions de la justice, des conseils qui ont contribué tout autant à entretenir les sentiments d'animosité, d'antipathie, qu'à accroître les conflits et l'altération des relations interpersonnelles. De ce fait, des sottes gens téméraires, dupées et orientées vers l'hostilité, ont perpétré des agressions gratuites contre des propriétaires innocents et forts de leurs droits affirmés de surcroît par des jugements rendus par les tribunaux ! Influencés sans doute, par les mauvais conseils de personnes favorables aux manigances sournoises et aux combines intéressées, ces agresseurs profèrent toutes sortes de menaces. C'est ainsi que ces traîtres, profitant de l'absence et de nos compatriotes travailleurs à l'étranger pour spolier leurs biens, passent, sans retenue et avec insolence, aux actes abusifs, préjudiciables et présomptueux, sur des fonds transgressifs variés... D'où les drames de Jerba, l'île qui souffre d'une situation absconse, qui se traduit par une problématique sociologique inhérente à des agissements tout autant illicites que nuisibles à l'ordre social et public.
Délinquance financière
Il est grand temps que le gouvernement de la République entame une enquête à ses sujets. D'autant plus qu'il appartient aux Hautes Autorités de l'Etat d'agir efficacement et non seulement contre les actes illégaux et les manœuvres indécentes de certains individus peu soucieux de la déontologie de leur profession. Et afin de mettre un terme à la délinquance financière, il faut mener une lutte constante contre toutes les formes d'ingérences et d'iniquité des forces du passé qui, aube après aube, gangrènent affreusement et ostensiblement, notre communauté îlienne indignée, réclamant des solutions adéquates, justes et humaines. C'est aux Hauts Responsables, les garants des Institutions de la République d'exiger le respect de la loi. Et c'est aux Commis de l'Etat qu'il revient de mettre fin aux agissements des réfractaires résistant à l'ensemble de la Révolution prometteuse qui a remis à plat toute l'organisation de la hiérarchie et des pratiques odieuses du régime despotique. Il est également important que la responsabilité de l'avenir de l'île soit entre les mains de ses habitants autochtones qui désormais ne doivent plus laisser ni l'initiative ni le pouvoir de décisions aux forces obscures du passé.
Il faut rappeler à tous les individus réfractaires que la Loi est la Loi et que ce n'est pas parce qu'il est facile de violer la Loi que c'est anodin de le faire !
D'autant plus que Jerba et sa population n'ont pas besoin du micmac, et encore moins besoin de toutes les querelles absurdes montées de toutes pièces par les chenapans de l'île et de leurs complices impudiques, perturbateurs, animés essentiellement par le vil goût de lucre. Jerba a plutôt besoin, pour retrouver sa dimension humaine et se réconcilier avec son tourisme soutenable, de la participation de citoyens dévoués et sincères, et de la volonté de femmes et d'hommes épris de liberté et de démocratie.
Au terme de cet article, disons en guise de conclusion, que seule une démarche collective et solidaire permettra aussi bien d'éliminer la corruption et toutes formes d'injustices à l'égard d'autrui, que d'avancer vers une communauté plus équitable, respectueuse tout autant de l'environnement de l'île que de l'individu, de sa dignité et de ses droits.
Or, l'urgence c'est d'engager dans l'immédiat sur l'île, une politique cohérente, pragmatique et viable pour répondre aux défis à venir... Et pour ce faire, l'on doit tous ensemble défendre avec une énergie et une cohérence sans faille, les principes de cette politique, inhérents aux objectifs de notre Révolution bénie : la démocratie, l'égalité, la liberté d'expression et de pensée et les droits pleins et entiers des citoyens.


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