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Corée du Sud : Plus de 4000 policiers brisent la résistance du président, une arrestation historique et spectaculaire
Publié dans Tunisie Numérique le 15 - 01 - 2025

Force est restée à la loi, in fine et les institutions démocratiques de la Corée du Sud sont sauves. Après 2 semaines de bras de fer épique durant lequel le président sud-coréen, Yoon Suk-yeol, a bravé le mandat d'arrêt signé par les autorités, il a été cueilli ce mercredi 15 janvier. Une arrestation rocambolesque pour clore ce triste épisode. Le chef de l'Etat a été destitué et accusé de tentative de coup d'Etat, il devra en répondre devant la Justice, s'y ajoute un dossier à charges pour actes de rébellion face aux forces de l'ordre. La rebuffade du président et l'opprobre qu'il a jeté sur son pays lui coûteront très cher.
L'opération de police pour débusquer le chef de l'Etat restera dans les annales. Très certainement ces scènes inspireront les cinéastes sud-coréens. Tôt ce matin une ribambelle de SUV noirs aux vitres fumées est sortie du complexe présidentiel. Cette fois le président sud-coréen a bien embarqué avec les policiers, cette fois les agents ont triomphé des partisans zélés de Yoon. C'est la première fois qu'un chef d'Etat en exercice est arrêté, un événement qui forcément divise la population. Mais tout le monde retiendra que la décision de justice a fini par l'emporter.
C'est l'épilogue d'une crise qui a commencé il y a plus d'un mois, quand le président a tenté un coup de force pour imposer la loi martiale en Corée du Sud. À 5 heures du matin, dans un froid de canard, –7 °C, quelque 1000 enquêteurs ont pris position pour cette intervention spéciale ; ils font mouvement vers les grilles de la résidence présidentielle. Pas question de subir le même affront que lors de la première tentative d'arrestation.
La police a trouvé sur les lieux près de 6500 manifestants, entre pro et anti-Yoon. De toute façon avec plus de 3000 policiers antiémeutes les risques étaient maîtrisés. Les enquêteurs sont bloqués dès le début par une rangée de bus qui obstrue la voie vers la résidence, plus une chaîne humaine composée de députés du parti présidentiel. «Vous n'avez pas le droit de faire ça, vous êtes des lâches !» clame l'avocat du président en direction des forces de l'ordre.
Après trois quarts d'heure de conciliabules la police brise la ligne et fait irruption dans le périmètre que les Sud-Coréens ont dénommé la «Forteresse Yoon», et pour cause : 15 000 mètres carrés de terrain sur une colline, au milieu une résidence cossue transformée en bunker, avec des barbelés et des barricades.
Les forces de l'ordre usent d'échelles pour escalader les trois barrages de bus qui s'enchaînent. Cette fois les forces de sécurité du président ne résistent pas. Peu après 8 heures du matin les enquêteurs entrent dans la résidence. Face à un mur de policiers Yoon Suk-yeol et ses avocats dégainent une ultime manoeuvre. Le président veut sauver la face devant l'Histoire avec une pseudo reddition volontaire…
A l'abri des caméras de la pléthore de journalistes Yoon Suk-yeol parlemente durant plus d'une heure pour s'offrir une sortie honorable. Sur le boulevard Hannam les manifestants commencent à perdre patience. Le président a tout tenté, les enquêteurs sont restés inflexibles pour rétablir une crédibilité écornée par le premier fiasco. Yoon Suk-yeol a perdu, il restera le premier président arrêté dans son palais.
La seule concession qui a été faite par la police : une déclaration improvisée dans laquelle il fustige une arrestation jugée illégale. «Malheureusement, les lois de ce pays semblent s'être effondrées. Même si je subis des injustices et que cette enquête est illégale, j'ai décidé de me rendre aux autorités pour éviter une issue tragique et sanglante». Ce seront les derniers mots du président.
À 10 heures trente, sous bonne escorte policière, il est amené au quartier général du CIO, l'organisme en charge des enquêtes sur les hauts fonctionnaires. Sur le boulevard les manifestants anti-Yoon donnent de la voix quand il est embarqué, ils jettent des «merci» aux agents qui commencent à ranger leurs équipements. «C'est incroyable, ils l'ont fait, ils ont arrêté Yoon Suk-yeol. Je suis si heureux», se réjouit Kim Hyeong-jin.
Chez les pro-Yoon c'est la grosse désillusion. Certains ont même tenté de se coucher sur la route pour freiner l'escorte policière, les autres pleurent toutes les larmes de leurs corps. «On aime Yoon Suk-yeol. Je m'inquiète pour lui, il n'a fait de mal à personne (…). Il a instauré la loi martiale pour nous protéger des communistes», argue un des soutiens du président, visiblement meurtri par ce dénouement.

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