Réactions de la presse internationale aux nouvelles mesures de Kaïs Saïed    Semaine Boursière : La BH consolide avec succès ses assises financières    Tunisie – Non lieu pour Mohamed Hentati    Les loueurs de voiture invités d'Alpha Hyundai Motor    Tunisie – Hausse de 185% de la redevance du passage du gaz algérien    Tunisie - Reprise des activités dans tous les espaces culturels    Ultra Mirage, le challenge se poursuit avec le soutien d'Assurances BIAT    AS Kasserine : Seif Ghezal, nouvel entraîneur    Ministère des Affaires Sociales: 620 000 familles ont profité de l'aide de 300 dinars    Carthage, patrimoine culturel ... en détresse    Vie et mort d'un fondateur de dynastie: Husseïn Bey 1er (1675-1740)    Chakchouk et Girardin la coopération tuniso-française en matière d'infrastructures portuaires    Djerba Music Land 2021 a enchanté les âmes et les yeux des festivaliers    Club Africain : Mehdi Ouedherfi prêté à Al-Akhdhar libyen    Dernière minute- Du nouveau sur le couvre-feu    UGTT : Non au marchandage entre liberté et monopolisation des pouvoirs !    JCC 2021 : Listes des films sélectionnés dans le cadre de Chabaka et Takmil    Finale de la Super Coupe de Tunisie 2020 – 2021 : EST vs CSS où regarder le match du 25 septembre    Appel à participation: Lancement de la 4e édition du Prix Orange du Livre en Afrique    Le point sur l'épidémie du coronavirus : Mise à jour du 24 Septembre 2021 à 11H00    La FTF approuve la liste internationale des arbitres    Des décisions du CSM annulées par le Tribunal administratif    Envirofest à Bizerte en marge du Forum Mondial de la Mer (Programme)    Covid-19 : 41% de la population tunisienne primo-vaccinés    Abir Moussi s'exprime sur l'arrêt des primes octroyées aux députés    Kalthoum Kannou future Ministre de la Femme?- La magistrate s'exprime sur le sujet    Hatem Boubakri salue les mesures prises par le président de la République    Abir Moussi : Le président veut barrer la route au PDL !    Tunisie : Le ministère de l'Enseignement supérieur recrute 1 130 chercheurs    Le ministère de l'Education invite ses affiliés à la vaccination    La Ligue des Etats arabes doit jouer un rôle important dans la résolution des conflits    « Meilleur Service Client de l'année 2021 » pour Ennakl Automobiles pour la deuxième année de suite    Flat6Labs Tunisie organise le Hub Day du premier cycle du projet Ignite Tunisia    LG lance un téléviseur géant DVLED 8K de 325 pouces    Livres et auteurs de langue française en états généraux à Tunis depuis ce jeudi (Album Photo)    Démarrage à Tunis des Etats généraux du livre en langue française dans le monde    Football : Programme TV de ce Jeudi 23 Septembre 2021    Le point sur l'épidémie du coronavirus : Mise à jour du 23 Septembre 2021 à 11H00    Monde- Daily brief du 22 septembre 2021: Le chef du gouvernement libyen rejette le retrait de confiance    Deux femmes héroïnes d'un évènement qui unit l'art et la littérature: Azza Filali et Chiara Montenero    Libye: Dbaïba rejette le retrait de confiance    Art'cot organise une exposition grand format à la Médina de Tunis    Egypte : Décès du maréchal Mohamed Hussein Tantaoui    Abu al-Bara al-Tounsi tué dans un raid à Idleb    Crise des sous-marins: Quelques leçons pour les Arabes    Pêcheurs tunisiens interpellés par les garde-côtes libyens : Le ministère de la Défense rappelle la réglementation    Comment comprendre les prochaines élections en Allemagne et quel impact sur la Tunisie du départ d'Angela Merkel    Cinq enseignements à tirer de l'abominable gestion américaine de la tragédie afghane    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Belhassen Gherab : "La séparation de la FENATEX de l'UTICA traduit son malaise au sein du patronat"
Publié dans WMC actualités le 14 - 03 - 2017

"La décision prise par la Fédération nationale du Textile (FENATEX), le 11 mars courant, de se séparer de l'UTICA, traduit son malaise profond au sein de l'organisation patronale, en raison d'une quasi insouciance de cette dernière, devant les difficultés que rencontrent les industriels du secteur textile. Ces derniers sont doublement marginalisés, d'un côté par le gouvernement, à cause notamment, des changements successifs des équipes gouvernementales et de l'autre par le patronat qui est loin d'assumer son rôle de défense des intérêts de ses affiliés", a affirmé, lundi 13 mars, Belhassen Gherab, président démissionnaire de la FENATEX, dans une déclaration à l'agence TAP.
Et d'ajouter "le malaise de la fédération s'est accentué avec l'accord conclu entre l'UGTT et l'UTICA, le 10 mars 2017, concernant l'augmentation des salaires dans le secteur privé de 6%, qui a été signé sans la moindre concertation avec FENATEX, alors qu'elle représente l'un des secteurs stratégiques pour le pays ".
Gherab a en outre, rappelé, que "suite à cet accord, les membres du bureau exécutif de la FENATEX, les présidents des chambres syndicales industrielles nationales et régionales, et les principaux acteurs économiques du secteur, ont tenu samedi, une réunion extraordinaire, suite à laquelle la décision de scission a été prise à l'unanimité".
"La FENATEX a également, affirmé, suite à cette réunion, que l'accord en question, jugé injustifié et exorbitant n'engage en rien les industriels du secteur, qui ne sont pas en mesure de l'appliquer, au vu de gravité de son impact financier", a-t-il poursuivi, ajoutant que pour donner plus de légitimité à ce mouvement de protestation, l'ancien bureau exécutif de la fédération a présenté sa démission, se contentant à l'heure actuelle de gérer les dossiers courants, et qu'un comité provisoire composé d'une quinzaine de chefs d'entreprises, a été mis en place pour décider de l'avenir de la fédération.
"J'espère que cet électrochoc va éveiller l'UTICA et la pousser à se remettre en question, pour pouvoir renouer avec le rôle qui doit être le sien, dans la défense des intérêts du pays et de l'industrie tunisienne".
Le président démissionnaire de la FENATEX, a également, souligné que la porte du dialogue reste ouverte avec l'organisation patronale qui doit "revoir ses modes de gestion, pour retrouver sa crédibilité perdue auprès de la majorité des secteurs de l'industrie tunisienne".
Gherab a en outre, estimé que "le rejet de l'accord signé avec l'UGTT ne traduit en rien un désaccord avec la centrale syndicale, ni un rejet du principe des augmentations salariales, mais c'est la survie des entreprises qui est en jeu, lesquelles entreprises sont aujourd'hui loin de pouvoir assumer une telle augmentation".
Interrogé au sujet de la situation du secteur, Gherab, a fait savoir que " les difficultés remontent à bien avant la révolution, s'agissant du marché local, puisque qu'aucune solution n'a été apportée au fléau du marché parallèle. Après la révolution, la situation s'est aggravée avec l'entrée sur le marché local de certains produits étrangers sans droits de douane, l'ampleur prise par le marché parallèle, la défaillance de la formation, la rareté de la matière première, la porte ouverte aux franchises … ".
"Chaque boutique qui ouvre ses portes à la Soukra, sur 500 m2, c'est une usine-textile de 200 à 300 ouvriers qui ferme les siennes", a-t-il soutenu, ajoutant "qu'en faisant ses achats, le tunisien a aujourd'hui 95% de chances de tomber sur des produits chinois, turcs, bangladais ou autres"…
S'agissant de l'export, Gherab a surtout, soulevé les problèmes de sécurité, des tensions sociales, de l'inflation, de la flambée des prix des matières premières, des augmentations successives des salaires, mais aussi, de la chute de la productivité et du laisser-aller de l'administration après la révolution qui ont fortement compromis la compétitivité du textile tunisien sur le marché international.
Gherab a par ailleurs, souligné l'exacerbation de la concurrence à l'échelle internationale, " alors que les marocains, les turcs, les européens de l'est cherchent à renforcer leurs industries du textile pour conquérir de nouveaux marchés, nous ne faisons que perdre en efficacité. L'écart ne cesse de se creuser, dans un climat d'insouciance généralisée ".
Et de regretter "depuis deux ans, nous essayons en vain, de convaincre les autorités de tenir un CMR pour débattre des difficultés du secteur. Nous leur avons même transmis tout un programme de ce qui doit être entrepris pour sauver le secteur, et nous attendons toujours que la priorité soit donnée à ce secteur qui emploie près de 200 mille employés d'une manière directe et de 100 mille d'une manière indirecte".
Et de conclure "laisser périr un secteur aussi stratégique revient à courir le risque de laisser couler l'industrie tunisienne, à menacer les intérêts du pays et à l'enfoncer davantage dans l'endettement qui finira par devenir insupportable. Par cette décision, nous espérons que les consciences s'éveillent car les enjeux et les défis sont énormes".


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.