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Abdellatif Mekki : Saïed cherche à imposer une urne ne contenant que les noms de ses soutiens
Publié dans Business News le 24 - 04 - 2023

Le secrétaire général du parti « Âmal w Injaz » (travail et réalisation), Abdellatif Mekki a indiqué ne pas avoir été surpris par l'arrestation de plusieurs figures du mouvement Ennahdha, dont son président Rached Ghannouchi. Abdellatif Mekki avait démissionné d'Ennahdha en septembre 2021 en raison de son opposition à la politique du président du parti.
Invité le 24 avril 2023 à « L'Express » de Walid Ben Rhouma sur Express Fm, Abdellatif Mekki a estimé que l'arrestation de Rached Ghannouchi symbolisait l'exclusion des opinions contraires à celle du pouvoir en place et de la volonté du président de la République, Kaïs Saïed, de monopoliser le pouvoir. Il a expliqué que Kaïs Saïed était avide de pouvoir et que des entités n'ayant aucune chance d'être au pouvoir suite à des élections collaboraient avec lui. Il s'agit des mêmes personnes ayant collaboré dans le passé avec Habib Bourguiba et Zine El Abidin Ben Ali.
Abdellatif Mekki a indiqué que Kaïs Saïed ne croyait pas au dialogue. Il se croit supérieur et estime ne pas en avoir besoin. De plus, un dialogue serait contraire à ses intérêts et à ceux de son projet politique. Il a rappelé que l'UGTT avait tenté de débloquer la situation avant l'annonce des mesures du 25 juillet 2021. Le président de la République était en conflit avec le chef du gouvernement Hichem Mechichi. L'UGTT avait proposé une série de réformes, dont la création d'un nouveau gouvernement et la révision de la constitution. Kaïs Saïed, selon lui, a esquivé la chose afin de passer à son putsch du 25 juillet 2021.
Abdellatif Mekki a déduit que l'a nouvelle initiative pilotée par l'UGTT, la LTDH, l'Onat et le FTDES avait une chance de convaincre les forces politiques, démocratiques et civiles. L'union de celles-ci pourrait impacter la situation actuelle. Il a mis l'accent sur la différence entre le dialogue national de 2013 et la nouvelle initiative. « En 2013, il y avait une autorité en harmonie, une opposition et des intermédiaires… Actuellement, il y a une séparation entre le président et le parlement de 2019… Les dialogues de Carthage 1 et Carthage 2 étaient des initiatives visant à changer les chefs du gouvernement Habib Essid et Youssef Chahed… Le dialogue avait pour but de trouver un motif au limogeage de Habib Essid… La séparation des prérogatives du pouvoir exécutif avait pour but d'éviter une obédience envers ce dernier. Kaïs Saïed a un autre projet », a-t-il dit.
Abdellatif Mekki a qualifié le régime actuel de super-présidentiel. Il a pointé du doigt l'absence d'un chef de cabinet et le manque d'informations au niveau du staff du chef de l'Etat. Il a estimé que la Tunisie traversait une crise majeure nécessitant de la sagesse et un dialogue. Il a estimé que les décisions de fermeture des sièges d'Ennahdha et celui du Front de salut national étaient un ciblage de l'activisme politique. Il a rappelé le caractère pacifique des manifestations et protestations tenues par ces derniers. Il a indiqué que la situation actuelle lui rappelait des scénarios du passé. La différence résiderait en l'éveil politique du peuple tunisien en raison des douze dernières années de démocratie. Il a, également, indiqué que la seule alternative était le passage aux élections. Ce même mécanisme a permis à Kaïs Saïed, contre toute attente, d'accéder à la présidence de la République.
« Dire qu'il n'y a pas d'alternative signifie que le pays est ''stérile''. En étudiant la liste des candidats à la présidence en 2019, on constate qu'au moins quatre ou cinq personnes étaient capables de diriger le pays… Le président doit diriger les forces du pays qu'elles le soutiennent ou s'opposent à lui. Il doit créer une dynamique permettant d'avancer et de garantir l'unité nationale.Il doit parvenir à des accords nous permettant de passer à d'autres. La question des alternatives ne se pose pas en démocratie. Elles résultent des urnes… Kaïs Saïed cherche à imposer une urne ne contenant que les noms de ses soutiens… Il faut tenir une élection présidentielle en 2024 et je pense qu'elle aura lieu en 2024… Nous devons avoir un calendrier électoral clair… Il n'y a aucun sens à la dissolution des municipalités et à l'octroi de leur gouvernance aux secrétaires généraux… Les élus doivent faire des choix », a-t-il ajouté.
Abdellatif Mekki sous-entend que l'absence de clarté au niveau des prochaines dates électorales clés était liée à une peur d'élire d'autres individus n'adhérant pas au projet de Kaïs Saïed. « Ne pas livrer le pays à des personnes dépourvues de patriotisme est tributaire de la création d'une agence nationale de mesure du patriotisme… Il s'agit de paroles insensées… On joue sur l'aspect mystérieux des termes… Celui qui se veut démocrate et servant l'intérêt du pays doit être clair et dire qu'il y aura des élections présidentielles en octobre 2024… Il s'agit d'un discours ne permettant pas de faire avancer le pays », a-t-il déclaré en commentant les déclarations du chef de l'Etat.
Abdellatif Mekki a considéré que Ali Laârayedh avait lutté contre le terrorisme. Il a indiqué que ce dernier avait classé, en août 2013, Ansar Chariâa comme organisation terroriste. En ce temps-là, Kaïs Saïed avait exprimé son opposition à cette décision. Il a, également, indiqué que Ali Laârayedh avait lutté contre l'envoi de Tunisiens vers les zones de conflits. Il a, par la suite, évoqué l'arrestation de plusieurs figures de l'opposition telles que Ghazi Chaouachi et Khayam Turki. Ces derniers font face à des accusations inconcevables. Il a critiqué le recours à des arrestations d'opposants en se reposant sur des déclarations de la part d'un informateur. Il a évoqué les exemples de Nicolas Sarkozy et de Silvio Berlusconi. Ces derniers ont été laissés en liberté durant les procès et les poursuites en justice auxquelles ils faisaient face.


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