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Tunisie: CPG, objet de toutes les convoitises Ou cause de tous les malheurs?
Publié dans WMC actualités le 16 - 06 - 2011

La CPG a programmé ces derniers temps de recruter 1.500 nouveaux employés sur concours: «Nous ne sommes ni du côté des syndicats ni du côté des tribus ou du gouvernement. Tout ce que nous voulons c'est mettre les personnes qu'il faut aux postes correspondants», assure un dirigeant de la compagnie dénonçant les perturbations qui se sont poursuivies pendant 150 jours -la CPG a fonctionné pendant uniquement 30 jours depuis le début de l'année.
Les raisons? Ce sont les exigences des tribus qui ont décidé après la révolution qu'elles devaient prendre leur destin en main: «Nous voulions perpétuer la tradition des concours pour être équitables, représentants des tribus sont pour la plupart déterminés à nous donner le nombre de personnes à recruter par localité et par ethnie. C'est inadmissible. Notre position en tant que compagnie ne changera pas. Nous ne condamnerons pas l'avenir de la CPG et de la région et c'est ce qui arrivera, si nous suivons la logique tribale», estime un représentant de la CPG.
Cette attitude de la part des communautés différentes a entraîné l'escalade de violences, vécue au début du mois de juin à Métlaoui: «Avec Oumlarayes et El Redeyef, il y a eu pourtant consensus» …
Une culture de revendications ancrée dans l'histoire de la région
A l'arrivée du nouveau PDG à la Compagnie, il a été décidé la mise en place d'un plan de développement régional de 400 MDT. 100 MDT pour la création d'une banque, 70 MDT de participation au capital d'une cimenterie, 50 MDT pour la création de zones irriguées, 50 MDT pour l'amélioration de l'infrastructure, 70 MDT pour la création de 10 centres d'appel qui absorberont 2.000 postes d'emplois, 40 MDT pour soutenir le pôle technologique de Gafsa et la création d'une société de transport de phosphates pour 10 MDT.
4 entreprises spécialisées dans l'environnement devaient également être créées pour encadrer et canaliser toutes les personnes payées par la CPG et opérant dans le secteur environnemental. Ce plan, qui devait stimuler la dynamique économique de tout le gouvernorat de Gafsa, est resté lettre morte à ce jour. Protestations, manifestations et sit-in ont eu raison de lui.
En 2008, la Compagnie lance un avis de concours pour recruter de nouveaux employés, il a fallu attendre 2010 que les autorités centrales (Premier ministère) donnent leur accord final à un concours d'embauche «dont les conditions de réussites sont soumises à des critères de transparence et de compétences plus difficiles que ceux du bac», indique un dirigeant de la CPG. Un concours qui n'a suscité ni protestation ni contestation car les 1.500 intégrés ont été recrutés pour leurs qualification et non leur appartenance sociale ou tribale. 170 parmi les personnes embauchées sont de Métlaoui.
Un autre avis de concours a été lancé en juillet 2010 pour des bacheliers, ce sont des milliers de maîtrisards qui se sont présentés. En décembre 2010, et suite à CIM, on décide 3.000 recrutements ajoutés à la régularisation de 1.200 emplois d'intérimaires. 1.400 emplois sont créés dans le secteur de l'environnement ajoutés à 2.700 créés en 2008, pour boiser les zones désertiques de la région. Les encadreurs (53) des 2.700 reçoivent une paye équivalente à 2940 D: 1000 D de salaire net, 1.400 D pour payer les tracteurs qui leur permettent de défricher la terre et la préparer à la plantation des arbres et 10 D par personne formée.
A Oumlarayes, il y aurait même 259 personnes qui ont une triple paye, celle de l'environnement, de garde-forestiers et d'agents municipaux: «Ils tiennent dur comme fer à leur trois emplois et défendent leur statut, vous ne trouverez nulle part en Tunisie un esprit revendicateur aussi fort».
Revendiquer le changement
Suite à la révolution, les travailleurs environnementaux ont décidé de mettre fin à la mission des encadreurs arguant qu'ils appartenaient au RCD, remplacés ensuite et sur instructions du PDG en des sociétés spécialisées dans l'environnement. Les «démis» ont réagi en se rendant à la CPG, qui a dû leur accorder 12 mois de salaires et toujours les 1.400 D/mois à condition de mettre les tracteurs à la disposition des sociétés nouvellement créées en environnement. L'accord a été refusé net, ils veulent garder leurs privilèges et ont réagi par des sit-in…
Dans les médias et sur les télévisions nationales, eux et beaucoup d'autres sont toujours considérés à tort ou raison comme des victimes. Les revendications vraies ou justifiées sont criées haut et fort en l'absence de «représentants officiels de la compagnie, des autorités locales ou même du gouvernement et parfois en leur présence mais en les intimidant par trop de questions agressives et provocatrices».
Depuis plus des mois, d'après des sources non confirmées, des bandes armées bloquent les accès aux centres de production de la CPG engendrant des dégâts importants.
Depuis le début de l'année et en l'absence d'autorités locales fortes et d'un leadership charismatique, les incidents se sont répétés, des individus coupent les routes, empêchent le phosphate d'arriver à destination. Mais d'autres entreprises sont lésées, telles celles citées par un lecteur sur un journal électronique : «A cause de cette grève et du blocage de l'activité de la CPG, la Société Tunisienne d'Explosifs et de munitions (SOTEMU) n'est plus capable de fournir l'explosifs pour les carrières d'agrégats et les cimenteries. Donc il faut aussi s'attendre à une pénurie d'agrégats et de ciment d'ici à quelques temps. Le blocage des routes reliant Gafsa à d'autres régions et surtout Gabès et Sfax ne fera que compliquer davantage la reprise économique en bloquant le ravitaillement de ces régions, car qui dit blocage des routes dit aussi braquages et autres rackets des commerçants qui sillonnent ces régions pour livrer leur marchandise.
La situation dans le bassin minier est de plus en plus inextricable… il faut trouver le bon compromis avant chaque recrutement et ce n'est pas facile mais il faut y arriver car c'est la seule solution pour débloquer le circuit économique».
Qui dit mieux?


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