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Pourquoi les Tunisiens cherchent-ils le gain facile ?
Publié dans L'expert le 22 - 10 - 2015

Le Tunisien cherche-t-il le gain facile, tout en étant partisan du moindre effort ? Croit-il que la Révolution du 17 décembre 2010 / 14 janvier 2011 va lui réaliser tous ses rêves pour le bien-être et la vie aisée ?
Depuis cette Révolution qui était l'aspiration de la classe moyenne, la Tunisie vit au rythme des revendications sociales de toutes sortes, surtout que lors de la dictature de Ben Ali, il n'était pas possible de demander quoi que ce soit sous peine de multiples problèmes de toutes sortes.
Ainsi, à qui mieux-mieux, ceux qui avaient eu la chance d'avoir un emploi, cherchent à gagner plus d'argent et d'avoir des salaires pouvant améliorer leur situation sociale, alors que ceux qui sont au chômage veulent, immédiatement un emploi et pas n'importe lequel, s'il vous plait, même au risque de provoquer des velléités et des sentiments régionaux et tribaux.
Toutes les aspirations sont légitimes, mais il faut dire que l'emploi et la situation sociale se méritent et ce n'est pas en attendant une manne du bon Dieu que l'on peut atteindre ses objectifs.
A cause de cet état d'esprit selon lequel on veut tout avoir, sans fournir le moindre effort, la situation économique s'est dégradée d'une manière catastrophique. L'apathie de nos politiques, l'extrémisme, la contrebande et le terrorisme aidant, le pays a atteint le point de non-retour à maintes reprises.
Une administration au ralenti
Même sous la dictature, nous avons appris que, dans toutes les démocraties, notre liberté s'achève là ou commence celle des autres. Malheureusement, en Tunisie, le sens de la liberté et de la démocratie est mal perçu, surtout que ces dernières sont toujours accompagnées de devoir pour les gens qui se respectent et la meilleure démocratie est celle où on est au service de l'autre.
Hélas, dans l'administration tunisienne, les fonctionnaires sont plus nombreux que nécessaire avec 800 mille pour une population d'un peu plus de dix millions d'habitants, contre un peu plus de 400 mille au Maroc qui compte près de trois fois la population de la Tunisie.
Pour ce qui est des services de ces administrations, on ne peut imaginer pire, avec des bureaux vides, la plupart du temps, des dossiers jetés aux oubliettes et des agents arrogants que vous risquez de « blesser » au moindre mot qu'ils jugent déplacé.
A titre d'exemple, j'ai suivi le dossier d'un nouveau retraité qui avait passé la moitié de sa carrière à l'étranger. Pour obtenir sa pension de retraite pour son travail en Tunisie, il lui a fallu attendre la bagatelle d'une année. Heureusement, sa perspicacité lui a permis de l'obtenir, en allant frapper aux portes de tous les services concernés, en faisant usage de sa diplomatie et de son savoir-faire. Sans cela, on ne peut imaginer ce qui risque d'arriver.
La plupart des cadres de l'administration se calfeutrent dans leurs bureaux climatisés, avec leurs privilèges pécuniaires et s'ils osent, un jour, prendre des décisions qui ne plaisent pas aux agents, ils risquent de faire face à un « DEGAGE » qui est devenu le slogan préféré, dans les services publics.
Pourtant, ces cadres et ces fonctionnaires perçoivent leur salaire entier à la fin du mois, sont notés gracieusement, obtiennent les primes de rendement et le treizième mois, tout en se la coulant douce, alors que les statistiques indiquent que le fonctionnaire tunisien ne travaille que 6 minutes par jour.
La situation dans le bassin minier
La période post-révolution a été marquée par le soulèvement du bassin minier, un mouvement qui a vite dérapé, avec des sit-in et des rassemblements pour entraver tout trafic de phosphate. Tous les habitants de la région veulent travailler à la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) pour percevoir un salaire important ou dans les sociétés de l'environnement où il n'y a rien à faire et où les agents ne viennent que pour se faire payer leurs salaires mensuels.
La situation a dégénéré davantage avec le blocage des routes et les lignes de chemin de fer, faisant baisser la production de phosphate à presque zéro. Pire encore, certains protestataires sont allés, même, jusqu'à la destruction des laveries et des installations où ils cherchaient à travailler.
Les pertes du pays ont été très importantes, tout au long de cette période, se comptant par milliers de milliards de dinars, alors que nos dirigeants d'alors étaient allés quémander la caution des Etats-Unis pour obtenir un crédit de 500 milliards sur le marché financier international.
Les habitants de ces régions sont allés, même, jusqu'à revendiquer une partie des bénéfices de la CPG à distribuer sur les familles, alors qu'ils n'ont jamais pensé à l'amélioration de la situation sociale, sanitaire, routière et autre, dans la région.
C'est le cas, aussi, pour le Groupe chimique tunisien (GCT) dont les activités avaient été bloquées pour des revendications similaires et, malgré les recrutements, le problème n'a pas été réglé définitivement.
Actuellement, la CPG et le GCT emploient plus que nécessaire et, heureusement, que les activités des deux entreprises ont repris, sinon cela aurait été vraiment la catastrophe.
Concernant les sociétés de l'environnement, les magouilles et les trafics ont fait de grands torts aux deniers publics, surtout que les enquêtes ont démontré que des personnes travaillant dans d'autres secteurs, (notamment des fonctionnaires) bénéficiaient de salaires, dans ces sociétés qui n'ont pas encore de statuts.
Où en est-on avec l'initiative privée ?
Dans les autres régions, la situation n'est pas plus reluisante et tout le monde veut travailler dans l'administration publique et le secteur public, alors que le secteur privé n'attire plus personne.
La mentalité du gain facile n'épargne personne et dans la mentalité du Tunisien moyen, le seul « Mossmar fi hit » (un salaire fixe et un travail où on est sûr d'être payé, même sans rien faire), c'est dans les services de l'Etat.
Certaines entreprises étrangères trouvent preneur, mais ce n'est pas toujours le cas et cela ne se passe pas de la bonne manière.
Dans ce sens, il y a lieu de se rappeler la société de cuir et chaussures qui s'était installée à Béja, juste après la Révolution.
Le jour de l'ouverture, l'entreprise devait commencer avec 350 employés, pour atteindre, par la suite, les 2000 postes d'emploi, mais l'entrepreneur s'est trouvé face à des milliers de personnes qui veulent avoir un emploi.
Dans tout ce magma, on s'interroge qu'en est-il de l'initiative privée et des incitations des jeunes pour s'installer à leur propre compte ?
L'Etat a, certes, mis en place de multiples incitations et encouragements pour aider les jeunes à s'installer à leur propre compte, mais ce domaine ne semble pas trouver l'engouement nécessaire, surtout avec la lenteur administrative et les réticences des structures de financements.
Pourtant, nos jeunes ont des idées et il suffit de leur faire confiance, pour que la Tunisie ne soit à jamais un pays d'assistés et d'incompétents qui cherchent le gain facile et qui ne veulent aucun effort pour gagner dignement leur pain quotidien.
La mendicité : un fléau endémique
Un métier aussi lucratif que facile : celui de mendiant. Ils pullulent dans tous les carrefours, les feux rouges, les mosquées, les hôpitaux, les grandes surface et j'en passe.
Ces mendiants sont parfois déguenillés, parfois bien habillés, avec des espadrilles de marques et autres tenues vestimentaires de valeur, cachés sous quelques froques.
Ne croyez pas que ce fléau endémique est l'affaire de personnes honnêtes qui cherchent à obtenir de quoi manger, c'est plutôt un trafic orchestré par des bandes organisées qui se relaient et qui se rassemblent le soir pour remettre leurs pécules aux chefs qui ne leur laissent que des miettes.
Ces bandes comptent des handicapés et des vieillards qui étalent leur mal. Pire encore, certaines mendiantes ont des bébés dans les bras, pour attendrir davantage les passants ou les automobilistes.
Spéculation, contrebande et étalages anarchiques
Dans un pays qui a vécu trois années d'anarchie et de désordre sous le règne de la Troïka, il est temps que les Tunisiens relèvent la tête et font preuve de davantage de patriotisme, surtout que ce pays est le leur et que le gain facile ne bâtira pas l'avenir de leurs enfants.
Il est facile de détruire, mais plus difficile pour reconstruire et, aujourd'hui, la contrebande et la spéculation ont tellement gangréné notre vie quotidienne qu'il faudra longtemps pour s'en débarrasser.
Les barons de la contrebande et de l'argent sale ont pollué notre environnement économique, avec des personnes installées devant des étals anarchiques pour gagner quelques malheureux dinars en vendant des produits importés illégalement, d'origine douteuses et dont les méfaits sont méconnus, mais qui remplissent les caisses des contrebandiers et des spéculateurs.
Les contrebandiers ont gangréné l'Etat et ses rouages, pour s'enrichir.
Pourtant la Tunisie a les moyens de faire vivre honnêtement ses enfants et ce, grâce à une volonté politique sérieuse et un peu de patience des citoyens qui aspirent à une vie digne.
Gardiens (exploitants) de parking
Le phénomène ne cesse de s'amplifier dans le pays, au vu et au su de tout le monde et, surtout, des municipalités qui sont les seules habilitées à installer des zones bleues et à bénéficier des ressources provenant du stationnement et des parkings.
Ils sont, aujourd'hui, des milliers d'individus qui se sont érigés en gardiens-exploitants d'emplacement de parking sans que personne ne bronche.
Dans toutes les rues et les ruelles de Tunis, sur les plages (en été), près des hôpitaux et près des centres commerciaux du pays, des individus, bâton à la main, tenant un sifflet et avec un air autoritaire vous désignent, d'un air autoritaire, la place où vous devez vous garer.
Certains se sont installés, même, dans des zones où le stationnement est autorisé et surtout, ne vous avisez pas à ne pas les payer en partant, parce que vous risquez gros, avec ces individus qui n'ont aucune vergogne et que rien ne fera plier.
Le tarif est de 500 millimes à un dinar... selon le gré du gardien-exploitant les lieux de stationnement.


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