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Six questions pour comprendre les marchés des changes
Publié dans L'expert le 26 - 10 - 2010

La hausse des taux d'intérêt chinois intervenue mardi a surpris plus d'un observateur. Un tour de vis qui devrait peser sur la croissance mondiale. Et faire remonter le dollar, engagé jusque là dans une spirale baissière.
Dans ce quiproquo, voici six questions qui vous permettent de mieux comprendre les marchés des changes
1. Qu'entend-on par «guerre des changes» ?
La guerre des changes se caractérise par un recours désordonné et non concerté de plusieurs pays à la dévaluation de leur monnaie pour doper leur compétitivité. C'est le principe de la dévaluation compétitive : faire baisser le cours de sa monnaie pour faciliter les exportations. Lorsqu'il y a une vraie guerre des changes, comme ce fut le cas dans l'entre-deux-guerres, ces dévaluations s'accompagnent d'un relèvement des tarifs douaniers. On entre alors dans la guerre commerciale. Malgré les menaces du Congrès américain à l'encontre de la Chine, ce scénario ne s'est pas encore concrétisé. Mais les tensions sont très fortes. Et les risques d'un recours au protectionnisme existent, admet l'OMC. C'est devenu le principal sujet de préoccupation du G20.
2. Pourquoi une monnaie monte ou baisse ?
En régime de changes flexibles, c'est l'offre et la demande sur le marché qui déterminent le cours d'une devise. À court terme, c'est le niveau des taux d'intérêts des banques centrales qui influencent le plus la demande de monnaie, alors que l'orientation de la politique monétaire guide l'offre. À plus long terme, c'est la solidité d'une économie, ses perspectives de croissance à long terme et sa balance commerciale qui jouent. Le Brésil, en plein boom, attire en masse les capitaux étrangers, ce qui fait grimper le real. La crise de la dette en zone euro au printemps a fait plonger la devise européenne. Le dollar obéit à d'autres règles : il monte en cas de panique ou de crise financière, comme après la faillite de Leh¬man. C'est l'effet «valeur refuge».
3. Une monnaie qui monte ou qui baisse, ça change quoi ?
Les entreprises exportatrices bénéficient directement d'une devise faible, qui rend ses produits plus attractifs. Le cours de l'euro est ainsi crucial dans la bataille commerciale entre Boeing et Airbus. Cela peut aussi favoriser les investissements et les IDE. En même temps, une monnaie faible renchérit le prix des importations, du pétrole notamment, qui influence toute une gamme de prix : transports, distribution, industrie. Au risque de générer de l'inflation et de peser sur la consommation. L'impact sur la croissance sera plus ou moins marqué selon la structure de la balance commerciale. Inversement, une monnaie forte permet de contenir la flambée des matières premières. Elle encourage les entreprises à maîtriser leurs coûts, à faire les réformes, ce qui peut avoir des effets positifs sur la croissance à long terme.
4. Comment les pouvoirs publics peuvent-ils agir sur les devises ?
Etant dans un système de changes flexibles, il est difficile de manipuler les monnaies. Les pouvoirs publics peuvent intervenir sur le marché des changes, via les banques centrales et les taux d'intérêt. Mais ces interventions, pour être efficaces, nécessitent des actions coordonnées. On vient de le voir avec le Japon, où le passage aux taux «zéro» n'a pas entraîné de baisse significative du yen. En 1985, pour freiner la bulle spéculative sur le dollar, les pays du G5 (Etats-Unis, Japon, Royaume-Uni, France et RFA) ont décidé d'intervenir sur le marché dans le cadre des accords du Plaza. À Séoul, les ministres des Finances discuteront des mesures ponctuelles initiées par les Etats, qu'il s'agisse de taxation des capitaux étrangers, d'achat de dollars ou de faire tourner la planche à billets.
5. Comment influencer le cours de la monnaie européenne ?
La difficulté pour agir sur l'euro, c'est qu'elle concerne seize pays de l'Union européenne, soit autant de politiques et d'intérêts divergents. L'Allemagne, poids lourd de l'économie européenne, orientée vers l'export, a toujours été partisane du laisser-faire. Si l'euro est actuellement orienté à la hausse, c'est notamment parce que la BCE conserve des taux d'intérêt plus élevés que les autres banques centrales.
Lors de la crise de la zone euro au printemps, la monnaie européenne avait fortement faibli. Mais le mouvement de défiance des investisseurs a cessé depuis lors. Ils jugent la zone euro solide et stable, en dépit des difficultés des pays périphériques comme la Grèce, l'Irlande ou le Portugal. Sachant que les rendements sont très attractifs sans pour autant qu'il y ait de risque de défaut.
6. Pourquoi un yuan sous-évalué face au dollar fait-il peur ?
En théorie, la Chine a ancré le yuan en 2005 sur un panier de devises, dollar, euro, yen et won. Mais comme c'est le gouvernement qui fixe le taux de change officiel de cette ¬monnaie non convertible, elle noie le poisson comme elle veut. À 6,64 yuans pour un dollar hier, la devise chinoise serait sous-évaluée de 25 à 40 % selon les Américains. Mais personne ne connaît sa vraie valeur puisqu'elle ne fluctue pas librement. Et Pékin, qui détient quelque 2 500 milliards de réserves en dollar, n'a aucun intérêt à voir sa monnaie s'apprécier.
De surcroît, un yuan faible renforce la compétitivité de ses entreprises sur les marchés étrangers. Depuis que la Chine a légèrement assoupli sa politique en juin, il s'est apprécié de 3 %. Mais d'ici à fin 2010, il ne devrait pas monter de plus de 1 ou 2 %.


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