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Nidaa Tounes à Ennahdha: Craignez Dieu et épargnez ce pays!
Publié dans Business News le 22 - 09 - 2013

Le dimanche 22 septembre 2013, à un moment où la crise politique, sociale et économique est à son apogée, alors que le pays arrive au point du non-retour avec l'échec du dialogue et de l'initiative du quartette et la guerre des communiqués, le parti le plus puissant de l'opposition et le rival redoutable d'Ennahdha, Nidaa Tounes organise son Conseil national à Tunis. L'événement a donc été l'occasion pour Nidaa Tounes d'énoncer, cartes sur table, sa position par rapport à l'actualité, tout en présentant à ses adhérents, membres et sympathisants, l'évolution des travaux de construction au sein du parti, en tant qu'entité politique née après le 23 octobre 2011.
La salle était archi-comble, partisans, militants, agents de sécurités, hôtesses et représentants des médias. Bien évidemment, les dirigeants du parti, hommes et femmes ont été au rendez-vous. Tous les constituants membres de Nidaa Tounes, à l'instar d'Abdelaziz Kotti, Chokri Yaïche, Abdelmoneen Krir, Khemaïes Ksila, Brahim Kassas, étaient présents également.
Le Conseil n'a démarré qu'avec l'entrée en salle du président du parti, Béji Caïd Essebsi, sous les applaudissements des présents. Après une brève introduction faite par le membre du bureau politique Lazhar Karoui Chebbi, à propos du programme du Conseil National, la parole a été donnée à M. Caïd Essebsi. Ce dernier a commencé par rappeler les motifs du lancement du mouvement Nidaa Tounes. Il a affirmé que la situation du parti majoritaire qui monopolisait ou presque la scène politique au lendemain des élections du 23 octobre et en contrepartie le nombre de 1 million 500 000 bulletins de vote, n'ayant servi à gagner aucun siège à l'ANC à cause de la dispersion des voix, étaient à l'origine de la création du mouvement. C'était donc pour résorber les dispersions et émiettements et pour créer une nouvelle force politique qui peut rivaliser et donc équilibrer les rapports de force que Nidaa Tounes a vu le jour, a-t-il dit, avant de préciser: "C'est dans le but d'assurer une alternance au pouvoir et pour servir la patrie et non le parti que nous nous sommes représentés dans la scène politique".
Ensuite revenant sur la situation actuelle et les péripéties du dialogue national, M. Caïd Essebsi a été formel: "C'était de mon propre chef que j'ai rencontré Rached Ghannouchi. Je ne me suis pas concerté avec les membres du parti et je pense avoir agi en toute âme et conscience, pour le bien du pays". Il a à ce titre commenté certaines critiques à son encontre: "On nous accuse de ne pas être démocrate, mais qui l'est vraiment dans ce pays!" Et d'ajouter: "Il fallait discuter avec le leader d'Ennahdha et chercher ensemble une solution. C'était lui qui a cherché à me voir et c'est tant mieux ainsi. Ils voulaient auparavant nous exclure et voilà que M. Ghannouchi en personne, cherche à me voir, alors comment refuser?" Il a poursuivi: "Nous avons longuement discuté, nous ne nous sommes mis d'accord sur rien, aucun accord, aucun deal, mais on a tout de même crevé tous les abcès!".
M. Caïd Essebsi a ajouté dans ce contexte qu'il avait invité M. Ghannouchi à discuter avec l'UGTT car disait-il: "Seul l'UGTT détient la solution à cette crise!".
Le leader de Nidaa Tounes a, par la suite, évoqué la prise de position récente d'Ennahdha et a déploré "une volonté de s'agripper au pouvoir, à n'importe quel prix, contre le gré du peuple et même par la force". M. Caïd Essebsi a ensuite énuméré les échecs du gouvernement sur le plan sécuritaire, social et économique. "Même M. Ayari, gouverneur de la BCT, pour une fois, a été très explicite. Il a bien alerté que le pays est au bord du désastre".
Pointant du doigt la mauvaise gestion et la mauvaise gouvernance d'Ennhadha, M. Caïd Essebsi a rappelé que 20% du déficit budgétaire est dû essentiellement aux charges supplémentaires enregistrées dans le secteur de la fonction publique. Il a également expliqué que les investisseurs fuient de plus en plus notre pays et notre économie faute de confiance en nos institutions et à cause du manque de visibilité. "Après nous avoir promis de nous aider, de nous soutenir financièrement, les investisseurs étrangers nous ont tout simplement dit "forget it"!" a-t-il lancé.
M. Caïd Essebsi a par ailleurs critiqué, fermement, Ennahdha pour son autisme politique: "Au milieu de tous ces problèmes, on a encore un chef de gouvernement qui nous sort des répliques comme: le gouvernement est valable et la crise est limitée!". M. Caïd Essebsi a par la même occasion critiqué le président de la République Moncef Marzouki, à cause de ses dernières déclarations, qui selon lui ne font qu'aggraver la situation, ajoutant "qu'il devrait peut-être s'abstenir d'intervenir!".
Par ailleurs, M. Caïd Essebsi n'a pas manqué d'ironiser en évoquant certains membres d'Ennhadha, tel que Sahbi Atig qui appelait à "massacrer les opposants de la légitimité", ou encore Habib Ellouze qui compte généreusement prendre en charge « les Modjahidet d'Ennikah, ces militantes du sexe qui sont parties en Syrie, pour en revenir enceintes d'enfants illégitimes et que M. Ellouze se porte volontaire de protéger ». M. Caïd Essebsi a lancé: "Craignez Dieu, vous avez semé la pagaille dans le pays, épargnez-lui davantage de malheurs!".
Ainsi, pour conclure, le président de Nidaa Tounes a appelé toutes les forces vives du pays à s'unir pour sauver le pays: "De droite comme de gauche, on a besoin des deux mains, alors unissons-nous tous avant qu'il ne soit trop tard".
Très longuement applaudi, M. Caïd Essebsi a ensuite cédé la parole au Secrétaire général du parti, Taïeb Baccouche. Celui-ci, dressant le bilan des différentes étapes par lesquelles le gouvernement est passé, a noté que Nidaa Tounes a toujours été au cœur des initiatives qui visent à unifier et rassembler les forces politiques du pays. Commençant par le concept même du lancement du parti arrivant au Front du salut national et passant par l'alliance "l'Union Pour la Tunisie", M. Baccouche a affirmé que son parti a tout de même réussi à rééquilibrer les rapports de forces en montant aux sondages et en formant une force concurrente au parti majoritaire des élections, Ennahdha.
M. Baccouche n'a pas mâché ses mots, en critiquant Ennahdha: "C'est un parti théocratique et pour devenir un parti civil, il faut beaucoup de temps et beaucoup d'efforts!". Et d'ajouter: "Pour ce parti, la notion de l'Etat est complètement inexistante et puis il ne s'agit pas d'un parti national, qui vise à préserver la patrie, car appartenant à un registre plus large, celui des "frères musulmans" qui dépasse de loin nos frontières!".


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