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Les «Randos» vertes
Promenade dominicale
Publié dans Le Temps le 09 - 06 - 2013

Puisque chaque année, il existe des « Journées Mondiale et Tunisienne de l'Environnement », nous proposons à nos lecteurs de les « fêter » dans le cadre de « randos vertes » en Khroumirie parce que cette région est magnifique. Elle est montagneuse, très « arrosée » par la pluie, souvent enneigée, très fraîche l'été, très boisée, très giboyeuse et dotée de plages superbes.
Les plages
A proximité du bourg d'Ouchtata, allez sur la plage de Zouara. Après avoir longuement « lézardé » sur le sable, les baigneurs-promeneurs peuvent essayer d'aller découvrir les sites préhistoriques cachés sous les petites dunes du littoral. Ils peuvent aller se promener dans les bois tout proches ou visiter la petite réserve du Jebel Khroufa pour admirer de très beaux poneys des Mogods. Ce sont peut-être les derniers du pays !
La plage de Jabbara, à la hauteur du village d'Aïn Sobah, puis celle de Berkoukech, à proximité du cimetière militaire anglais, invitent les baigneurs. Dans les bois voisins, ils découvriront des chênes kermès qui sont devenus, ici, de grands arbres, parce qu'ils ont été « protégés » naturellement, alors qu'ailleurs ce sont des arbustes.
Depuis l'entrée Est de la zone touristique jusqu'au pied de l'île, les plages de Tabarka, bordées d'hôtels et de Résidences, proposent des baignades, des promenades en bateau, des plongées sous-marines, un golf à 18 trous, bref, tous les plaisirs y compris des promenades à cheval et des repas délicieusement « accompagnés » de langoustes ou de « cigales de mer ». Les dunes boisées voisines invitent à la promenade.
La plage de Melloula « rassemble » tous les aspects de la Khroumirie. Des barres de rochers rouges émergent du vert sombre des forêts continentales, s'inclinent en se couvrant de buissons fleuris et s'enfoncent lentement dans une mer turquoise bordée de sable fin. Les promenades sur le littoral, ou sur les « sentiers de chèvres » parfumés par les senteurs du naquis, sont un régal.
La flore
On peut aller à la rencontre d'une flore méditerranéenne sur certains sites aménagés : le Parc National d'El Feïja, la Réserve Naturelle du Jebel Khroufa, l'Arboretum situé sur la route joignant Souk Jemâa à Balta ou à Oued Zeen qui devrait bientôt devenir un Parc. Des agents des forêts vous expliqueront les caractéristiques et les utilisations des chênes zéens, lièges, kermès et afarès. Ils vous aideront à différencier les pins pignons des pins maritimes. A l'entrée de l'été, les sous-bois sont somptueux : les myrtes, les fougères « royales », les arbousiers – couverts de fruits en hiver –, les bruyères – dont on tire le bois des pipes – et les genêts rivalisent de vitalité. En différentes saisons, de très belles orchidées sauvages fleurissent sur les prairies bordant les routes de Tabarka ou le long de celle qui monte au-delà de Zaga. Dans le Parc d'El Feïja, l'orchidée Limodorum abortivum aux fleurs mauves rivalise avec les délicats cyclamens, les « étoiles » blanches des asphodèles, les lavandes bleues et les « fusées » nacrées de l'Urginea maritima.
Ailleurs, à Dar Fatma, proche d'Aïn Draham ou à Aïn Hamraya, le long de la route « des chinois », on peut découvrir des tourbières, très rares en Tunisie. Celle d'Aïn Hamraya est enchâssée dans les bois et survolée presque tous les soirs d'hiver par les bécasses.
Indépendamment d'être les « mémoires » de l'environnement, de retenir auprès d'elles des arbres : le frêne, l'aulne et le saule que l'assèchement du climat a fait disparaître ailleurs, elles permettent la floraison de la très rare orchidée blanche – ou rouge, près de la tourbière d'Aïn Hamraya ! – le Serapia stenopetala.
Revenez en automne pour vous régaler de champignons délicieux : bolets, cèpes, girolles et coulemelles abrités par des buissons épineux tout le long de la « piste du lieutenant » jusqu'au hameau de Oued Hellel.
La faune
La Khroumirie, vous dira-t-on à juste titre, est le pays du sanglier mais c'est aussi celui du prince de nos forêts : le cerf de Berbèrie, une espèce endémique différente de celle de l'Europe. C'est sans doute un vestige d'une époque où le climat était plus frais et plus humide. Allez l'admirer à El Feïja !
Renard et chacal chassent sur les pentes broussailleuses les lièvres et les perdrix. Le chat sauvage – ancêtre du chat domestique – hantent les sous-bois tandis que le porc-épic recherche les éboulis rocheux. Il resterait peut-être quelques loutres dans les ruisseaux permanents et poissonneux, sans doute des belettes ainsi que beaucoup de mangoustes et de genettes blanches tachetées de noir.
Bien sûr, vous allez faire une grimace si l'on évoque l'existence de vipères et de couleuvres, de grenouilles, de crapauds et de nombreuses chauves-souris mais les grands lézards verts sont moins déplaisants. Tous ces animaux se rencontrent le long des sentiers de Khroumirie.
Vous n'appréciez guère les insectes mais les libellules aux ailes de gaze délicatement teintées et les grands papillons, somptueusement colorés, tels que le flambé, le vulcain et le superbe machaon vous plaisent bien davantage.
Et puis, il y a les oiseaux ! Les biotopes variés du Nord-Ouest en abritent beaucoup. Le chardonneret, la linotte mélodieuse, le serin cini et le verdier sont protégés.
Depuis quelques années, les chercheurs ont constaté que certaines espèces telles que le pinson des arbres, la mésange bleue, la mésange charbonnière sont des espèces particulières : endémiques. En cette saison, allez les écouter et les regarder vivre. Le geais des chênes : un éclair bleu vif, très criard, c'est la sentinelle de la forêt. Le pic de Levaillant en est le tambourineur. Allez identifier la palombe aux roucoulements graves, l'appel monotone de la hulotte et les deux notes répétées du coucou, tout en vous promenant.
Le tour du Jebel Bir : d'Aïn Draham au « Col des vents » puis le redescente jusqu'au terrain de camping permet de voir la faune et la flore.
Au bord des ruisseaux, vous surprendrez la flèche turquoise et rousse du Martin pêcheur. Les couleurs de son plumage rivalisent avec celles de la « robe » du guêpier ou du rollier d'Europe d'un bleu profond. Nous citerons pour finir – « Last but not least ! » – la « dame des bois » : la bécasse qui suscite une véritable passion chez certains chasseurs, quand elle nous visite en hiver, alors que les éperviers et les aigles – Dévoreurs de gibier ! Concurrents ! – éveillent leur dépit !
A l'orée des bois, vers les zones sèches qui bordent la frontière algérienne, il n'est pas rare de voir planer dans l'azur les cigognes, un couple de vautours percnoptères aux ailes blanches bordées de noir à l'arrière et l'aigle de Bonelli aux ailes blanches à l'avant et barrées, au milieu, d'une large bande sombre. L'aigle botté apprécie les forêts de chênes des pentes chaudes. Plus grand que le précédent, il a le dessous du corps blanc et une large bande noire sur l'arrière des ailes, comme le percnoptère qui a la queue pointue ou la cigogne qui a le cou beaucoup plus long.
Les grands rapaces nocturnes tels que les « hiboux » : « grands », « moyens » ou « petits ducs » sont abondants mais très difficiles à observer bien que le « grand duc » soit aussi grand qu'un aigle royal.
Les hôtels et les restaurants d'Aïn Draham et de Tabarka accueillent avec amabilité les amateurs de Nature qui peuvent aisément et agréablement trouver place aussi à l'orée de la Khroumirie : à Jendouba, Bulla régia ou Nefza.


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