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Israël : de Villepin propose un embargo et l'inculpation de tous les dirigeants devant la CPI, "Chirac ne se contenterait pas de signer un communiqué"
Publié dans Tunisie Numérique le 20 - 05 - 2025

Quand l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin tire sur les dirigeants européens et le président américain il ne les rate jamais. La dernière fois, le 13 mars dernier, il avait sévèrement taclé le président français, Emmanuel Macron et ses pairs européens, qu'il a accusé d'avoir troqué leur responsabilité historique devant l'Ukraine contre le suivisme face à Donald Trump. De Villepin remonte au front, sur un autre sujet qui pose un cas de conscience à l'Europe et à ses valeurs : Les crimes indicibles perpétrées par Israël à Gaza.
Etre la personnalité politique préférée des Français, un statut qui a été confirmé le 12 mai 2025, cela donne de l'autorité ; mais cela donne surtout une liberté de ton qu'on peut mettre au service de son devoir. En attendant que les exécutifs européens fassent le leur l'ancien chef de la diplomatie de Jacques Chirac assume le sien. Il a invité ce mardi 20 mais les Occidentaux, qui sont "terrifiants d'impuissance", à "un isolement économique et stratégique" d'Israël pour contrer le funeste projet de "déportation" de la population de Gaza.
"Nous sommes devant un plan israélien (…). Après la réoccupation de Gaza, la deuxième étape sera la déportation. L'objectif politique de Benjamin Netanyahu et de son gouvernement, c'est la déportation de la population de Gaza, ce qui est la marque d'une épuration ethnique, d'un nettoyage territorial", a fustigé de Villepin sur Franceinfo…
"Les Européens le savent parfaitement et ils sont là avec des sabres de bois alors qu'il y a trois choses à faire immédiatement", a-t-il ajouté. Il est d'avis qu'il faut avant tout "suspendre immédiatement l'accord européen avec Israël. L'essentiel du commerce d'Israël se fait avec l'Europe. Deuxièmement, embargo sur les armes de tous les pays européens. Troisièmement, déferrement de l'ensemble du gouvernement israélien et des principales autorités militaires israéliennes devant la Cour pénale internationale (…) en écrivant collectivement à la Cour".
"Si vous voulez arrêter ce qui est en cours aujourd'hui, il faut marquer vis-à-vis d'Israël qu'il y aura un avant et un après", a-t-il asséné.
Puis il a tiré en direction du président Macron, pour son indolence devant les exactions massives commises par l'Etat hébreu et que le Premier ministre Benjamin Netantayu a assumées publiquement. Netanyahu qui a osé dire que la seule raison pour laquelle il laisse passer au compte gouttes l'aide humanitaire c'est par crainte d'être totalement lâché par ses derniers soutiens occidentaux…
"Quelle crédibilité peut-on avoir sur le dossier ukrainien quand nous ne sommes que capables de signer des communiqués? Je peux vous dire que Jacques Chirac aujourd'hui ne se contenterait pas de signer un communiqué avec le Canada et avec le Royaume-Uni", a dit l'ancien ministre des Affaires étrangères en réaction à la posture de l'actuel chef de l'Etat français, une de ses cibles favorites.
Rappelons que Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer et celui du Canada Mark Carney ont averti hier lundi qu'ils ne resteraient "pas les bras croisés" face aux "actions scandaleuses" du gouvernement de Netanyahu à Gaza. Ils ont menacé de prendre des "mesures concrètes" si Tsahal ne met pas un terme à son offensive terrestre et ne dégage pas la voie à l'aide humanitaire.
Mais tous ces effets de manche n'impressionnent pas et surtout ne convainquent pas de Villepein, ce qu'il demande ce sont des actes concrets et immédiatement. "La lecture de ce communiqué est terrifiante d'impuissance. Que faut-il pour que les dirigeants européens, les dirigeants occidentaux, passent aux travaux pratiques?", a-t-il asséné.
La question, qui est posée en premier aux leaders arabes, est aujourd'hui posée aux dirigeants européens. Quant aux USA certes il y a de l'eau dans le gaz entre Netanyahu et celui dont il dit qu'il «n'avait jamais eu de meilleur ami à la Maison Blanche», Trump, mais l'affaire ne fait pas débat au Congrès américain ou au Sénat, que ce soit chez les républicains ou les démocrates. La cause du soutien aveugle à Israël, quels que soient ses crimes, est entendue sur tout l'échiquier politique.
La chose agite la société américaine, déchire les campus universitaires mais pas un bruit ou presque dans les cercles politiques. L'ex-président Joe Biden, face au jusqu'au-boutisme meurtrier de Tel-Aviv, avait osé stopper la fourniture des bombes de plus de 900 kilos. Mais l'une des premières choses qu'a faites Trump dès son retour a été de rétablir cette livraison. Ce même Trump qui fait mine de s'émouvoir de la famine orchestrée par Netanyahu à Gaza. Allez savoir…

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