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Le chariot de la ménagère, otage de la hausse des prix
Publié dans Business News le 02 - 01 - 2018

La Loi de finances 2018 est entrée en vigueur et avec elle toutes les hausses décidées en droits, taxes et impôts. Au cours des prochains jours, les Tunisiens vont découvrir des augmentations qui vont toucher absolument tout. Mais sont-t-ils vraiment conscients de l'ampleur de ce qui se prépare ? Focus sur ces futures augmentations qui vont toucher de plein fouet le pouvoir d'achat des citoyens.

Intervenant ce mardi matin 2 janvier 2018, l'expert économique Ezzeddine Saidane a affirmé que les prix de tous les produits, sans exception, vont augmenter à cause de la LF2018 ainsi que des impôts et des ajustements continus des prix des carburants et autres produits.

Augmentation des prix des carburants
En effet, le 31 décembre 2017, le ministère de l'Energie, des Mines et des Energies renouvelables a augmenté le prix des carburants de 50 millimes, une hausse de prix qui se répercutera sur absolument tout, vu qu'elle touche le transport des biens et des personnes.
Malheureusement, cet ajustement sera suivi d'autre, comme l'explique M. Saidane vu que le prix de référence du baril pris comme hypothèse lors de l'élaboration de LF2018 est de 54 dollars le baril alors qu'actuellement son prix est de 64 dollars.

Ces hausse sont, malheureusement, qu'un avant goût de ce qui nous attends en ce début de 2018. Diverses hausses en droits, taxes et impôts ont été annoncées dans la LF2018.

Augmentation des droits de consommation
Les droits de consommation ont augmenté pour plusieurs produits. Des droits qui varient de 10% à 334%. Ainsi, les produits sucrés, les produits avec le cacaco et le chocolat, le pain, les cakes, les biscuits, et tout autre produit de boulangerie, les glaces et les desserts glacés seront soumis à un droit de consommation de 10%.
Les jus de fruit et de légume, les aromes, les produits à base de thé ou café, les sauces préparés, notamment celle avec de la moutarde, les épices mélangés, les eaux minérales, les eaux gazeuses, sucrées ou aromatisées, ainsi que diverses autres boissons, certaines boissons alcoolisées, les produits cosmétiques, de maquillage, de manucure et pédicure, les eaux de toilette seront, pour leur part, assujetti à un droit de consommation de 25%. Pour le marbre, certains genres de parterre et de matériaux de construction, ces droits varient de 10 à 50%
Les parfums et dérivés ainsi que les produits en verre ou en cristal pour la cuisine ou la décoration sont soumis à un droit de 40% alors que les yachts, bateaux de plaisance, les systèmes massant par jet d'eau, les jacuzzis, les montres et certains de ces composants sont assujetti à 50% et 60% pour les cartes de jeux.
Le tabac brut, ses dérivés ainsi que certains produits anti-tabac sont, quant à elles soumise à des droits de consommation qui oscillent entre 40% et 135%.
Les droits de consommation sont soit 100%, soit de 16 à 570 dinars par hectolitre, selon le genre de des boissons alcoolisées et leur concentration en alcool. Le gaz propane est soumis, quant à lui, un droit qui évolue de 8,256 à 44,700 dinars la tonne. Pour le GPL, il faudra débourser 0,113 dinar par m3.
Le droit de consommation oscille de 20 à 334% pour les véhicules et de 30 à 100 % pour les motocyclettes, selon leur cylindrée.

Augmentation des droits de douane
De même, les droits de douane ont été aussi revus à la hausse. Par exemple, ils passent de 0 à 15% pour certains produits agricoles qui ont été exonérés, de 20 à 30% pour d'autres produits. Le droit de douane sur le kilo de banane (cité explicitement dans la LF2018) passe, quant à lui, de 0,5 à 0,6 dinar. Autre nouveauté, la suspension temporaire de l'accord de libre-échange entre la Tunisie et la Turquie, et qui permet l'imposition des produits turcs à hauteur de 90% sur deux ans, à l'exception d'une liste bien définie. Ces tarifications douanières exceptionnelles seront levées graduellement sur les 3 années qui suivent.

Augmentation de la TVA
Au menu également l'augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). La TVA passe de 6% à 7% pour le secteur privé, les transports locaux, le tourisme et l'artisanat, l'éducation et la formation professionnelle, les services de santé et les services médicaux de base, les médicaments fabriqués localement, les restaurants et cafés et les services environnementaux et les équipements importés non fabriqués localement et tout équipement utilisé pour contrôler l'énergie. Elle évolue de 12% à 13% pour les services de professions libérales (avocats, experts, consultants, experts-comptables, architectes...) et des produits pétroliers, l'électricité à faible tension pour usage domestique, l'électricité à faible tension utilisé pour faire fonctionner l'équipement de pompage d'eau d'irrigation ainsi que les voitures touristiques à 4 chevaux. Elle grimpe de 18% à 19% en ce qui concerne tous les autres produits non soumis à 7% ou à 19%.

Autres diverses augmentations
Les augmentations touchent aussi la retenue à la source libératoire sur les dividendes distribués qui passe de 5 à 10% ainsi que la taxe unique sur l'assurance pour les risques de navigation aérienne et maritime qui évoluent de 5 à 6% et de 10 à 12% pour les autres risques.
Elles englobent aussi les droits d'enregistrement et timbres sur services téléphoniques et internet ainsi que certains contrats et documents. Les hausses sont comprises entre 40 millimes et 10 dinars : elles sont souvent comptabilisées par nombre de pages.
Il est à signaler, également, l'instauration d'un droit de séjours de 1 à 3 dinars, selon le nombre d'étoiles de l'établissement hôtelier, appliqué à tous les résidents des établissements touristiques, âgés de plus de 12 ans, pour chaque nuitée.
De même, il a été décidé la création d'une contribution solidaire sociale allouée au financement des fonds de sécurité sociale. Elle est comptabilisé, pour les personnes physiques sur la base des revenus ou des bénéfices nets soumis à l'IR ou à l'IS en ajoutant un point aux proportions retenues au niveau des tranches de revenu selon le barème d'IR. Elle comprise de 1 à 36% du revenu. Pour les sociétés, elle est comprise entre 100 et 300 dinars.

Augmentation du prix de l'immobilier
Les ventes d'immeubles à usage d'habitation par les promoteurs immobiliers (à l'exception des logements sociaux) sont dorénavant soumises à une nouvelle TVA de 13%, qui sera relevée à 19% à partir du 1er janvier 2020. Cette hausse aura pour effet une hausse globale du prix de l'immobilier comprise entre 3 et 5%, estime les experts.

Nouveaux impôts et taxes sur les entreprises
Une nouvelle taxe a été imposée pour les banques et les institutions financières pour les années 2018 et 2019, respectivement de 5% des bénéfices et de 4% des bénéfices, avec un seuil minimum de 5.000 dinars. Pour leurs parts, les mutuelles d'assurance seront dorénavant imposées sur ces bénéfices à hauteur de 35% au même titre que les institutions d'assurance. Il en sera de même les concessionnaires automobiles, les grandes surfaces et les sociétés sous contrat de franchise avec un taux d'intégration inférieur à 30%.
Il est évident que ces hausses seront répercutées, au moins en partie, sur le consommateur.

Augmentation du prix des véhicules
La LF2018 regorge de nouvelles augmentations des droits, taxes et impôts pour le secteur automobile. Au menu, une augmentation de la TVA, des droits de consommation de 25%, des droits de douane de 10 à 15% et cerise sur le gâteau de l'IS de 10%. S'ajoute à ceci, la décision du gouvernement de baisser le volume des importations des véhicules de 20%, qui va diminuer le nombre de véhicule disponible sur le circuit officiel, ce qui va enflammer le prix des véhicules.
L'Etat recevra désormais au moins 55% du prix de chaque véhicule vendu. Pour une voiture de petite cylindrée qui coûte 30.000 dinars, il y aura une hausse de prix d'au moins 5.000 à 6.000 dinars, estiment les concessionnaires. Des hausses qui se répercuteront en grande partie sur le prix final du produit et donc sur le contribuable.

Depuis la révolution, les Tunisiens peinent avec la hausse des prix et la dégringolade du pouvoir d'achat. Ils croyaient que le pire était derrière eux, mais avec l'arrivée de 2018, ils vont se rendre compte que l'austérité sera de rigueur, mais pas pour tout le monde, seulement le citoyen lambda, et surtout la classe moyenne et pauvre.


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