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Festival du court-métrage méditerranéen de Tanger: Quand le court en dit long
Publié dans TAP le 07 - 10 - 2010

TANGER, 7 oct 2010 (TAP, correspondance de Sarra Belguith) – "Je ne veux pas que ma maison soit murée de tous les côtés et que mes fenêtres soient fermées. Je veux plutôt que les cultures de tous les pays s'ouvrent aussi librement que possible autour de ma maison", disait Mahatma Ghandi.
Et voilà un festival qui, dans le même esprit, vient asseoir définitivement son caractère méditerranéen et en consolider la notoriété. Car au-delà de l'esprit compétitif, c'est cette prolifération de courts métrages, accompagnée d'une profusion de nouveaux talents, qui constitue un autre axe stratégique du festival.
En effet, permettre aux créateurs des deux rives, une telle rencontre d'échanges, constitue une occasion idoine pour appréhender tous les enjeux de l'exercice complexe et périlleux de la réalisation d'un film court.
Dans cette huitième édition du festival du court métrage méditerranéen de Tanger (Maroc), le court métrage méditerranéen marque des points à en juger par la forte participation des œuvres en lice, où chacun fourbit ses meilleures armes.
Effectivement, à raison de 13 films projetés chaque jour, la compétition s'annonce rude dans ce cycle de projections qui se poursuit pour le troisième jour consécutif à une cadence soutenue avec à chaque fois un nouveau lot de films dont la programmation essaie de respecter la diversité.
En provenance de 19 pays des deux rives de la Méditerranée, le public se trouve face à des visions multiples qui invitent à la réflexion.
Regards Croisés
Dans l'attente de découvrir le deuxième film tunisien de Amine Chiboub (Obsession) ainsi que le cinéma algérien (trois films en compétition) dont la première projection aura lieu ce jeudi avec "Le dernier passager" du jeune Mouness Khammar, le cinéma marocain (cinq films en lice) a fait son entrée par "Cicatrices" de Mahdi Salmi.
En s'inspirant de faits réels, le réalisateur qui a eu recours à deux comédiens confirmés Ahmed Boulane et Noufissa Benchehida, a voulu livrer une image de la femme forte et non victime.
Bien que les critères restent infinis pour définir un bon film, comme l'estime Mohamed Mebtoul, juré de cette édition, la compétition officielle a été marquée par la projection d'un autre film marocain qui a suscité une grande admiration du point de vue artistique et technique en l'occurrence "La sculpture" de Youness Reggab.
Dans cette diversité d'idées, de genres et d'écoles cinématographiques dans le pourtour méditerranéen, plusieurs autres expériences ont été présentées. Mélangeant humour, légèreté du ton et gravité des propos, "La première leçon" de la palestinienne Areen Omari a été fortement accueilli mercredi lors de sa projection au Ciné Roxy.
Il s'agit de l'histoire d'une jeune palestinienne "selma" qui part pour une nouvelle vie. A son premier cours de langue, elle se trouve dans un véritable débat sur la mère patrie, absente de la carte du monde.
Dans un autre clin d'oeil, la libanaise Youmna Itani tourne pendant quatre années dans un quartier chaud du Liban "L'arme à l'oeil".
Avec des acteurs non professionnels, la réalisatrice a orienté sa caméra vers des lieux et des personnages réels, pour offrir des scènes loin d'être anodines.
Evitant les belles fins comme dans "Le dernier mariage" de l'espagnol Jorge Tsabutzoglu, son film a soulevé beaucoup de critique. S'agit-il d'un documentaire ou d'un court?, la réalisatrice défend son oeuvre: "c'est une fiction tirée de la réalité des acteurs". Misant sur des jeunes repris de justice et des délinquants, elle a voulu que le jeu soit vraiment spontané, pour être réel.
Dans la ribambelle d'oeuvres où les regards se croisent, la rive Nord a été présente, notamment, par le film du réalisateur français Pierre Ferrière "Toute ma vie", un court métrage de six minutes mais qui a pris 15 minutes d'écriture, six semaines de préparation, deux jours de tournage et quatre mois de post production, avec 45 élections en neuf mois.
Par ailleurs, le film "Inventaire", du réalisateur grec Vangelis Kalambakas mérite d'être cité. Tourné dans le genre huit clos, il décrit en 15 minutes, l'étau qui se resserre autour d'un homme à la cinquantaine, en fauteuil roulant, dans sa nouvelle chambre où ses effets personnels s'amoncèlent petit à petit.
Evidemment, la liste est bien trop longue. Cela dit, les films projetés jusque là lors de cette édition, largement médiatisée ici à Tanger, ont offert une belle occasion pour découvrir des choix esthétiques et culturels variés ainsi que des jeunes talents passionnés du court. Court certes, mais qui en dit long.


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